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L’Université lutte contre le phénomène de « genrisation » des métiers scientifiques

Un exposé-débat menée par l’Université de La Réunion (en collaboration avec l’Académie) s’est déroulé ce samedi matin, dans le cadre de la Journée internationale des femmes et filles de Sciences crée par les Nations-Unies, au collège Les Alizés. L’objectif : déconstruire les stéréotypes, échanger, discuter et prendre le temps de voir que les femmes aussi, […]

Ecrit par – le samedi 11 février 2017 à 15H01

Un exposé-débat menée par l’Université de La Réunion (en collaboration avec l’Académie) s’est déroulé ce samedi matin, dans le cadre de la Journée internationale des femmes et filles de Sciences crée par les Nations-Unies, au collège Les Alizés.

L’objectif : déconstruire les stéréotypes, échanger, discuter et prendre le temps de voir que les femmes aussi, peuvent réussir dans les carrières scientifiques. Si à La Réunion, 51 % des élèves de Terminale S sont des filles et que le taux de réussite au bac en 2016 est quasiment le même que chez les garçons (86 % versus 85 %), les données sur les inscriptions post-bac montrent une orientation fortement stéréotypée.

En Faculté des Sciences et Technologies de l’Université de La Réunion, les femmes ne représentent ainsi que 38% des étudiants inscrits en licence et master. Dans les filières d’études comme la licence informatique-énergie-automatique, le chiffre tombe même à 4 % de femmes. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi : en 1987 au niveau national, les femmes représentaient 50 % des effectifs. En 2011, elles ne représentent plus que 16 %.

Pour l’Université, « cela démontre qu’un phénomène de “genrisation” des métiers scientifiques s’est produit au sein de notre société. Au delà des métiers de la science, et bien qu’elles soient en moyenne plus diplômées que les hommes, les femmes occupent une moindre diversité de postes et sont sous-représentées dans les postes à haute responsabilité ».

 La sensibilisation des jeunes femmes au choix d’une carrière scientifique

« Les inégalités professionnelles entre les femmes et des hommes (qui se traduisent notamment par des différences de salaires, les femmes touchant en moyenne 30% de moins que les hommes) sont avant tout la conséquence d’une discrimination au moment de l’orientation. L’école et l’Université doivent donc s’organiser et agir pour lutter contre les orientations stéréotypées ».

Pour lutter contre cela, l’idée est de transmettre une culture de l’égalité entre les sexes, en favorisant l’éducation au respect mutuel et le renforcement des actions pour une véritable mixité des filières de formation et à tous les niveaux d’études.

L’Université de La Réunion s’est engagée sur cette voie en élisant, 1er décembre 2016, une Vice-présidente en charge de l’égalité femmes-hommes et de la prévention des discriminations. Il s’agit de Mme Ludivine Royer. Parmi ses objectifs figure la sensibilisation des jeunes femmes au choix d’une carrière scientifique.

Alors que les femmes restent, en raison de ces stéréotypes, une minorité parmi les chercheurs et les décideurs du domaine scientifique, l’ONU rappelle qu’« aujourd’hui, plus que jamais, le monde a besoin de science et la science a besoin des femmes ».

 

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