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Lise François ne sera pas candidate à l’Ordre des médecins face à son ex-conjoint qu’elle accuse de violences

Suite au refus de leur candidature par le Conseil départemental de l'Ordre des médecins, contre l'avis des instances nationales, le binôme constitué par les docteurs Lise François et Ramou Anandanadaradja avait formé un recours en suspension pour annuler la décision et faire reporter la tenue de l'élection prévue ce vendredi. Pour ces deux médecins, leur exclusion du scrutin est liée aux accusations de violences portées par Lise François à l'encontre de l'actuel président de l'Ordre Benjamin Dusang. Le tribunal administratif de Saint-Denis a rejeté son recours.

Ecrit par Thierry Lauret – le jeudi 20 juin 2024 à 16H31
Les dotceurs Ramou Anandanadaradja et Frédéric Vassas à leur sortie du tribunal administratif de Saint-Denis.

Vingt-quatre heures avant le renouvellement programmé des membres du Conseil départemental de l’Ordre de médecins (CDOM) de La Réunion, deux binômes exclus de la liste des candidats contestaient ce jeudi matin, devant le tribunal administratif de Saint-Denis, leur éviction du scrutin.

Le référé en suspension déposé par le premier binôme, constitué des docteurs Lise François et Ramou Anandanadaradja, était attendu des médias en raison de la mise en cause de l’actuel président du CDOM Benjamin Dusang par son ex-compagne Lise François, qui l’accuse de violences à son encontre.

Aux yeux des requérants, la décision du CDOM de considérer comme irrecevable la candidature de Ramou Anandanadaradja, au motif qu’il n’avait pas réglé le montant de sa cotisation ordinale au moment du dépôt de sa candidature, constitue une tentative délibérée d’écarter la candidature de Lise François. Le Dr Ramou Anandanadaradja ayant régularisé sa situation avant la date de clôture de dépôt des candidatures, le bureau des élections du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) avait fait savoir que plus rien ne s’opposait à la validation de sa candidature.

L’instance locale de l’Ordre en a pourtant décidé autrement. C’est ce même cas de figure, le refus de prendre en compte la régularisation du paiement des cotisations ordinales avant la date de clôture des candidatures, qui a poussé un second binôme, réunissant les docteurs Elena Andriolo et Frédéric Vassas, à engager à leur tour un référé en suspension. Si Frédéric Vassas s’est présenté à la barre sans avocat, le médecin sudiste a indiqué qu’il avait toutefois déposé au préalable un recours sur le fond, contrairement à son confrère Ramou Anandanadaradja.

Le témoignage du Dr Frédéric Vassas s’est du reste révélé fort intéressant : celui-ci a expliqué à la barre qu’il se présentait concomitamment à une élection prévue dans une semaine à Paris, laquelle qui doit permettre le renouvellement de la représentation locale au CNOM, et que les instances nationales ont validé sa candidature sans autre procédure dès lors que sa cotisation avait été réglée.

Le représentant du CDOM, l’avocat du barreau d’Aix-en-Provence maître Joseph Meot, avait auparavant expliqué que les deux binômes auraient dû redéposer une nouvelle candidature pour que celle-ci soit prise en compte. Encore aurait-il fallu le savoir : le CDOM a utilisé un système de courrier recommandé électronique qui a mis plusieurs jours avant d’arriver à leurs destinataires, hors délai de constitution d’un nouveau dossier selon les requérants.

 

« Il y aura une contestation après le scrutin »

 

À la barre, Me Joseph Meot a fait valoir que les cotisations ordinales doivent être payées avant le 31 mars, avant d’admettre, sous la contradiction de la partie adverse, que la candidature d’un binôme ayant payé la sienne au mois d’avril a pourtant été validée.

« Ce sont deux référés en suspension contre une décision un peu spéciale, dirons-nous », avait commenté le président du Tribunal administratif en préambule, avant d’accéder à l’issue des débats à la demande de l’avocat du binôme Lise François – Ramou Anandanadaradja, maître Younous Karjania, de rendre exécutoire sa décision dès que celle-ci serait prononcée.

Le dépouillement du scrutin étant prévu ce vendredi 21 juin en fin de matinée, la validation des candidatures des deux binômes signifierait qu’une nouvelle élection devrait être mise en place, dans un délai qui reste à définir.

Le tribunal administratif de Saint-Denis en a décidé autrement et a rejeté le référé en suspension des deux binômes. « Le juge a tranché que la contestation devait avoir lieu après l’élection. Sur ce principe, il y aura une contestation après le scrutin », informe Me Younous Karjania. « S’il n’y avait pas urgence, le référé aurait dû être irrecevable dès le départ », s’étonne l’avocat des requérants.

Le Conseil départemental de l’Ordre des médecins est constitué de vingt binômes paritaires. Dix seront renouvelés dans le cadre de cette élection, avant que l’assemblée ne procède à l’élection du nouveau bureau. En cas de validation de la candidature de Lise François, l’actuel président Benjamin Dusang aurait sans doute eu bien du mal à éviter que le scrutin ne se polarise autour de l’affaire des violences présumées contre son ex-compagne, des accusations pour lesquelles il a porté plainte pour diffamation.

 

Le docteur Lise François accuse son ex-compagnon, Benjamin Desang, actuel président de l’Ordre des médecins, de violences physiques et psychologiques.

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