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L’Est en 1900, un nouvel ouvrage pour découvrir La Réunion lontan

Ecrit par Éric Boulogne, Jean-François Hibon de Frohen et Daniel Vaxelaire, "L'Est en 1900" devrait ravir les passionnés d'histoire. L'ouvrage paru aux Editions Orphie vient clôturer une série de livres sur La Réunion lontan.

Ecrit par N.P. – le dimanche 23 juin 2024 à 14H04
Le communiqué d’Orphie :
Résumé du livre 
En 1900, l’Est de La Réunion totalise près du tiers de la population de l’île. Il est vrai que les riches terres qui s’étalent de Sainte-Marie à Sainte-Rose abritent l’essentiel de la production sucrière, ainsi qu’une culture alors à son apogée, la vanille. Cette apparente opulence masque des disparités : il y a loin des grandes demeures où logent les directeurs de propriétés aux paillotes dont beaucoup de Réunionnais doivent se contenter. De même, la vie est bien différente dans les villages des Hauts, même s’ils sont à la mode comme Hell-Bourg, de ce qu’elle est dans les localités côtières connectées au chemin de fer, qui se modernisent rapidement.
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« L’Est était une région prisée et visitée »
 
La réunion lontan, c’est avant tout le résultat d’un projet démarré en 2009, avec Éric Boulogne et Jean-François Hibon de Frohen, deux collectionneurs de cartes postales anciennes de La Réunion. « L’idée nous est venue de réaliser des publications pour présenter La Réunion à la fin du XIXe et au début du XXe siècle à partir des clichés présentés sur les cartes postales de l’époque », relate Éric Boulogne. « C’est le début de la carte postale illustrée et le premier média populaire à l’époque ». 
C’est ainsi qu’Une île en cartes (La Réunion lontan) voit le jour en 2011. Après le succès de cet ouvrage, les deux amis proposent à Daniel Vaxelaire, journaliste et écrivain, de poursuivre l’aventure avec les éditions Orphie. L’idée est alors de décliner ce premier tour de l’île par zone géographique. Saint-Denis en cartes est publié en 2013 ; Le Sud en 1900, en 2015  ; Le Port il y a cent ans et un peu plus, en 2017 ; et Saint-Paul et l’Ouest en 1900, en 2019.
Il manquait donc une région à couvrir : L’Est. Un « challenge » relevé avec brio avec la parution, en 2024, de L’Est en 1900. Au fil des pages, « l’on parcourt les rues des villes, on découvre les monuments, on part sur les hauteurs de l’île. On peut prendre place dans le train et parcourir la ligne ferroviaire entre Saint-Benoît et Sainte-Marie, découvrir les usines sucrières aujourd’hui disparues, partir en changement d’air à Hell-Bourg, emprunter les sentiers de Salazie, approcher les cascades, etc. Sans oublier, après avoir traversé le pont de la rivière de l’Est, le Volcan si cher aux Réunionnais… », présente Éric Boulogne.
Pour Jean-François Hibon de Frohen, « toutes les images proposées forment un ensemble qui doit, dans l’idéal, plonger le lecteur dans une ambiance, un charme, faire surgir chez lui une douce nostalgie tout en lui montrant que la vie au tournant du siècle n’était guère facile pour la plupart des Réunionnais ». Si aucune image ne peut « prétendre à une objectivité », « elle fait comprendre beaucoup de choses au premier coup d’œil et possède une grande valeur pédagogique. Aux époques anciennes où il ne disposait que de quelques dessins d’artiste pour l’aider à appréhender la réalité, le lecteur en était réduit à se construire des représentations mentales des choses et des évènements, forcément en grande partie inexactes. L’arrivée de la photographie puis la possibilité de la reproduire et surtout de l’imprimer à l’infini dans les journaux, les livres, ou sous forme de cartes postales a révolutionné l’information et la diffusion de la connaissance ».
« Un patrimoine précieux, parce que rare »
Pour La Réunion lontan, Daniel Vaxelaire, a lui, a mis en scène et en textes « toutes ces belles images » qui permettent « un voyage dans le passé ». Aujourd’hui, l’on peut parcourir cette série de différentes manières : « Comme un album de famille où le lecteur, la lectrice, chercherait des comparaisons, s’amuserait à détecter ce qui a changé, ou pas, en cent ans. Ou comme un appel à la réflexion : être attentifs à conserver le meilleur de ce qui nous entoure, ne serait-ce que pour offrir à d’autres auteurs, dans cent ans, le plaisir de redécouvrir La Réunion d’un autre « bon vieux temps », le nôtre », souligne Daniel Vaxelaire. Un « patrimoine précieux, parce que rare » .
L’Est en 1900 clôture ainsi une longue aventure, montrant à quel point « l’Est était une région prisée et visitée, il y a cent ans et plus ». La boucle est-elle donc bouclée ? « Presque… »
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