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Les transports doux, une alternative au « tout voiture »?

            I.      LA MARCHE A PIED : pour les déplacements de moins d’un kilomètre. Efficace par exemple pour faire du shopping en centre ville, à condition que les rues commerçantes soient réservées aux piétons. L’exemple de Bordeaux est significatif : ce centre ville déserté dans les années 60 a été dynamisé par le réseau piétonnier […]

Ecrit par zinfos974 – le lundi 09 mars 2009 à 11H24

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            I.      LA MARCHE A PIED : pour les déplacements de moins d’un kilomètre.

Efficace par exemple pour faire du shopping en centre ville, à condition que les rues commerçantes soient réservées aux piétons.

L’exemple de Bordeaux est significatif : ce centre ville déserté dans les années 60 a été dynamisé par le réseau piétonnier qui améliore le chiffre d’affaire des commerçants, la qualité de la vie et permet aux habitants de se réapproprier leurs quartiers.

          II.      LE VELO :

a)     Pour les déplacements de moins de 5 kms : c’est le moyen le plus efficace et souvent le plus rapide pour se déplacer. L’exemple récent de la fermeture du radier de la rivière St Etienne, en travaux, est à la limite de la caricature. « Des centaines d’automobilistes piégés pendant des heures dans leur voiture en plein soleil, alors qu’en vélo, il faut moins d’une heure pour se rendre de St Pierre à St Louis !…

b)      Pour les déplacements plus longs : le cycliste se trouve devant des choix difficiles :

– ou il emprunte la route du littoral et, s’il est sur la 4 voies, les voitures et les camions doublent à 110 km/h, et s’il est sur la route limitée à 90 km/h, les véhicules le frôlent d’encore plus près car souvent le bas côté est inutilisable pour le cycliste.

– ou il emprunte les petites routes, beaucoup plus agréables ; mais il y a danger car les cannes bordant la route empêchent toute visibilité dans les virages.D’autre part, la route est souvent bordée d’un grand fossé pour évacuer les eaux pluviales, et il n’y a pas de possibilité de se garer en cas de danger.

Autres problèmes :       
– Les trottoirs : quand celui-ci est perpendiculaire à la chaussée et fait entre 15 et 20 cm de haut, on ne peut pas monter dessus en urgence.                      

– L’arrosage : les routes des hauts sont régulièrement inondées sur des dizaines de mètres par de puissants arroseurs qui rendent la chaussée glissante et dangereuse. Est-ce normal ? Ne pourrait-on pas limiter les arrosages la nuit?

 – Les gravillons : très dangereux pour les cyclistes.

Une solution : il existe depuis peu à La Réunion, des vélos à assistance électrique qui permettent de monter les nombreuses côtes de l’Ile sans effort.

Si l’on veut vraiment promouvoir le vélo à La Réunion, il faut d’abord le rendre moins dangereux.

       III.      LES DEUX ROUES MOTORISES :

Solution très intéressante à La Réunion à cause du climat pour éviter les bouchons, mais attention à la conduite ! Doubler à droite, franchir la ligne blanche, rouler au-delà des limitations de vitesse, etc… font que les motards paient le plus lourd tribut aux accidents de la route…

        IV.      LES TRANSPORTS EN COMMUN : il faudrait :

– Que l’offre soit beaucoup plus grande en général et surtout aux heures de pointe.

– Que les bus respectent les horaires.

– Que l’on puisse acheter les billets dans toutes les gares routières, ou encore mieux dans toutes les épiceries. Actuellement les usagers achètent leur billet dans le bus ce qui entraîne des retards aux arrêts.

– Que les bus quittent leur arrêt sans attendre le bon vouloir des automobilistes car ils sont prioritaires.

– Concernant la fréquentation  il faut là aussi sortir du cercle vicieux : « je ne prends pas le bus car il n’y en a pas assez » et « on ne met pas davantage de bus car il n’y a pas assez de clients ».

L’offre suscite la demande : à La Réunion les  embouteillages, matin et soir, prouvent que la demande existe.

Rappel : L’Ile sœur Maurice, à surface et population équivalentes compte dix fois plus de bus qu’à La Réunion mais beaucoup moins de voitures ! Pourquoi ?

           V.      LE CO-VOITURAGE :

C’est une solution simple pour diminuer le nombre de voitures sur la route et qui devrait intéresser toutes les personnes se rendant au même moment au même endroit, mais elle a beaucoup de mal à se mettre en place à La Réunion, pourquoi ?

        VI.      CONCLUSION :

Le changement climatique et l’augmentation inéluctable du prix du pétrole nous obligeront à changer nos habitudes, pensons-y à présent .

René Perez
militant écologiste
Les Verts Saint-Pierre

 

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