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Les planteurs du Sud obtiennent des financements pour leurs chemins d’exploitation

Après une longue réunion, les planteurs ont finalement obtenu un financement à hauteur de 90% pour remettre en état les chemins d'exploitation du Sud de l'île. La nouveauté réside dans l'implication d'associations et de planteurs dans ce dispositif de reconstruction des chemins d'exploitation à l'approche de la campagne sucrière.

Ecrit par Ludovic Robert – le mardi 16 juin 2009 à 17H42

Les planteurs du Sud ont obtenu satisfaction aujourd’hui après plusieurs mois sans réponse concrète concernant la reconstruction des chemins d’exploitation. Des chemins récemment détruits avec les épisodes climatiques répétés des quatre premiers mois de l’année.

Réunis autour d’une table, en compagnie du sous-préfet de Saint-Pierre, Alain Gérard, de la DAF (Direction de l’agriculture et des forêts), de la Chambre d’agriculture, du Département, des communes concernées et de la CGPER (Confédération générale des producteurs et exploitants réunionnais), les planteurs du Sud ont eu l’assurance d’un financement conséquent en vue de la réhabilitation de leurs chemins d’exploitation.

Ces financements seront répartis de la manière suivante : 35 % sur le Fond de calamités agricoles, 30% de la part du Conseil général, 25% de la part des communes du Sud sauvage, les 10 % restants du financement total étant à la charge des agriculteurs sinistrés.

300 agriculteurs concernés

Jean-Bernard Gonthier, le président de la Fédération Sud de la CGPER se félicite de cette avancée, qui prend en considération différentes associations, mais celui-ci reste lucide même si dans les rangs des producteurs de cannes à sucre, le soulagement est de mise : « Les agriculteurs sont quand même un peu inquiets car c’est la première fois qu’ils vont être amenés à travailler comme ça. Il va falloir que les choses aillent vite. Le sous-préfet de Saint-Pierre veut que le projet soit ficelé dans la semaine et que les travaux se fassent le plus tôt possible. (…). J’attends donc pour voir. C’est la première fois qu’on se retrouve avec un tel système où les associations sont mises à contribution pour la logistique. Il faut commencer avant de voir mais les agriculteurs sont encore un peu méfiants quand même. »

Au total, ce sont près de 300 agriculteurs (70 pour Saint-Philippe, 60 pour Saint-Joseph et près de 150 pour Petite-Île) qui sont concernés par ces financements. A Petite-Île, 38 kilomètres de chemins d’exploitation sont toujours dans un très mauvais état suite aux fortes pluies du mois d’avril. C’est avec la logistique des services techniques des communes que les chemins seront remis en état.

Il faudra désormais attendre une semaine avant d’être fixé sur les prévisions globales du bassin cannier Sud et sur la date officielle du démarrage de la campagne sucrière dans cette même zone.

 

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