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Les pharmaciens bientôt autorisés à vacciner ?

Se faire vacciner par son pharmacien sans passer par son médecin traitant se sera peut-être bientôt possible. C’est l’une des dispositions du projet de loi sur la santé, [présenté mercredi dernier par Marisol Touraine]urlblank:http://www.zinfos974.com/Retrouvez-les-principales-dispositions-du-projet-de-loi-sur-la-sante_a77134.html . Après formation des pharmaciens à la vaccination, l’objectif principal de cette mesure pour le gouvernement est de combler la pénurie […]

Ecrit par S.I – le lundi 20 octobre 2014 à 17H08

Se faire vacciner par son pharmacien sans passer par son médecin traitant se sera peut-être bientôt possible. C’est l’une des dispositions du projet de loi sur la santé, [présenté mercredi dernier par Marisol Touraine]urlblank:http://www.zinfos974.com/Retrouvez-les-principales-dispositions-du-projet-de-loi-sur-la-sante_a77134.html .

Après formation des pharmaciens à la vaccination, l’objectif principal de cette mesure pour le gouvernement est de combler la pénurie de médecins, tout en augmentant le nombre de personnes vaccinées. De plus, se faire vacciner par un pharmacien coûtera moins cher qu’une consultation chez le médecin traitant, aux alentours de 10 euros – c’est ce que fait payer aujourd’hui un infirmier qui pratique un vaccin – contre 23 euros en passant par un généraliste.

Mais cette idée n’est pas très bien vue par les syndicats de médecins, comme l’explique Claude Leicher, président du syndicat de médecins généralistes MGFrance, à BFMTV. « D’une part, ce n’est pas leur métier », remarque le médecin. « Ensuite, cela va désorganiser la vaccination », développe-t-il, soulignant le problème de la traçabilité des actes.

Il ajoute qu’« il ne faut pas éclater la pédagogie et rajouter de l’incertitude alors que le taux de couverture vaccinale est en baisse ».

Jean-Paul Ortiz, président de la confédération des syndicats médicaux français (CSMF)le rejoint sur ce point : « Le fort courant anti-vaccin spécifique à la France nécessite une discussion des patients avec les médecins. Peut-être que la banalisation qui a été faite lors de l’épisode de H1N1 n’est pas étrangère à la méfiance ».

Le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), Gilles Bonnefond, ne trouve pas l’idée inintéressante mais préfère jouer la carte de la solidarité avec les autres professionnels de santé.  Si pour lui, accorder la vaccination aux pharmaciens « peut faciliter l’augmentation du taux de vaccination », mais dit-il,  « pour gagner cette partie tout le monde doit être solidaire. S’il y a une opposition des infirmiers et médecins contre les pharmaciens, on va passer à côté. Je veux d’abord être sûr qu’ils soient d’accord ».

D’autres pays ont déjà franchi le pas comme le Portugal, où plus de 80% des pharmaciens vaccineraient leurs patients.

 

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