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Les élections européennes vont-elles faire exploser le COSPAR ?

L’approche d’échéances électorales va-t-elle briser l’union syndicale aussi bien au sein des diverses branches professionnelles que du Cospar ? Le mouvement social des assistants d’éducation soutenu par deux collectifs différents révèle une situation de plus en plus tendue.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le vendredi 29 mai 2009 à 13H31

Les 2.000 assistants d’éducation de La Réunion continuent leur mouvement social. Une autre action aura lieu dans une dizaine de jours, menée dans deux collectifs distincts. Marie-Doriane Dijoux, “qui est soutenue par la CGTR et le PCR”, conduit le premier. Le second qui est composé du SNES, du FSU, de la CFTC, du SNALC et de la SAFPTR, déplore le fait que “Marie-Doriane Dijoux soit manipulée par la CGTR et le PCR”.

Le lien entre la CGTR et le PCR est souvent mis en avant par les travailleurs municipaux des communes communistes, depuis quelque temps déjà. Ça a été à nouveau le cas, cette semaine à Saint-Louis, lors du mouvement social des employés du cimetière. “Où est la CGTR ?” , ont demandé avec insistance les grévistes.

Ce terrain, laissé libre par la CGTR surtout au lendemain des élections municipales après le succès des communistes à St-Paul, St-Louis et St-André, a été mis à profit par le SAFPTR (Syndicat autonome de la fonction publique territorial).

“Cela explique pourquoi le CGTR n’a pas vu d’un bon œil notre présence au Cospar”, indique Jean-Pierre Lallemand, président du SAFPTR.

Armand Hoarau, secrétaire général de l’UNSA, a une autre explication. “Dans un collectif, les syndicats les plus forts laissent peu de place aux entités moindres. Au Cospar, c’est le cas de la CGTR et de la CFDT. C’est ce qui explique le différend qu’il y a eu entre Yvan Hoarau et moi lors d’une conférence de presse en début de semaine”, commente Armand Hoarau.

Pour Yvan Hoarau, cet échange court et vif, est une péripétie, mais le secrétaire général de la CGTR, avoue qu’il peut exister “des tensions entre syndicats dans d’autres branches professionnelles”.

Les 200 dockers licenciés par la Coopérative ouvrière de La Réunion créée entre autres par Paul Vergès, eux, n’en démordent pas. “Notre syndicat, la CGTR Ports et Docks, n’a rien fait pour nous défendre”.

La prise de position actuelle de Jean-Hugues Ratenon, président d’Agir pou nout tout, et de Gilles Leperlier, président de l’UNEF, pour la liste d’Elie Hoarau aux élections européennes, est jugée “scandaleuse par certains syndicalistes du Cospar. Ils se sont servi de nous ! Ils confirment ainsi que les actions syndicales et sociales sont menées au profit des politiques”.

“Pas du tout”
, rétorque Armand Hoarau, secrétaire général de l’UNSA. “La position de Jean-Hugues Ratenon et son appartenance politique étaient claires dès le départ. Et il est vrai que, pour poursuivre son action qui est tout à fait respectable, il a besoin de la politique ou de syndicat”.

Pourtant pour Armand Hoarau, il est temps que le Cospar s’arrête quelques mois, “que chacun retourne devant ses adhérents et à ses propres combats”, avant de se retrouver “pour Cospar 2”…

 

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