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Le désordre des prix abusifs des billets d’avion : l’Etat responsable doit intervenir

A combien s’élèvent  les crédits publics émanant directement ou indirectement des impôts  de toute nature engagés auprès des compagnies aériennes chaque année entre la Réunion et la métropole  et entre la métropole et la Réunion? Pour quoi ce montant est-il très important? Tout simplement parce qu’il détermine précisément le « poids de l’argent public » injecté auprès […]

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 10 décembre 2008 à 18H32

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A combien s’élèvent  les crédits publics émanant directement ou indirectement des impôts  de toute nature engagés auprès des compagnies aériennes chaque année entre la Réunion et la métropole  et entre la métropole et la Réunion? Pour quoi ce montant est-il très important? Tout simplement parce qu’il détermine précisément le « poids de l’argent public » injecté auprès des compagnies, surtout Air France et Air Austral, autorisant ainsi son dispensateur, le Trésor Public, donc l’Etat, en toute logique, au nom de l’intérêt général qu’il représente, à la ferme négociation du tarif unique en classe éco payé toute l’année, ne serait-ce que par souci de la bonne gestion des deniers publics.
Ce prix négocié entre « l’acheteur public » représenté par l’Etat et les vendeurs, toutes les compagnies aériennes en concurrence, et non pas en entente de fait, à l’image du prix de la consultation des « généralistes conventionnés » pour qu’ils soient remboursés par la SS et les mutuelles, serait le « prix public » qui servirait aussi au « prix continuité territoriale » ou au « prix développement tourisme » à la différence du « prix libre », puisque ne mobilisant aucun argent public et reposant pour sa fixation du seul fait des compagnies et de leur concurrence effective quant au montant et quant à la qualité de la prestation.
Fixant le montant de la manne publique dont elles entendent disposer dans l’année et donc l’effectif en sièges qu’elles peuvent prendre en compte par leur yield management, les compagnies pourront mieux optimiser la gestion de leurs flottes et de leurs rotations sur leurs lignes, pour le « trafic public » et le « trafic continuité territoriale » et bien sûr pour le « trafic libre » ethnique (Réunionnais dans les deux sens) et le « trafic libre » touristique.
Puisque l’Etat, avec les Obligations de Service Public, mesures autoritaires ne résultant pas de la négociation mais de l’autoritarisme, entend agir en maître du jeu, pourquoi, usant de son autorité résultant de la légitimité de sa représentativité de l’intérêt général face aux intérêts privés des compagnies, ne commet-il pas ses experts pour négocier fermement, livres de comptes à l’appui, le « prix public » raisonnable, unique toute l’année, révisable selon les circonstances ( prix du pétrole) qu’il est en droit d’exiger de par le montant important de son financement.
L’instauration d’un dispositif de continuité territoriale accessible à tous, sans restriction ou discrimination, s’établirait sur la base du « prix public » devenu « prix continuité territoriale » auquel chaque Réunionnais pourrait prétendre une fois par an, élargissant ainsi l’effectif des clients potentiels contribuant au remplissage des avions.
Cette très forte augmentation des sièges utilisés par les Réunionnais au « prix public » dans le sens métropole-Réunion, au prix « continuité territoriale » dans le sens Réunion-métropole, confortera le coefficient de remplissage de toutes les compagnies et leur permettra, grâce au yield management d’optimiser leur « prix libre » aussi bien pour le trafic ethnique privé des Réunionnais, que des touristes ou des voyageurs d’affaire.
Les besoins en siège étant connus puisque recensés permettront aussi aux compagnies de mieux gérer et de mieux optimiser leurs flottes donc leurs charges et donc leurs « prix publics » et leurs « prix libres » établissant et renforçant par là même une concertation efficace et bénéfique entre les deux parties, compagnies et usagers, concertation qui pourrait se mettre en place par l’intermédiaire d’un Office des Déplacements Aériens réunissant des représentants désignés ou élus de toutes les parties concernées, Etat, Collectivités, Usagers, Compagnies, sous le Contrôle de l’Etat, de la Cour Régionale des Comptes et du Comité de Suivi des Fonds Européens, pour les déplacements des personnes mais aussi du fret.
Par cette méthode, l’Etat, représentante incontestée et incontestable de l’intérêt général de tous jouera alors pleinement son rôle, sans dirigisme ni autoritarisme inappropriés mais par le jeu de la démocratie interactive transparente et conforme à l’intérêt bien compris de toutes les parties intervenant aux déplacements des biens et des personnes.
La citoyenneté de tous jouera pleinement sans que cela relève de l’utopie mais du simple bon sens.                                                

www.collair.org

 

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