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Le CHU dans le rouge : Ericka Bareigts réagit

Ericka Bareigts s'exprime au sujet de la situation financière du CHU.

Ecrit par N.P. – le mardi 20 février 2024 à 15H42

Communiqué

La situation des hôpitaux publics de France est critique. L’alerte a été de nouveau relayée au vu des difficultés des trente-deux Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) français dont le déficit cumulé a atteint 1,2 milliard d’euros fin 2023.
Or, la santé de nos familles est sacrée et nécessite un accompagnement. Pourquoi dans ce cas est-ce que notre hôpital public réunionnais n’est pas soutenu à sa juste valeur ? En effet, les annonces gouvernementales de retarder l’augmentation de 3 points du coefficient géographique, annoncée en novembre dernier, n’est pas acceptable. La sous-dotation du CHU de La Réunion est pourtant la principale cause de son déficit.
À La Réunion, sans doute plus qu’ailleurs, nous, Réunionnaises et Réunionnais sommes attachés à notre CHU, hôpital de proximité. Quand la vie de nos proches est sauvée grâce aux aides-soignants, infirmiers et médecins, nous devons leur en être reconnaissants en leur permettant d’exercer leurs fonctions dans de bonnes conditions.
Alors que nous souhaitons permettre à notre territoire d’avoir un nombre de lits et du personnel en nombre suffisant pour bien soigner nos familles, alors que nous souhaitons développer la recherche pour mieux soigner, on nous refuse les moyens de l’ambition et la vision portées par les Réunionnaises et Réunionnais.
Présente ce jour à la conférence en soutien à nos soignants, j’ai pu rappeler que la solidarité nationale doit être sans faille pour le CHU de La Réunion du fait des défis spécifiques, combat de longue haleine. Nous sommes un territoire isolé qui doit assurer un haut niveau de santé à sa population et avons besoin de poursuivre le développement de notre CHU. Or, les risques pesant sur le financement de notre hôpital public sont doublés de nouvelles demandes d’audit qui risquent de retarder le versement des dotations.
Phare de la santé dans l’océan Indien, La Réunion joue son rôle de grand hôpital avec la solidarité concernant les EvaSan. Cette mission ne saurait être assurée par d’autres hôpitaux français. C’est une des raisons pour lesquelles nous souhaitons développer l’hôpital public de l’océan Indien, aussi bien à La Réunion qu’à Mayotte.
Cependant, deux risques pèsent sur ce projet. D’une part, la prise en charge des EvaSan n’a pas été réglée lors des dernières annonces du gouvernement. D’autre part, on fait peser sur le CHU de La Réunion le manque d’investissements dans le centre hospitalier de Mayotte.
La responsabilité de notre État est d’accompagner nos territoires, nos hôpitaux. Avec les soignants et leurs syndicats, les représentants des usagers et les élus, nous continuerons à défendre notre hôpital public pour défendre et protéger nos familles.
Thèmes : CHU | Ericka Bareigts
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