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L’Arabie saoudite, principal soutien financier des mouvements terroristes dans le monde ?

Le président François Hollande se trouve actuellement en Arabie Saoudite pour présenter les condoléances de la France après la mort du roi Abdallah à son successeur désigné, le prince Salmane. Cette page qui se tourne peut être l’occasion de dresser un bilan de la situation de ce pays, allié de l’occident mais qui est également […]

Ecrit par zinfos974 – le samedi 24 janvier 2015 à 22H56

Le président François Hollande se trouve actuellement en Arabie Saoudite pour présenter les condoléances de la France après la mort du roi Abdallah à son successeur désigné, le prince Salmane.

Cette page qui se tourne peut être l’occasion de dresser un bilan de la situation de ce pays, allié de l’occident mais qui est également réputé pour être l’un des principaux soutiens financiers des différents mouvements terroristes sunnites dans le monde, alors même que le prince Salmane a annoncé hier qu’il entendait agir pour maintenir son pays, « avec la force de Dieu, sur le chemin droit que cet Etat a suivi depuis sa création par le roi Abdel Aziz ben Saoud et ses fils après lui« .

Parmi les dernières actions notables de l’Arabie Saoudite, on peut retenir sa décision en 2014 d’ouvrir les vannes de ses puits de pétrole, dont elle détient les plus grandes réserves mondiales, pour inonder le marché. Immédiatement, le prix du baril a dégringolé, voyant son cours divisé par deux en quelques mois. L’Arabie Saoudite ne l’a pas fait pour les beaux yeux de l’Occident. Il s’agissait pour elle avant tout de se débarrasser de la concurrence du gaz de schiste américain, dont l’exploitation est très onéreuse. Résultat : de nombreuses exploitations américaines et canadiennes ont déjà fermé, assurant à Ryad la pérennité de son hégémonie sur le pétrole mondial. Mais cette chute des prix du pétrole a également l’avantage de nuire à deux autres pays : l’Iran, ennemi intime de l’Arabie saoudite car principal pilier du chiisme, et la Russie, premier soutien de l’autre ennemi intime, la Syrie.

Mais ce rôle d’allié de l’Occident que l’on attribue volontiers à l’Arabie Saoudite ne doit pas faire oublier que ce royaume est également connu pour être l’un des principaux soutiens financiers du terrorisme dans le monde. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton avait elle-même dressé ce constat dans un câble diplomatique secret de décembre 2009, précisant que « les donateurs (privés) en Arabie saoudite demeurent la principale source mondiale du financement de groupes terroristes sunnites« . Selon la même note, le pèlerinage de La Mecque permet aux représentants de mouvements islamistes armés de récolter « probablement des millions de dollars annuellement« .

Mais le financement des réseaux terroristes n’est pas le seul grief que l’on puisse faire au régime saoudien. Ryad est également connu pour être l’un des pires pays au monde en matière de respect des droits de l’Homme. On peut par exemple évoquer le cas de Raif Badawi récemment condamné à dix ans de prison, 225.000 euros d’amende et 1.000 coups de fouet. Un châtiment équivalent à une condamnation à mort pour avoir simplement créé un site internet critiquant son gouvernement et la place de la religion dans la société saoudienne.

L’autre point d’achoppement est le sort réservé aux femmes, même s’il est reconnu que le roi Abdallah a tenté d’améliorer -légèrement- leur sort en organisant les premières élections municipales en 2005, et en accordant le droit de vote aux femmes cette année. Mais conduire leur est toujours interdit, comme peuvent en témoigner deux Saoudiennes emprisonnées pour avoir tenté de traverser la frontière avec les Emirats arabes unis au volant d’une voiture.

Sans parler du nombre d’exécutions qui a explosé en Arabie saoudite en 2014 (87 contre 78 en 2013), l’année 2015 semblant partie sur des bases encore plus dures. Douze personnes ont déjà été exécutées en moins de vingt jours.

Un bilan plus que contrasté qui a amené nombre de Britanniques, à l’instar de certains journaux, à s’interroger sur le deuil décrété par leur gouvernement en faveur d’un « tyran« . Aucune manifestation de ce genre en France…

 

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