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L’ancien Président du Conseil général de Mayotte critique le projet de départementalisation

Yves Jego est arrivé aujourd'hui à Mayotte. On aurait pu penser que l'annonce du prochain référendum du mois de mars sur la mise en place de a départementalisation allait faire l'unanimité. Ce n'est pas totalement le cas puisque le parti de l'ancien président du Conseil général de Mayotte critique le "Pacte pour la départementalisation de Mayotte", tant sur la forme que sur le fond.

Ecrit par Pierrot Dupuy – le jeudi 08 janvier 2009 à 17H58

« [La Lettre de Malango]urlblank:http://www.malango-actualite.com/lettre/ », je journal de Mayotte en ligne, révèle que le NEMA (Nouvel Elan pour MAyotte), mouvement créé par l’ancien président du Conseil Général de Mayotte, Saïd Omar Oili, dit S2o, s’en prend vertement au projet né autour de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les élus de Mayotte, le « pacte pour la départementalisation de Mayotte« .

Le NEMA s’en prend à ce pacte autant sur le fond : « il ne porte aucun engagement financier de l’Etat » que sur la forme : « ce pacte ressemble plutôt fort à un texte de discours de campagne. Il ne ressort rien de concret du travail de mobilisation des services de l’Etat commencé en avril dernier« .

Le calendrier de cette feuille de route est également contesté : « c’est un pas en avant (la loi DSIOM) et trois pas en arrière, le calendrier repousse au prochain quinquennat les avancées, soit après 2012« . « Sur le calendrier proposé, on repousse tout ce qui coûte et on nous met des conditions dont les moyens dépendent de l’Etat« .

Le Nouvel Elan pour Mayotte voit dans ce texte un « piège politique » et propose plusieurs amendements tout en demandant « qu’une négociation soit programmée et entamée juste après [la consultation du 29 mars]« .

Ces amendements sont principalement relatifs aux prestations sociales, au calendrier de leur mise en place et à l’alignement de leur montant sur celles des autres départements.

Le « Pacte pour la départementalisation » envisage d’étaler la mise en application des minimas sociaux sur « 25 à 30 ans« . Le Nema demande « un alignement au moins égal à 50 % du niveau de la métropole ou des DOM à compter de 2012 et une réduction du calendrier fixé« .

Le Nema se pose également de nombreuses questions quant au financement de ces réformes structurelles. Il s’interroge sur « le montant des dotations qui seront octroyées à [la] nouvelle assemblée unique » qui remplacera le Conseil Général  actuel par une assemblée unique tenant lieu de Conseil Général et Régional.

Le mouvement de S2O s’inquiète également de « la non-extension à Mayotte de certains dispositifs économiques importants, telles les zones franches globales d’activités, ou les mesures d’exonérations fiscales et sociales pour les PME avec la volonté de promouvoir l’excellence de nos territoires pour assurer un réel développement économique endogène« , et demande « la définition d’une véritable politique de l’emploi à Mayotte dont plus du quart de la population est au chômage » et demande des éclaircissements sur « les conditions et les modalités de prise en charge des chômeurs (indemnisation, etc.)« .

 

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