Revenir à la rubrique : Social

La nouvelle gouvernance de la CIREST désamorce le futur débrayage des chauffeurs de bus

Régulièrement agressés par des passagers indélicats, les chauffeurs de bus du réseau Estival avaient l’intention de ne pas prendre la route ce mercredi. Mais les grévistes en puissance accordent leur confiance à la nouvelle gouvernance de la CIREST.

Ecrit par Ilona Payet – le mardi 18 août 2020 à 17H27

Les passagers du réseau Estival n’ont plus d’inquiétude à se faire. Ils pourront être transportés comme d’habitude sur leur réseau préféré. Leurs conducteurs de bus annulent le débrayage prévu ce mercredi.

Leur mobilisation devait débuter dès 4h30 au dépôt de Saint-Benoît mais un accord a été trouvé in extremis cet après-midi. 

L’intersyndicale (CGTR et CFDT), sous l’égide de FO TRANSPORT 974, confirme que, suite à de nombreux échanges avec les partenaires de la CIREST et des acteurs de la SEM Estival, dont la CIREST, le préavis de grève est suspendu.

« Entendu par la nouvelle équipe dirigeante de la CIREST qui a été attentive et compréhensive face à nos revendications, dont entres autres, le management d’une autre ère qui sévi au sein de la SEM Estival depuis quelques années, le personnel a décidé de faire confiance à la nouvelle mandature de la CIREST dans sa volonté d’instaurer un vrai dialogue social et surtout de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des biens et du personnel de la SEM », déclare l’intersyndicale ce mardi à 17H.

« Ceci étant, l’intersyndicale reste vigilante quant aux décisions qui seront prises lors du futur conseil d’administration qui aura lieu le mercredi 26 août 2020, et bien entendu, elle se réserve le droit de repartir au combat si le besoin s’en fait ressentir », ajoute le communiqué signé des partenaires sociaux.

Rappelons que le 12 août dernier, un chauffeur de bus avait été agressé par un passager sans raison apparente. Il était ressorti de cette altercation avec un nez fracturé. ([voir notre article de jeudi dernier]urlblank:https://www.zinfos974.com/St-Andre-Un-chauffeur-de-bus-agresse-pour-la-deuxieme-fois-en-un-an_a158614.html )

 

Thèmes :
Partagez cet article:
S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

« Plusieurs chantiers déjà inscrits dans le calendrier social de cette année », assure le Département

Si la collectivité départementale assure respecter le droit de grève « consacré par la constitution », elle exprime néanmoins ses regrets face au mouvement de grève entamé ce jeudi devant ses grilles à l’appel des syndicats SAMFFA et SNT, rappelant la réunion avec la Direction Générale et les services du 27 février dernier, « où des réponses ont été apportées aux points soulevés ».

Département : « Un malaise croissant au sein du personnel »

Le climat social se tend au Conseil départemental, avec une action conjointe ce jeudi des syndicats SAMFFA (Syndicat Assistants Maternels, Assistants Familiaux, Accueillants familiaux) et SNT/CFE-CGC (Syndicat national des Territoriaux CFE/CGC) en soutien aux droits et intérêts des agents. Les griefs portent sur les orientations de l’action sociale départementale, les conditions de travail et les effets délétères sur le personnel.

Mairie de St-Benoit : Les syndicats boycottent le CST et demandent à rencontrer le maire

La mise en place des nouveaux membres du Comité Social Territorial (CST) ne suffit pas à apaiser les tensions au sein de la mairie de St-Benoit, dénoncent les représentants syndicaux. Ces derniers ont décidé de ne pas prendre part au CST convoqué ce mercredi, reprochant au maire, Patrice Selly, une « absence de dialogue social ». Ils tiennent malgré tout à le rencontrer dans les plus brefs délais.

SPL Estival : Le redressement judiciaire prolongé de trois mois

Le tribunal de commerce de Saint-Denis a prolongé jusqu’au 22 mai le redressement judiciaire de la SPL Estival, le temps d’affiner les contours du nouveau plan de sauvegarde économique (PSE) ébauché après la grève des salariés, en fin d’année dernière. Pour garantir la survie de l’entreprise publique de transport, environ 70 salariés auront le choix entre accepter une baisse de leur rémunération, ou partir dans le cadre d’un licenciement économique.