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La Marine Saint-Benoît

Construite en 1780, elle desservait l’arrondissement au vent.

Ecrit par Sabine Thirel – le samedi 29 novembre 2008 à 13H07

Située à la sortie de l’agglomération, la Marine de Saint-Benoît est un endroit fréquenté par les pêcheurs à la ligne et quelques promeneurs. 

Elle est située au pied de la petite falaise sur la route qui mène à la Rivière des Roches.   

Sur place  vous découvrez un paysage étonnant. Une plage de galets longe toute la  ville. Le vent d’Est balaye la côte. Face à la mer en contrebas les vagues se brisent sur la falaise.

Un sentier vous conduit sur la plage de galets. Là, vous découvrez de vieux  murs en moellons, parfois de plus de 8 mètres de hauts et d’autres plus bas et plus larges comme des murs de soutènement.

Ces murs sont des vestiges d’une époque faste. 

 

Au XVIIIème siècle, le café, les épices et d’autres denrées exotiques étaient exportées vers la Métropole. 

La population de l’île augmentait rapidement, et Saint-Benoît avait été choisie pour la qualité de ses terres et son climat favorable aux plantations.
Le café de Moka venait d’être découvert, la canne à sucre gagnait les terres à mi-hauteur et l’Europe en raffolait.

 

La ville était peu fréquentée et les quelques concessions attribuées se trouvaient à plus de 50 km du chef lieu. La mise en service du Pont de la Rivière du Mât vers 1829, leur évitait le passage à gué et l’isolement par gros temps.

Ainsi, la création de la Marine était capitale pour l’exportation des marchandises.

 

A l’époque, il était courant d’installer des fondations sur la terre ferme, la jetée flottante de bois et de cordes y étant solidement fixée. Les cyclones successifs détruisaient régulièrement les installations du bord de mer.

Après 1841, la vanille s’ajouta au transport du café, des épices et du sucre de cannes. Les denrées étaient glissées le long d’un toboggan jusqu’aux barques. Les habitants du quartier parlent d’un palan et de poulies. Les chaloupes manœuvrées à la rames se dirigeaient à contre courant jusqu’aux navires ancrées plus au large. La mer était souvent agitée à cet endroit ne facilitait pas les transbordements.

La marine fut abandonnée à la livraison du chemin de fer en 1882.

 

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