Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

La laïcité un combat de tous les jours

M. Eric de LABARRE farouche défenseur de la loi sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés, et par là même farouche adversaire de l’enseignement public et  de la laïcité, est à la Réunion. Un voyage qui a sans doute pour objectif de mobiliser les troupes dans un contexte idéologique favorable à l’enseignement […]

Ecrit par zinfos974 – le mardi 24 février 2009 à 23H26

Aucune image à la une trouvée pour cet article.

M. Eric de LABARRE farouche défenseur de la loi sur les rapports entre l’Etat et les établissements d’enseignement privés, et par là même farouche adversaire de l’enseignement public et  de la laïcité, est à la Réunion. Un voyage qui a sans doute pour objectif de mobiliser les troupes dans un contexte idéologique favorable à l’enseignement confessionnel.

Sa présence nous amène :

–    A vous inciter à lire le livre de M. Eddy KHALDY et de Mme Muriel FITOUSSI « Main basse sur l’école publique » aux Editions DEMOPOLIS. Cet ouvrage, bien documenté, vous décrit toutes les manœuvres opérées depuis des décennies pour restaurer la place de l’Eglise dans l’enseignement en accord avec les néo-libéraux.

–    A vous rappeler  le combat mené jusqu’à la victoire (Loi du 7 juillet 1904) par Ferdinand BUISSON, grand défenseur de la laïcité et de l’école publique pour interdire aux Congrégations d’enseigner car ce qu’elles veulent dit-il c’est « Le droit de placer la jeunesse dans un milieu artificiel et exceptionnel ou tout est calculé pour exercer sur l’esprit, sur l’imagination, sur le cœur, la plus forte et la plus persistante pression intellectuelle et morale ; le droit de mettre des intelligences et des consciences non formées sous l’ascendant unique, exclusif, […] d’hommes et de femmes [dévoués] à leur ordre et à leur Eglise […]. On nous dira que les temps ont changé, pourquoi alors M. de LABARRE précise-t-il « Les établissements catholiques proposent, exposent la foi, mais ne l’imposent pas » c’est oublier le prosélytisme de tout temps de l’Eglise, c’est méconnaître sa volonté d’investir (grâce à des fonds publics) dans les jardins d’éveil et les mini crèches (qui remplaceraient les maternelles) où elle trouvera des consciences toute neuves et donc bien malléables. (cf l’enseignement catholique de Vendée).
M. de LABARRE nous dit aussi « On ne pourra plus réformer l’Education nationale d’en haut », « La seule voie possible est de faire confiance aux équipes éducatives des établissements ». Rappelons qu’en matière d’enseignement la seule garantie d’un enseignement respectant la liberté de conscience ne peut venir que d’un Etat laïque, définissant les contenus à enseigner, les diplômes permettant de le faire et régissant des personnels tenus à la plus stricte neutralité.

–    A nous étonner que M. de LABARRE soit reçu par des élus dont l’attachement aux principes républicains ne peut être mis en cause ou en tout cas ne devrait pas l’être, qui tous les trois ont occupé des postes de professeurs dans des établissements de l’enseignement public et dont l’un, vice-président du conseil régional a même été secrétaire départemental du SNES. Nous attendons d’eux qu’ils n’oublient pas que l’enseignement privé ne devrait être financé que par des fonds privés et qu’en cette période difficile que traverse l’enseignement public, les fonds publics devraient être à lui seul réservés.

Jean des Essarts – Libre Penseur –

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

La Diaspora Indienne : Pèse-t-elle dans les Élections générales en cours ?

Cet article explore le rôle de la diaspora indienne dans les élections indiennes, alors qu’elle mobilise le soutien des partis politiques et plaide en faveur d’une plus grande représentation.

Par Ajay Dubey – Professeur d’Études Internationales, ancien Recteur à la Jawaharlal Nehru Université (JNU), Delhi (Inde), Secrétaire général de l’Association Indienne d’Études Africaines (ASA India), Président de l’Organisation d’Initiatives de la Diaspora (ODI International).