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“La défiscalisation n’est pas une niche fiscale”, avait dit Nicolas Sarkozy

La Réunion économique a réussi son pari: mobiliser les acteurs locaux contre le projet du gouvernement de modifier la défiscalisation. Le danger de cette évolution: la perte d’1,5 milliard d’euros, chaque année. Une menace qui se situe dans un contexte particulier: le coup d’envoi des gros chantiers, n’est pas pour demain.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le mercredi 08 octobre 2008 à 18H36

Cette fois-ci, ils étaient tous là. “Tous ensemble ! Tous ensemble !” Tous solidaires pour dire au gouvernement la nécessité de maintenir la défiscalisation en l’état, car l’économie réunionnaise, déjà sous perfusion, sera exsangue.
C’est en tout cas le sens de la motion “Mobilisation pour l’activité et l’emploi” lue par Maurice Cérisola, président de La Réunion économique, à une foule de 400 à 500 personnes, réunies devant la préfecture, sous la surveillance de trois fourgons de policiers, d’abord voyants puis discrets.
“Nous sommes tous concernés par les réformes liés aux enjeux de la réforme de la défiscalisation, des exonérations de charges sociales telles qu’elles sont proposées dans le projet de la Loi de finances 2009.
“Ces modifications règlementaires menacent très gravement l’équilibre économique et social de l’île”, a répété Maurice Cérisola. Les nombreuses personnalités de l’économie locale, présentes, ont tous réitéré leur soutien à cette motion.
Dans la déclaration écrite, les signataires ont tenu également à rappeler au gouvernement, des propos de l’actuel président de la République. “La défiscalisation n’est pas une niche fiscale”, avait déclaré Nicolas Sarkozy. “Il ne faut pas toucher à un élément qui permet de faire vivre l’économie”.
Si le ton a toujours été respectueux, il a été aussi ferme, car “c’est aussi au gouvernement de prendre ses responsabilités”. Les acteurs économiques ont pris les leurs tout à l’heure, C’est en rang serré que vingt-cinq représentants des associations et organisations ont déposé leur motion à la préfecture.
“La décision quant à la défiscalisation, peut encore évoluer. Mais, il est important qu’il y ait les bons arbitrages”, a dit François Caillé, président du Médef.

 

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