Kamasucre [Chroniques Érotiques]

[Épisode 8] #ExcitanteObscurité


Rédigé le Jeudi 4 Mai 2017 | Par Kamasucre | Lu 5355 fois | 0 commentaire(s)



[Épisode 8] #ExcitanteObscurité
Il a récidivé. Mon voisin mystère, dont j’ignore toujours le nom, semble être un véritable exciteur en série ! Le mot laissé ce lundi au milieu des brins de muguet déposés devant ma porte, dans une tasse, constitue en tout cas un commencement de preuve. Comme la dernière fois, celui que je décide de baptiser V. fait preuve d’une finesse appréciable. Je relis son invitation culottée en savourant mon thé Earl Grey. 
 
"Une nouvelle pensée a traversé mon esprit et hante mes nuits depuis notre dernier rendez-vous. Retrouver ma désirable inconnue dans le parking souterrain, où la lumière ne fonctionne plus depuis plusieurs jours, et lui faire l’amour dans l’obscurité. Espérant que ce fantasme réveille en vous un intense désir, sachez que j’y serai demain, à 7h25. Belle journée du 1er mai ". 
 
J’aime sa manière délicate de proposer les choses. Différente de celle de Lucas, bien plus autoritaire. Lui tient à me montrer que c’est moi qui décide de la trajectoire que prendra notre relation (sexuelle). Et m’oblige ainsi à assumer mes désirs, en prenant moi-même l’initiative d'aller vivre mes fantasmes. Une subtilité que j’apprécie tellement que je commence déjà à en ressentir l’effet entre mes cuisses.
 
******
 
Mardi matin, 7h15. Les émotions qui s’emparent de mon esprit sont indescriptibles et contradictoires. L’impression que ma vie n’a jamais été aussi trépidante. L’affolante impression aussi d’être dépassée par tout ce qui m’arrive, même si l’idée que ce tourbillon s’arrête m’inquiète encore plus. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante et désirable. Ni aussi libre !
 
C’est la tête envahie de milles pensées que je sors de mon appartement et en verrouille la porte. Comment vais-je faire pour affronter seule cette journée ? Car juste après mon rendez-vous officieux, j’ai un rendez-vous plus officiel, avec ma patronne. C’est aujourd’hui qu’on va parler du salaire lié à ma promotion. Autant dire que c’est un grand jour. Et le soir, c'est avec Lucas que je suis censée passer quelques heures. Il faudrait trois Roxanne pour venir à bout de tout ça sans perdre la tête !
 
Une fois dans l’ascenseur, toute mon attention se rassemble finalement sur une seule et unique chose : la partie de baise endiablée qui m’attend une nouvelle fois. Je suis comme dans un sas de transition en la vie réelle et le fantasme. 

Je pénètre dans le parking souterrain en sentant l'adrénaline couler dans mes veines . J’allume la fonction lampe torche de mon téléphone et me dirige vers ma voiture. Le bruit de mes talons qui claquent sur le bitume perce le silence.
 
Soudain, une porte grince. L’individu qui pénètre dans le garage allume lui aussi sa lampe, qu’il laisse pointée vers le sol le temps de se diriger vers mon faisceau de lumière. Comme si nous étions connectés, nous les éteignons en même temps, une fois relativement proche l’un de l’autre. Garder le mystère, encore un peu.
 
Je reconnais aussitôt son odeur, mêlant musc et bois de cèdre, avec une légère note épicée. Me touchant à tâtons, il saisit mon visage et m’embrasse. Me dévore, même. Ce premier baiser que nous échangeons est une véritable explosion. Ses lèvres sont chaudes, douces, joueuses. Sa langue s’aventure dans ma bouche avec une sensualité extrême. Sa manière de m’embrasser est tellement sexuelle. Tellement féroce. Putain, baise-moi, V. 

Dis moi juste comment tu t'appelles, je demande en me retirant un instant de son étreinte.
- Pourquoi faire ? 
- Je suis curieuse. Et ton nom n'apparaît pas sur la boîte aux lettres. 
- Je vois que tu as déjà fait ta petite enquête ! On ne t'a jamais dit que la curiosité est un vilain défaut.
- Je suis une vilaine fille alors.
- C'est pour ça que je préfère ne pas voir ton visage ! 
Il éclate de rire, d'une voix rauque et éraillée. "Espèce de sale con !" je réponds en rigolant, en le repoussant d'un geste vif. Après ce contact ferme, mes mains, curieuses, plongent sous son t-shirt pour palper ses muscles, caresser son dos, le griffer. 

Le désir se fait ressentir violemment dans le bas de mon ventre. Juste envie de m’empaler sur sa queue, que je sens contre le bas de mon ventre. Il bande terriblement. Après avoir rapidement défait les boutons de son pantalon, V. sort son sexe et me délivre de ma robe. Je ne perçois que sa silhouette imposante dans l'obscurité du parking et lui imagine mille visages, mille identités. 

En m'embrassant à nouveau, il glisse sa main dans ma culotte. Ses doigts aussitôt trempés par mon excitation, il gémit d’envie. Alors que sa main se met à palper ma chatte avec véhémence, je saisis sa queue et commence à le branler. J’ai trop envie de la goûter. De commencer par lécher et sucer son gland, puis de la prendre avec gourmandise jusqu’au fond de ma gorge.

Pas le temps d'entamer mon geste, V. se met à genoux devant moi et plonge sa bouche entre mes cuisses. Le dos appuyé contre une épaisse poutre en béton, je sens sa langue qui s’insère dans la fente de mes lèvres. Il les écarte de ses doigts pour que sa langue puisse accéder au mieux à mon clitoris, et commence à me lustrer. Putain que c’est bon. Le bruit de ma respiration, de plus en plus fort et de plus en plus rapide, résonne dans le parking obscur. Je ferme les yeux. 

Ne pouvant plus attendre avant de se sentir en moi, V. se relève, recouvre rapidement son sexe d’un préservatif et me soulève en plaçant un bras sous chacune de mes cuisses. Je m’accroche à sa nuque, les avant-bras posés sur ses épaules, ma bouche plongée dans son cou. Sa queue entre en moi d’une manière encore plus intense que la dernière fois. Je suis tellement excitée qu’elle glisse parfaitement. "Mmmh, t’es profonde…", murmure-t-il dans mon oreille d’une voix remplie de désir.
 
Le grincement de la porte me fait tressaillir. "C’est rien", me rassure-t-il en continuant de me pilonner. Le voisin qui vient d'entrer dans la pièce sombre utilise lui aussi la lampe de son téléphone pour se diriger vers son véhicule, situé à l’autre bout du garage. Il ne semble pas nous avoir remarqués et allume rapidement le moteur. Ses phares brisent alors l'obscurité, et la lumière qu'ils dégagent permet désormais de nous discerner. 
 
Machinalement, mon regard se pose sur le véhicule et j'aperçois à travers la vitre les yeux du conducteur, rivés sur nous. Sa voiture reste arrêtée, il continue à nous regarder, le voyeur ! Je soutiens son regard, encore plus excitée à l’idée de me faire mater en train d’être baisée. Mon désir monte en flèche. Pas le temps d'informer mon partenaire que j'arrive, mon orgasme éclate presque aussitôt. Je ne prends même pas la peine d’étouffer mes cris, dont la résonance, de par l'inexplicable impression de puissance qu'elle me procure, me donne la chair de poule. V. gémit de manière bruyante lui aussi et me repose. Il me plaque contre lui pour ne pas que nous nous découvrions. Faire durer cet excitant mystère, encore un peu plus. La voiture démarre enfin. 

"À bientôt", me glisse-t-il alors en déposant un rapide baiser sur mes lèvres, avant de me lancer, en s'éloignant vers sa voiture. "Au fait, t'as le droit à un premier indice : mon prénom commence par un V". Ça tombe bien, je pense tout bas. Je déverrouille ma 206 et m'installe tranquillement, le temps de le laisser s'en aller. Je ne peux m’empêcher d’essayer de voir à quoi il ressemble lorsqu'il s'apprête à passer le portail. Mes avec ses vitres légèrement teintées, ce que je perçois n’est pas très net. Je décide d’attendre quelques instants avant d’y aller moi aussi.

Une vieille dame pénètre alors dans le garage et appuie sur l'interrupteur. Surprise : la lumière s'allume. L’ampoule a visiblement (enfin) été changée. J’éclate de rire quand elle me salue d’un signe de tête, provoquant son étonnement. La journée commence bien. Et maintenant, cap sur mon affriolante patronne. 

Kamasucre

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Le lien vers le récap' de tous les épisodes juste ici : La totale



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