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Il n’y aura pas de barrages filtrants avant jeudi matin

L’échec de la rencontre entre l’intersyndicale des professionnels routiers et le Conseil régional rend à nouveau plausible l’hypothèse de barrages filtrants sur les routes de La Réunion. Une décision pourrait intervenir dès lundi en fin de journée.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le samedi 01 novembre 2008 à 18H07

Il a fallu une proposition émise par Hervé Marodon d’“augmenter le gazole pour les particuliers de 20 centimes d’euro, et ces 20 centimes d’euro seraient ensuite reversés aux transporteurs”, suivie de vifs échanges entre ce même Hervé Marodon et Yvon Virapin, pour que la rencontre entre l’intersyndicale et le Conseil régional soit un échec.
Yvon Virapin n’a pas apprécié cette piste de travail. François Rodier, président de la SRTM, a déclaré en avoir été offusqué. Il accuse également Ary-Claude Caro, porte-parole de l’intersyndicale, et Joël Mongin, président de la FNTR d’avoir soutenu une telle proposition.
C’est totalement faux”, rétorquent les intéressés. “C’est François Rodier qui n’a pas respecté ce sur quoi nous nous étions mis d’accord avant de partir négocier à la Région”. Le président de la SRTM reconnaît effectivement avoir demandé “un plafonnement du prix du gazole”.
“L’intersyndicale avait rendez-vous pour discuter du montant de la ristourne que le Conseil régional aurait pu nous accorder”. L’intersyndicale voulait 20 centimes d’euro, la Région Réunion aurait été d’accord pour 15 centimes. Mais la proposition d’Hervé Marodon a tout fait capoter.
“On serait parti contents avec ces 15 centimes”, regrettent aujourd’hui certains membres de l’intersyndicale.
C’est donc à nouveau le statu quo. Et c’est pire qu’avant. François Rodier n’est plus ou a été exclu de l’intersyndicale. Le président de la SRTM a décidé de faire cause commune avec l’Unostra et la CGPME. “Nous irons plaider notre cas au ministère”.
D’un côté, des professionnels de la route qui continuent à s’entredéchirer et à être divisés, de l’autre cette situation complexe qui va multiplier les demandes, chaque profession militant pour son taxi ou son camion.
Cela va aussi compliquer les discussions avec les instances locales et la préfecture.
Qui avait intérêt à ce que cette réunion de vendredi soir échoue? Et pour quelles raisons?
Qui a intérêt à ce que La Réunion soit bloquée à deux mois d’une période économique intense, vitale pour tous les professionnels?
La nouvelle rencontre entre les membres de l’intersyndicale lundi avec à l’ordre du jour la définition des moyens d’actions (entre autres des barrages filtrants) après ce nouvel échec, pourrait apporter quelques éléments de réponse.
Que les automobilistes se rassurent, il n’y aura pas de barrages filtrants avant jeudi matin. Car si l’intersyndicale dépose un préavis de grève lundi soir, la menace ne sera exécutée que 48 heures plus tard, soit mercredi soir.

 

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