Le procureur refuse pour l’heure de confirmer son identité, mais selon une source policière l’homme tué à l’avant de la voiture serait Saad Al-Hilli, un irakien né il y a 50 ans à Bagdad et résidant depuis de longues années dans la banlieue de Londres, après avoir quitté sa terre natale dans les années 70. Il aurait également créé en France une société de conseil informatique dans l’aéronautique. Son passeport a été retrouvé, avec un autre, suédois, qui appartiendrait à la femme âgée de 74 ans retrouvée à l’arrière du véhicule.
Le parquet se refuse pour l’instant à confirmer les identités et les liens de parentés, attendant le retour des analyses ADN pour cela, attendues dans la journée, comme les résultats des autopsies. Seul le cycliste retrouvé à proximité est formellement identifié : il s’agit de Sylvain Mollier, un jeune père de famille en congé parental qui s’adonnait à sa passion pour le cyclotourisme sur une route qu’il avait l’habitude d’emprunter. Il semble qu’il ce soit trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il a été touché par cinq balles dont au moins une dans la tête.
C’est un autre cycliste, licencié dans le même club de vélo que la victime, à Ugine, et doublé peu avant qui a donné l’alerte. Le procureur a déclaré qu’il s’agissait d’un ancien de la Royal Air Force, habitué aux situations d’urgence, et que son sang-froid avait sans doute permis de sauver la fille aînée de 7 ans, Zainab, toujours plongée dans un coma artificiel mais dont la vie n’est plus en danger.
La fillette de 4 ans qui est restée 8 heures prostrées sous les jambes de sa mère se prénomme Zeena. Hospitalisée dans un hôpital pédopsychiatrique, elle a commencé à parler.
Une quinzaine de douilles ont été retrouvées à proximité de la voiture. Les trois victimes de la voiture ont été tuées de deux balles, dont une dans la tête. « Un crime hors-normes », a déclaré le procureur.
Si toutes les pistes sont explorées, les enquêteurs se penchent avec attention sur celle reliée à un drame familial : le frère de Saad Al-Hilli est ainsi activement recherché. A la mort de leur père il y a un an, les deux frères se seraient disputés au sujet de l’héritage de nombreuses fois. Une information non confirmée de source officielle. La famille aurait aussi pu déranger un échange entre trafiquants de drogue ou être victime d’une tentative de braquage. La DCRI a également été sollicitée afin de vérifier que les protagonistes n’apparaissent pas dans leurs fichiers.


