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Guadeloupe : le Medef refuse de signer l’accord partiel

Le président de la section guadeloupéenne du Medef a indiqué que son organisation ne parapherait pas l'accord conclu par le LKP dans la nuit de jeudi à vendredi. A l'origine de cette déclaration, une altercation serait survenue avec le leader du collectif mercredi dernier. Pour le moment, 65.000 salariés sont encore dans l'expectative...

Ecrit par Ludovic Robert – le samedi 28 février 2009 à 11H10

Irrité par le comportement du leader du Collectif LKP, le président de la section guadeloupéenne du Medef, Willy Angèle, a déclaré hier que son organisation ne signerait pas l’accord partiel. C’est mercredi, lors des négociations avec le patronat, que l’atmosphère entre les deux hommes se serait détériorée.

Selon le président du Medef local, Elie Domota l’aurait « agressé physiquement » en sautant au dessus de la table des négociations. De cet échange vif, est sorti un accord « partiel » puisque seuls 15.000 salariés sont, pour le moment, concernés par la revalorisation salariale de 200 €. Pour Elie Domota, les propos de Willy Angèle ne doivent pas être pris au sérieux :  » C’est pas grave… M. Angèle fait ce qu’il veut, il dit ce qu’il veut… »

Dans la journée d’hier, le Medef national en la personne de Laurence Parisot a appelé le président de la section guadeloupéenne à retourner à la table des négociations si les « conditions de sécurité » sont assurées. En réponse à sa supérieure hiérarchique, Willy Angèle a répondu qu’il était le seul à pouvoir juger de sa propre sécurité…

Conclu dans la nuit de jeudi à vendredi entre le LKP et deux organisations patronales minoritaires, l’accord partiel prévoit une augmentation de 200 € sur les bas salaires (100 € à la charge de l’Etat, 50 € pour les entreprises et 50 € pour les collectivités territoriales).

Les 65.000 salariés restants sont donc écartés de cet accord « bancale« . Représentés par les organisations patronales majoritaires (Medef, la CGPME Guadeloupe, l’UPA, les transports, le BTP mais aussi le tourisme et l’industrie) et s’estimant lésés, ces derniers attendent un retour rapide des négociations et, naturellement, un geste significatif dans les prochains jours…

La Martinique proche d’une issue positive

Après trois nuits d’incidents et de violences urbaines, la Martinique est sur le point de trouver un accord. En grève générale depuis 23 jours, le « Collectif du 5 février » revendique 354 € de hausse sur l’ensemble des salaires. Pour le moment les discussions ont progressé. Le président du Conseil général, Claude Lise, a déclaré sur le site du quotidien Le Monde que le problème des prix était sur le point d’être résolu  : « Nous en sommes arrivés au maximum à 247 euros alors que les autres demandent maintenant 250« .

Dans le chef-lieu de la Martinique, le calme semble être de retour. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le préfet Ange Mancini avait invité la population à ne pas se déplacer après 19 heures. Ce couvre feu n’aura pas duré longtemps puisque seuls quelques incidents ont été observées en périphérie de Fort-de-France dans la nuit de vendredi à samedi…

 

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