Revenir à la rubrique : Social

Grève Education Nationale: « Nous sommes totalement déçus »

Nouvelle journée de manifestation pour l'Education Nationale dans l'île. Les enseignants et élèves du Nord et du Sud étaient dans la rue pour dire "non" au suppression de postes, 162 au total, dans l'académie de la Réunion. Après une énième réunion au rectorat, l'intersyndicale est sortie une nouvelle fois déçue de l'entretien puisqu'aucune avancée n'a eu lieu. Une réunion doit avoir lieu prochainement entre les différents syndicats pour déterminer les suites du mouvement.

Ecrit par Julien Delarue – le vendredi 25 février 2011 à 15H30


Ce matin, le cortège, rassemblant enseignants et élèves, est parti depuis le parc de la Trinité pour se rendre au Rectorat de Saint-Denis. Motif de la grogne, la suppression de 162 postes d’enseignants dans l’académie de la Réunion, mais aussi de 55 postes de contractuels au Rectorat.

Avant l’arrivée du cortège sur le rectorat, plusieurs dizaines de personnes bloquaient l’entrée, « ça suffit, c’est encore cinq postes supplémentaires qui seront supprimés, on voudrait dire au ministère d’arrêter l’hémorragie et de mettre le doigt sur les problèmes de l’académie« , explique Marie-Claire François, de la CGTR.

L’intersyndicale reçue par le recteur

Vers 11 heures, les manifestants arrivent. Au milieu des enseignants, élèves et syndicats, beaucoup d’élus, notamment Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, « il faut résister à cette casse du système éducatif français (…) une dizaine de classes va fermer, cela va a contre courant de ce que nous souhaitons, nous voulons davantage de moyens pour davantage de résultats« .

Vers 11h30, une délégation est reçue par le recteur de l’Académie de la Réunion, Mostapha Fourar, « on va demander à ce qu’il revienne sur le projet de suppression de postes (…) on verra bien qu’elles seront ses réponses« , explique Marie-Hélène Dor, secrétaire départementale adjointe de la FSU. Une réunion qui va durer plus d’une heure.

L’intersyndicale ressort bredouille

La nouvelle réunion entre le recteur et l’intersyndicale n’a rien donné. « Nous sommes déçus, lâche à la sortie Marie-Hélène Dor, rien de neuf sous le soleil, on ne peut rien faire. Ce n’est pas moi qui décide, il faut participer à l’effort collectif nous a dit le recteur (…) il n’y a pas eu l’ombre d’une avancée« .

« On en est au même point, explique-t-elle avant d’ironiser il y a eu quelque chose d’intéressant. Le recteur nous a dit ceci : Si vous pouvez me démontrer quand vous serez devant votre classe et que vous avez plus d’élèves que je vous annonce moi, alors je vous assure que je me battrais au ministère pour avoir des postes supplémentaires« .

Une chose est sûre, pour l’intersyndicale le combat ne fait que commencer. Elle doit se réunir pour décider des nouvelles actions à venir, on peut s’attendre à d’autres perturbations dans les prochains jours.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

BTP : L’incertitude persiste pour 550 millions d’euros de commande publique prévue en 2024

Les entreprises du bâtiment et travaux publics, les syndicats, les bailleurs, les collectivités et les services de l’État ont approuvé ce vendredi une Charte d’engagement en faveur de la filière BTP à La Réunion. Outre des moyens financiers supplémentaires, le document donne naissance au Comité de crise du BTP, une instance qui se réunira mensuellement afin de suivre l’évolution de l’activité et traiter les blocages ou retards. Si 503 millions d’euros d’ordres de service seront engagés d’ici la fin de l’année, l’incertitude demeure pour environ 550 millions d’euros de travaux prévus mais dont le lancement avant décembre 2024 reste incertain.

Croix Marine : les mandataires judiciaires autorisés à reprendre leurs activités

Dans un courrier adressé ce jeudi aux salariés, l’administratrice provisoire de la Croix Marine a assuré qu’ils pouvaient reprendre leurs activités, les mandataires étant appelés à traiter en premier lieu les situations d’urgence. L’association a la charge de 1.500 majeurs protégés sous tutelle ou curatelle, lesquels n’ont plus accès à leur argent depuis deux semaines.

[Communiqué] Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues

Après les élections européennes du 9 juin marquées par une abstention record et une montée de l’extrême droite, l’intersyndicale de La Réunion appelle à un sursaut démocratique et social. Elle exhorte les travailleuses, travailleurs, retraités et étudiants à manifester le samedi 15 juin à 10h à la Préfecture de Saint-Denis pour défendre les droits sociaux et environnementaux et contrer la politique de régression sociale du gouvernement.

Des agriculteurs réunis à la DAAF dans l’attente des aides promises par l’État

Inquiets et dans l’attente d’aides de l’Etat, notamment celles liées aux dégâts causés par le cyclone Belal, des agriculteurs se sont rassemblés dans les jardins de la DAAF depuis 9h00 ce mercredi matin à l’appel de l’UPNA. Une réunion avec les représentants de la DAAF est fixée à 10h00, pour aborder les difficultés financières de la profession. Le syndicat n’exclut pas un sitting de plusieurs jours sur place.

Association Croix Marine : « Les emplois seront préservés, c’est l’engagement du préfet »

Après sa rencontre avec le préfet Jérôme Filippini, l’intersyndicale CFDT – CFE CGC – UR974 a rassuré les grévistes de la Croix Marine en les assurant de la volonté des services de l’État de relancer l’activité de l’association d’ici le milieu de la semaine. Depuis le retrait de son agrément de mandataire de service pour les majeurs protégés, la Croix Marine ne peut plus effectuer de virement sur les comptes bancaires de 1.474 adultes sous tutelle ou curatelle.