Le Zinfosblog de Gilette Aho

Musées de La Réunion : J’en veux plus !

Rédigé le Samedi 25 Mars 2017 à 08:14 | Lu 181 fois


En visite sur deux sites historiques, la maison de Villèle et le Lazaret, je suis surprise de rester sur ma faim.


Il fait bon, une fois par an ou tous les deux ans, de faire un tour dans le passé de nos ancêtres. Honorer leur mémoire, se souvenir d’où l’on vient pour savoir où on va et découvrir (surtout) ce que les élus font de l’argent du contribuable ! Ces lieux de mémoire sont développés et entretenus par nos impôts.
Première visite : musée de Villèle. Je grimpe dans les virages de Saint-Paul (nan pas à pieds, mais en voiture !), il est 15h30, aïe, il ne me reste tout juste une heure pour la visite :
- mais non me répond l’hôtesse à l’accueil, nous fermons à 17H30 et si vous le souhaitez, une visite commentée par un guide débute dans une dizaine de minutes…
Deux euros et dix minutes plus tard, nous sommes trois visiteurs à suivre et écouter le guide affecté à la demeure de la famille Desbassyns. La demeure chargée d’histoire nous entraîne subrepticement dans la coulisse du destin de femmes et d’hommes, qui ont vécu côte à côte pendant des décennies. La fresque généalogique en début de visite expose les visages des uns et des autres ; de pièce en pièce, du sol au plafond, des meubles, des objets et autres bibelots, nous découvrons la vie intime des maîtres et des esclaves. Leurs différences sociales se mêlent et s’entremêlent au fil des lieux, des jours et des heures. Au-delà de l’adversité, ils ont mené ensemble une aventure fortunée et fataliste.
Happée par l’Histoire et les petites histoires du guide et des lieux, je suis surprise de la rapidité de la visite : trente minutes plus tard, me voilà seule me baladant dans les jardins et les dépendances des lieux…
Il en fut de même au Lazaret. Les bâtiments ont été rénovés, l’exposition immuable et silencieuse m’entraîne par magie dans un moment de l’Histoire : l’arrivée des engagés sur l’île.
Une autre exposition intitulée « métissage végétal » dévoile l’histoire des épices, des légumes, des fruits arrivés dans l’île grâce à tous les immigrés volontaires de l’époque ;
Mais, eh oui, hélas, il y a un, mais, il y a un manque.
J’aurais voulu, comme je le fais à La Réunion et ailleurs, dans tous les musées finir ma visite dans l’espace « boutique » (nan pas une boutik chinois) dans l’espace souvenir où j’aurais pu acheter « un p’tit kékchose » : le fichu ou un élément de la vaisselle de Mme Desbassyns, un tee-shirt du musée, des sucreries ou des douceurs que l’on mangeait à l’époque, des épices cultivés dans l’île, bref ramener avec moi, ailleurs et loin, un morceau du passé de La Réunion, si bien entretenu et enrichi par l’argent du contribuable…
A bon entendeur !!!



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