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??Garder son enfant handicapé en milieu scolaire : Pour Nathalie, un combat de tous les jours

Garder son enfant porteur de handicap en milieu scolaire est un parcours du combattant. Nathalie en fait l’expérience quotidiennement. Elle est la maman d’une jeune adolescente de 13 ans, Erika, atteinte d’arthrite juvénile idiopathique. La jeune fille souffre de cette maladie auto-immune inexpliquée, qui de manière chronique, fait gonfler et rend douloureuses toutes ses articulations. Depuis une […]

Ecrit par Prisca Bigot – le mardi 12 mars 2019 à 16H00

Garder son enfant porteur de handicap en milieu scolaire est un parcours du combattant. Nathalie en fait l’expérience quotidiennement. Elle est la maman d’une jeune adolescente de 13 ans, Erika, atteinte d’arthrite juvénile idiopathique. La jeune fille souffre de cette maladie auto-immune inexpliquée, qui de manière chronique, fait gonfler et rend douloureuses toutes ses articulations. Depuis une vingtaine de jours, Erika, pétrie de douleurs, ne peut se déplacer et ne va à l’école qu’en fauteuil roulant. 

Leur calvaire débute dès la sortie du domicile non loin du collège du 14eme km au Tampon. « Le matin ça commence avec les voitures ou moto garées devant notre portail, puis il faut arriver jusqu’au collège qui n’est pourtant qu’à quelques mètres en face ». Pour s’y rendre mère et fille doivent sur la gauche éviter un poteau électrique installé sur le petit trottoir, les obligeant à emprunter la route, puis passer entre les bus scolaires et descendre une petite pente avant d’arriver devant l’établissement scolaire. Par la droite, impossible de passer, le passage piéton surélevé ne va pas jusqu’au trottoir, le fauteuil risquerait de basculer. 

 

Ce trajet aller-retour, Nathalie l’effectue au minimum deux fois par jour selon l’emploi du temps de sa fille. Mais pour Erika, les difficultés ne sont pas terminées une fois arrivée dans l’enceinte du collège. L’établissement n’est pas totalement adapté à son fauteuil. Elle ne peut accéder à certaines classes et malgré les heures rajoutées auprès d’une AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), d’autres élèves doivent la pousser puisqu’elle souffre des poignets. « Mais je ne veux plus que ses copains le fassent, cette année Erika est tombée en sortant de classe. C’est pour leur sécurité et celle d’Erika », explique Nathalie. 

« Qu’elle puisse aller à l’école comme tous les autres »

A cela, il faut ajouter les remarques sceptiques de certains professeurs, allant jusqu’à douter de la maladie chronique d’Erika. « Ce n’est pas parce que ça ne se voit pas qu’elle ne souffre pas ».  Malgré toutes ses difficultés, Nathalie garde le cap. Loin de la loi accessibilité du 11 février 2005 et de l’approche éducative inclusive, la situation d’Erika vient se heurter au manque de moyens et à la fatalité. Erika revient souvent de l’école avec cette impression « que l’école ne veut pas d’elle ». 

« Je ne demande pourtant pas grand chose, juste que nous puissions circuler sur les trottoirs et qu’elle puisse aller à l’école comme tous les autres enfants ». Le pire pour Nathalie est de ne pas être entendue. Depuis trois ans, la mère de famille alerte fréquemment le collège, le Département et la mairie sur ces difficultés. Jusqu’à présent rien n’a été fait. Une assistance pédagogique à domicile (SAPAD) lui a été récemment proposée. « Pourquoi pas », indique Nathalie qui tient en revanche à ce qu’il reste des temps en milieu scolaire pour que sa fille se sente comme tous les autres enfants.

 

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