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Environnement: L’importation de 150 plantes interdites à La Réunion

C’est une nouvelle étape dans la préservation de la biodiversité dans notre île. En vigueur depuis sa publication au journal officiel le 11 avril dernier, ce nouveau texte, annexé à l’arrêté du 1er avril, [interdit strictement sur le territoire 150 plantes terrestres et aquatiques]urlblank:https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2019/4/1/TREL1822366A/jo/texte du fait de leur potentiel envahissant pour les milieux naturels de […]

Ecrit par NP – le jeudi 16 mai 2019 à 16H09

C’est une nouvelle étape dans la préservation de la biodiversité dans notre île. En vigueur depuis sa publication au journal officiel le 11 avril dernier, ce nouveau texte, annexé à l’arrêté du 1er avril, [interdit strictement sur le territoire 150 plantes terrestres et aquatiques]urlblank:https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2019/4/1/TREL1822366A/jo/texte du fait de leur potentiel envahissant pour les milieux naturels de l’île. Il sera donc désormais impossible non seulement d’introduire même en transit une de ces plantes, quel que soit son stade de développement mais aussi d’en détenir, d’en transporter, de colporter, d’utiliser, d’échanger, de mettre en vente, de vendre ou d’en acheter une.

La préfecture de La Réunion tient à rappeler que la publication de cette interdiction n’est qu’une « première étape » car ces 150 espèces « ne reflètent pas l’ensemble des espèces envahissantes de l’île, ni toutes celles qui le deviendraient si elles étaient introduites à La Réunion ».

Pour cette première étape, le choix a été fait d’interdire tout d’abord une cinquantaine d’espèces présentes en faible quantité dans l’île. Pour quelques unes d’entre elles comme le tulipier du Gabon ou l’herbe de la Pampa, « déjà très répandus dans les jardins et les aménagements urbains », l’effort d’arrachage s’annonce « conséquent et de longue haleine », prévoit la préfecture.

« Une centaine d’autres plantes, a priori absentes de l’île, ont été choisies notamment du fait de leur présence sur un territoire proche avec lequel nous opérons des échanges », ajoute-t-elle.

Depuis 2015, partenaires scientifiques, naturalistes ou encore des professionnels agricoles ont participé à une large concertation pour recenser ces espèces. Pour les espèces invasives non réglementées, un guide de bonnes pratiques horticoles et paysagères a été conçu par les professionnels sur le site [especesinvasives.re]urlblank:https://www.especesinvasives.re/dossiers-thematiques/horticulture/article/guide-de-bonnes-pratiques

Que faire si on détient une de ces plantes ?

Les détenteurs de plantes ou graines appartenant aux espèces interdites sont invités à les détruire, en prenant soin d’éviter leur propagation. Des conseils et, pour les situations difficiles, un accompagnement adapté, seront développés dans les prochains mois.

Toute vente ou utilisation étant désormais impossible, les détenteurs d’un stock commercial de ces espèces doivent le déclarer auprès de la préfecture de La Réunion avant le 11 octobre 2019. Ils devront ensuite, avant le 11 avril 2020, gérer le stock de ces espèces exotiques envahissantes conformément à l’article R 411-39.II du code de l’environnement (destruction, en général).

Que faire si on observe une de ces plantes ?

Si vous observez dans la nature une plante inscrite sur la liste des espèces interdites, signalez-la sur le site internet du [Groupe espèces invasives de La Réunion (GEIR)]urlblank:https://www.especesinvasives.re/especes-invasives/faire-un-signalement/#formulaire .

Plus largement, si vous rencontrez une nouvelle espèce sur un site que vous connaissez bien, signalez-la. Votre observation sera systématiquement étudiée. En 2018, plus de 50 signalements effectués par les réunionnais ont permis aux gestionnaires des milieux naturels de l’île d’intervenir dans les situations où un risque nouveau d’envahissement était confirmé.

Pour mémoire, il est par ailleurs strictement interdit, de longue date, d’introduire tout végétal à La Réunion dans ses bagages ou par voie postale. Les introductions doivent impérativement être faite en fret, à l’aide d’un certificat phytosanitaire. Depuis l’arrêté ministériel du 9 février 2018, il est également interdit d’introduire dans le milieu naturel toute espèce sauvage, animale ou végétale, non indigène, sur le territoire de La Réunion.

Plus d’information : [https://www.especesinvasives.re/strategie-de-lutte/les-reglementations]urlblank:https://www.especesinvasives.re/strategie-de-lutte/les-reglementations

 

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