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Ecoles : Le service minimum à contrecœur

La nouvelle loi sur le service minimum d’accueil dans les écoles primaires en période de grève, validée en août 2008 par le Conseil constitutionnel, devra être appliquée. Elle impose aux communes d’organiser l’accueil lorsque les enseignants grévistes représentent plus de 25% de l’effectif au sein d’un établissement.

Ecrit par Melanie Roddier – le mercredi 01 octobre 2008 à 16H50

Les mairies devront respecter la loi sur le service minimum dans les écoles, promulguée le 20 août, alors que beaucoup y sont hostiles. Le texte force les communes à mettre en place un service minimum dans les écoles fermées. Parmi les municipalités qui y sont farouchement opposées, la mairie de Saint-Denis. Dans les couloirs, on s’agite depuis plusieurs jours pour assurer cet accueil. Ericka Bareight, deuxième adjointe au maire de Saint-Denis, rappelle que le « service communal n’est pas habilité à gérer des enfants. Il est donc préférable que les parents prennent leur disposition pour garder leurs enfants« . A Saint-Louis, le chargé de communication Jean-Yves Grondin a souhaité informer rapidement la population que les écoles seront fermées même si les services de la mairie fonctionnent : « 40% du personnel de l’éducation nationale sera en grève demain. Nous ne pouvons pas assurer de service minimum mais le service communal sera à son poste. Je n’ai pas d’informations concernant cette loi, il devrait y avoir une convention signée entre l’éducation nationale et les mairies« , a expliqué Jean-Yves Grondin, ajoutant que l’Etat doit prendre ses responsabilités: « ils coupent les petits contrats et demandent un service minimum« . La grève de demain dans la fonction publique sera le premier test de ce service minimum d’accueil.

 

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