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Des recherches de l’IRD sur l’état des récifs coralliens des Îles Eparses

Le 4 avril 2019, 70 scientifiques ont embarqué sur le navire Marion Dufresne pour un mois de mission dans les Îles Eparses, ces territoires français vierges disséminés autour de Madagascar. Biologistes marins, généticiens ou encore océanographes sont aujourd’hui de retour après avoir observé l’évolution des récifs coralliens autour d’Europa, Juan De Nova, Glorieuses et Tromelin. […]

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 08 mai 2019 à 15H23

Le 4 avril 2019, 70 scientifiques ont embarqué sur le navire Marion Dufresne pour un mois de mission dans les Îles Eparses, ces territoires français vierges disséminés autour de Madagascar. Biologistes marins, généticiens ou encore océanographes sont aujourd’hui de retour après avoir observé l’évolution des récifs coralliens autour d’Europa, Juan De Nova, Glorieuses et Tromelin.

Philippe Borsa, directeur de recherche et Cécile Fauvelot, chargée de recherche au sein de l’unité mixte de recherche ENTROPIE, ont ainsi pu observer la présence aux Iles Eparses d’un bernard l’hermite jusqu’ici rapporté du seul océan Pacifique. Les deux scientifiques travaillant à l’Histoire génétique des espèces des récifs coralliens de l’Océan Indien ont également collecté deux nouvelles espèces de poissons de type Capitaine, et procédé à l’échantillonnage de deux tridacnes rares.

Sur ces iles, loin des activités humaines, les impacts du changement climatique sur les écosystèmes coralliens de la zone sont étudiés notamment par Aline Tribollet, chargée de recherche pour le Laboratoire LOCEAN-IPSL. Des carottes coralliennes dans toutes les Iles Eparses pour reconstruire les paléo-climats et conditions océanographiques au cours des 100 à 400 dernières années, ont été récoltées. Des expériences pour étudier la bioérosion ont été installées pour une durée d’un an et plus, à Europa, Juan de Nova et les Iles Glorieuses.

Les premiers résultats de cette mission ont aussi révélé que les « récifs d’Europa, avec une forte couverture corallienne, montrent une grande stabilité temporelle, alors que ceux de Juan de Nova sont fortement impactés par le réchauffement des eaux de surface et la pêche illégale », indique Pascale Chabanet, directrice de recherche au sein de l’UMR Entropie (représentante de l’IRD à La Réunion).
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