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Déconfinement : Les restaurateurs de la station balnéaire tirent leur épingle du jeu

Deux mois après le déconfinement, la situation des restaurateurs de Boucan Canot et Saint-Gilles s'est rétablie, les clients sont là. Si les finances des restaurateurs sont rétablies, ils craignent toutefois un éventuel reconfinement, dont certains ne se relèveraient pas.

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 14 août 2020 à 11H44

Nous avons interrogé plusieurs restaurateurs de la station balnéaire, de Boucan à Saint-Gilles, tous sont unanimes: les clients sont de retour, depuis le premier jour du déconfinement. Les patrons de l’emblématique Chez nous à Saint-Gilles, ceux du PM ou encore du Kivala, à Boucan Canot ont retrouvé l’équilibre financier, qu’ils ont redouté de perdre avec deux mois et demi d’inactivité forcée.

Hervé Chapaux, propriétaire, entre autres, du Kivala, sur l’esplanade de Boucan, a sérieusement craint le pire, soit devoir licencier des membres de son équipe, dont certains sont avec lui depuis l’ouverture de son restaurant de plage. « Ces deux mois furent difficiles, nous avons dû avancer les salaires de mars et d’avril, heureusement que nous avions la trésorerie nécessaire, ce n’est pas le cas de tout le monde. Après un temps d’adaptation, les services de l’Etat ont versé le chômage partiel rapidement, en mai. », raconte-t-il.

Hervé Chapaux se félicite des mesures gouvernementales, qui ont « évité une vraie casse sociale », et témoigne que la France a adopté un modèle exceptionnel: importateur de meubles, il a versé le salaire de son employé à Bali, même sans activité. « Il a été très heureux que je continue de le payer, ce n’est pas le cas de tous, là-bas, c’est une véritable catastrophe. De ce fait, je relativise beaucoup ce qui nous arrive. », souffle-t-il. Si l’homme est satisfait des mesures gouvernementales, il est en revanche outré du rôle des assurances: « L’Etat a fait ce qu’il fallait, les banques ont joué le jeu, mais pas les assurances. Axa a refusé de m’indemniser, je les attaque en justice »

Si le confinement fut brutal, la crainte, à sa fin, était que les clients ne désertent les restaurants. Au contraire, le jour même du déconfinement, la terrasse était pleine, sans doute, explique-t-il, car « les gens ont été privés de ces moments de convivialité, ils étaient heureux de nous retrouver, et c’était réciproque. » L’équipe de 19 personnes aussi était sur le qui-vive, rassurée de n’avoir perdu un emploi convenablement payé: « A l’embauche, un salarié est payé 1600 euros net, chez moi », confie-t-il. Une affluence accrue, sans doute du fait de vacances locales, pour cause de crise sanitaire.

Les affaires ont repris, la saison « déconfinement » a finalement vu le chiffre d’affaires progresser par rapport à la même période l’an passé, à tel point que le patron cherche un apprenti. L’optimisme d’Hervé Chapaux est tempéré par la crainte d’un reconfinement, qui, combiné à la fin des exonérations de charges patronales, à la reprise des remboursements de prêts et enfin au remboursement du PGE, signerait sûrement la fin de nombreuses entreprises. Par ailleurs, la situation des restaurants de la station balnéaire est exceptionnelle, nuance-t-il: les restaurants fonctionnant essentiellement avec les services du midi pour les travailleurs ont des difficultés à remplir leurs salles. 

 

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