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Crise canne : « Une belle avancée » sur la convention

Les syndicats ressortent de la préfecture après plus de deux heures d'échanges avec les industriels autour de la convention canne.

Ecrit par NP – le jeudi 30 juin 2022 à 15H43

Des avancées applaudies

Pour la première fois depuis le début de la mobilisation des planteurs de canne, les manifestants ont applaudi après le débrief des syndicats. Ils n’ont toujours pas obtenu ce qu’ils demandaient auprès de Tereos, mais ils sont satisfaits des discussions avec Albioma et la préfecture.

Les discussions ont clairement avancé mais n’ont pas encore abouti. Une proposition de hausse de la tarification de la bagasse est attendue.

Les propositions d’Albioma

« On peut dire que dès demain, on aura des réponses sur la revalorisation de la bagasse. La hausse sera actée ou non ce soir« , annonce Pierre-Emmanuel Thonon, co-président du Comité paritaire interprofessionnel de la canne et du sucre, avant d’ajouter, « Albioma nous propose de mettre une enveloppe sur la table. On attend de voir quel est le montant de cette enveloppe. »

« Demain, si c’est validé au niveau de la Commission de régulation de l’énergie, il y aura peut-être une augmentation des 14,50 euros » (pour la bagasse, ndlr) », ajoute-t-il. Le co-président du CPCS explique que l’Etat a décidé de « challenger » la répartition et demande à Albioma une réévaluation de la part que reçoivent les planteurs. 

« L’Etat a évoqué un prix plancher pour la fibre et on aura chacun un bonus« , déclare-t-il. « Il y a des points positifs notamment sur les cannes plus fibreuses dans les Hauts, sur la fibre de la canne longue machine, on sera mieux rémunérés« , précise Pierre-Emmanuel Thonon.

 

Le soutien du préfet applaudi, appel à temporiser les manifestations

Les syndicats ont souhaité salué le travail du préfet, Jacques Billant, qui encadre les discussions depuis la semaine dernière. « Sans le préfet, on peut dire qu’on aurait rien eu« , assure Dominique Clain, président de l’UPNA (Union pour les agriculteurs 974).

Pierre-Emmanuel Thonon, co-président du CPCS, ajoute : « Vu ce que l’Etat et Albioma nous ont laissé entendre, on va rester là. On va essayer de calmer tout le monde, parce qu’il y a malheureusement quelques débordements. » Les opérations coup de poing devraient donc être suspendues pour le moment.

« Le préfet s’est engagé à orchestrer les réunions. C’est ce qu’il fait aujourd’hui : il prend son rôle à coeur. Il essaie de faire le maximum pour qu’on avance. Je tiens à le remercier personnellement, parce que je ne pense pas qu’on sera là aujourd’hui sans lui« , affirme-t-il.

Tereos n’a pas fait le déplacement

« C’est inacceptable« , s’insurge Pierre-Emmanuel Thonon, « Le Département s’est déplacé, la Région s’est déplacée, la DAAF s’est déplacée, le préfet est très demandé mais il arrive à faire de la place dans son agenda pour orchestrer ces négociations. On voit que Tereos ne prend même pas le temps de se déplacer, c’est de l’insolence ! »

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