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Coup de semonce

La grève des camionneurs aura-t-elle au moins cela de bon : nous permettre enfin de prendre conscience de notre dépendance (et celle du monde) envers le pétrole? Toute notre économie est bâtie sur l’abondance et le bon marché de cette source d’énergie. Cette condition vient-elle à faire défaut, tout s’écroule : le transport, l’industrie, le […]

Ecrit par jonathan – le lundi 10 novembre 2008 à 19H30

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La grève des camionneurs aura-t-elle au moins cela de bon : nous permettre enfin de prendre conscience de notre dépendance (et celle du monde) envers le pétrole? Toute notre économie est bâtie sur l’abondance et le bon marché de cette source d’énergie. Cette condition vient-elle à faire défaut, tout s’écroule : le transport, l’industrie, le commerce, l’agriculture, la pêche, les services, les loisirs…

Alors bien sûr on peut rester focalisé sur le court terme, se battre comme des chiffonniers sur qui doit allonger les cinq, vingt, quarante centimes qui permettront de refaire fondre la gélatine. On peut espérer que la baisse momentanée des cours du brut va finir par être répercutée sur l’île… mais il serait plus salutaire que cette crise nous fasse enfin prendre conscience que nous sommes au bord du gouffre et que si nous ne prenons pas vraiment la mesure des changements radicaux qu’il va nous falloir opérer, le sang, la sueur et les larmes sera notre futur.

Est-ce bien prendre la mesure de ce qui va se passer quand l’Inde, la Chine auront un équipement automobile semblable au nôtre que de s’équiper d’une nouvelle centrale au fuel? Allons nous pouvoir continuer à aller chercher du charbon en Afrique du Sud, des carottes en Australie, des aliments transgéniques pour les animaux en Argentine?

C’est un véritable changement de société que nous allons devoir affronter et nous n’en prenons malheureusement pas le chemin. Est-il normal aujourd’hui de continuer à installer des chauffe-eaux électriques? C’est aujourd’hui, sans attendre le tram-train, qu’il faut avoir recours massivement aux transports en commun, l’automobile, quelle que soit l’énergie utilisée, est condamnée par notre expansion démographique, expansion qu’on ne peut réellement contrôler que par une éducation de qualité. Notre agriculture, notre pêche, doivent d’abord servir à nous nourrir de façon durable. Nous devons enfin nous intéresser de façon solidaire à nos voisins de l’Océan Indien.

Allons nous devenir une nouvelle île de Pâques ou aurons-nous l’énergie, le courage et la lucidité d’affronter la réalité?

Jean-Pierre Espéret

 

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