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Continuité funéraire: Un dispositif élargi pour les ultramarins

Les parents proches, pères, mères, enfants et désormais frères et soeurs pourront bénéficier d’une aide du gouvernement pour dire un dernier au revoir à un membre de la famille en fin de vie. Hier, le dispositif élargi de continuité funéraire a été voté à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de Loi de finances.

Ecrit par Christelle Boyer – le vendredi 06 novembre 2020 à 11H02

La perte d’un proche à des dizaines de milliers de kilomètres. Un moment douloureux pour la famille proche d’un défunt réunionnais ou ultramarins accentué par des difficultés d’achat d’un billet d’avion ou de financement du rapatriement du corps. 

La problématique a été abordée hier par la députée Nathalie Bassire qui a soutenu un amendement proposant d’augmenter les crédits de la continuité territoriale alors que les familles « sont souvent contraintes de lancer dans l’urgence des appels aux dons dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Dans ces moments de stress et d’angoisse, la prise en charge du prix du billet constituerait un soutien très utile pour elles ».

Un « sujet douloureux », a reconnu Olivier Serva. Le rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire a pointé un plafond de ressources « beaucoup trop bas » et proposé de porter le quotient familial d’éligibilité à 12 000 euros.

Et parce que les personnes décédées dans l’Hexagone originaires des Outre-mer « ont une famille, des parents, des frères et sœurs, qui souhaitent parfois les accompagner une dernière fois lorsqu’elles partent vers l’Hexagone pour être soignées », le dispositif de continuité territoriale a été élargi. Il sera donc mis en place « au-delà du seul décès », a annoncé le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu. La notion de parents a également été élargie aux frères et soeurs jusqu’alors exclus.

L’amendement du gouvernement allant donc dans le sens de la députée, Nathalie Bassire a donc accepté de retirer le sien.

Le député Jean-Hugues Ratenon a quant à lui fait modifier l’amendement en demandant au ministre d’y intégrer la possibilité de prise en charge entre deux territoires d’Outre-mer :

 

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