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Comores : L’ancien président Sambi jugé pour « haute trahison »

L’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, au pouvoir entre 2006 et 2011, est jugé pendant deux jours pour "haute trahison", devant une Cour de sûreté de l’Etat au Palais de justice de Moroni. Mais les avocats de l'accusé ont soulevé plusieurs exceptions de nullité et notamment la légalité de la juridiction. Le procès pourrait ne pas se poursuivre.

Ecrit par La-Rédaction – le mardi 22 novembre 2022 à 10H16

L’ancien président Sambi est resté enfermé sous bonne garde dans sa maison de Moroni transformée officiellement en annexe de la prison dans laquelle il vient de passer plus de quatre ans et demi en détention préventive sous l’inculpation de détournement de fonds. Une détention illégale, puisque la loi fixe un délai maximum de 8 mois pour l’emprisonnement préventif aux Comores.

Si l’instruction de cette affaire portait sur un présumé détournement des fonds, l’inculpation s’est transformée « haute trahison », une infraction qui n’existe pas dans le code pénal comorien. 

Prévue pour durer trois jours, la journée de ce lundi, consacrée à l’ouverture du procès a été marquée par les différentes exceptions soulevées par les avocats de la défense de l’ancien président et notamment au sujet de la récusation du juge, le magistrat ayant « déjà connu le dossier lors des différents recours formulés devant la chambre d’accusation ». Le président Sambi a souhaité prendre la parole à la fin de l’audience, déclarant qu’il n’était « prêt à être jugé par une cour illégalement constituée ». L’ancien député, Ibrahim Mhoumadi Sidi, également poursuivi, a fait savoir qu’il souhaitait s’aligner sur la position de l’ancien président.

Ce mardi matin, le président de la cour de sûreté de l’Etat doit rendre sa décision sur la demande de suspension de l’audience formulée hier matin par le commissaire au gouvernement.  

On se souvient que pour financer tous les projets qu’il avait promis à ses électeurs en 2006, Sambi avait fait voter par le parlement comorien en 2008 le programme de « citoyenneté économique », toujours en vigueur, consistant à vendre des passeports comoriens aux riches Bédouins apatrides du Golfe Persique. Ce programme aurait donné lieu à une affaire de corruption selon un rapport parlementaire. Il est au cœur de la poursuite judiciaire aujourd’hui.

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