Revenir à la rubrique : International

Bientôt la fin du miracle allemand ?

L’Allemagne se réveille avec la gueule de bois. Hier, les chiffres de l’exportation et de la production industriels du pays ont été publiés : -5,8% pour le premier et -4% pour le second. Du jamais vu depuis cinq ans. Pire, ce trou d’air de l’économie allemande risque de durer… En effet, les quatre principaux instituts […]

Ecrit par S.I – le vendredi 10 octobre 2014 à 14H55

L’Allemagne se réveille avec la gueule de bois. Hier, les chiffres de l’exportation et de la production industriels du pays ont été publiés : -5,8% pour le premier et -4% pour le second. Du jamais vu depuis cinq ans. Pire, ce trou d’air de l’économie allemande risque de durer…

En effet, les quatre principaux instituts économiques d’outre-Rhin ont révisé en forte baisse leurs prévisions de croissance à 1,3 % pour 2014 et 1,2 % pour 2015. La faute à un second trimestre en baisse (-0,2%) à cause de la crise ukrainienne, de l’embargo occidental sur la Russie (10% des exportateurs allemands), du ralentissement de la croissance en Chine et du ralentissement économique généralisé de ses voisins européens de la zone euro, France et Italie en tête.

Selon les derniers calculs de la chambre économique allemande, le spectre d’une entrée en récession est même possible dès ce troisième trimestre 2014.

Berlin assure tout de même que ces mauvais chiffres ne devraient pas remettre en cause l’équilibre budgétaire promis pour 2015, le premier depuis 45 ans.

Malgré tout, ces mauvais chiffres pourraient forcer Berlin à modifier sa ligne de conduite envers ses partenaires européens. En effet, les principaux instituts économiques allemands, très écoutés par Berlin, ont appelé à davantage d’investissement public dans les infrastructures pour soutenir la croissance.

Jusqu’à présent, la chancelière Angela Merkel a toujours refusé de dévier de sa sacro-sainte orthodoxie budgétaire, estimant que la solidité de ses finances publiques est sa contribution à l’édifice européen et ne jurant que par « l’investissement privé ».

Mais hier, la chancelière a admis que son gouvernement étudiait les moyens de stimuler l’investissement. Ce début d’évolution renforce la position de son voisin français qui affirme depuis plusieurs mois qu’il serait dangereux, pour elle comme pour l’ensemble de l’Union, de limiter les dépenses publiques, au moment où le FMI s’inquiète de « sérieux risques » de récession dans la zone euro.

Une de ces mesures serait de lancer un programme d’investissement public national, qui relancerait immédiatement la demande et accroîtrait la croissance potentielle à moyen terme.

Exactement ce dont réclame et a besoin la zone euro depuis plusieurs mois…

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

Mozambique : TotalEnergies aurait cessé de payer directement les forces armées pour sa protection

Il y a un an, un rapport indépendant commandé par TotalEnergies préconisait au groupe de ne plus financer directement la Joint Task Force, composée de soldats rwandais et mozambicains, pour assurer la protection de ses installations dans la région du Cabo Delgado. Selon le site Zitamar, le géant français pétro-gazier verserait désormais sa contribution au gouvernement mozambicain, afin d’éviter que son argent ne puisse être associé à d’éventuels crimes de guerre.

Iran : La mort du président annoncée par les médias d’Etat

Les opérations de recherches se poursuivent dans nord-ouest du pays où a disparu l’hélicoptère transportant plusieurs officiels iraniens, dont le président Ebrahim Raïss. Pour autant, plusieurs médias d’Etat ont déjà annoncé la mort de ce dernier, avec celle de Hossein Amir-Abdollahian, le ministre des Affaires étrangères.

Vladimir Poutine assure que l’armée russe n’a pas l’intention de conquérir Kharkiv

Vladimir Poutine a déclaré vendredi que l’objectif de l’offensive russe dans la région de Kharkiv, en Ukraine, n’était pas la conquête de la ville. Selon le président russe, cette opération militaire répond à des attaques ukrainiennes contre le territoire russe, notamment à Belgorod, et vise à établir une « zone de sécurité » le long de la frontière. Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse à Harbin, en Chine.

Poutine a précisé que bien que les forces russes progressent quotidiennement, la conquête de Kharkiv n’est pas actuellement envisagée. « Nous créons une zone sanitaire en réponse aux agressions subies sur notre territoire », a-t-il ajouté, en faisant référence aux bombardements ukrainiens sur des zones résidentielles russes.

Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a affirmé que la situation autour de Kharkiv avait été « stabilisée » malgré la nouvelle offensive russe lancée le 10 mai. Lors d’une conférence de presse, Zelensky a indiqué que les troupes russes n’avaient pénétré que jusqu’à 10 kilomètres de la frontière ukrainienne et que dans certains secteurs, il n’y avait eu aucune avancée russe significative.

Zelensky a également expliqué que la construction de fortifications à la frontière avait été rendue impossible à cause des bombardements continus. Il a visité la région jeudi et confirmé que la première ligne de défense ukrainienne, plus au sud, n’avait pas été atteinte par les forces russes. Ces informations ont été rapportées par plusieurs sources médiatiques ukrainiennes, dont RBK Ukraine et Ukrainskaïa Pravda.