Revenir à la rubrique : Société

« Bactrocera dorsalis »: La mouche qui ravage la production de mangues

Elle mesure en moyenne 10mm mais risque d’anéantir la production de mangues pourtant prometteuse cette année. La mouche orientale des fruits ou « Bactrocera dorsalis » fait des ravages dans notre île.  Les acteurs de la filière étaient réunis hier dans l’Ouest, là où les dégâts sont les plus importants, pour faire un point de situation. « 80 à 100% de […]

Ecrit par N.P – le mercredi 12 décembre 2018 à 14H44

Elle mesure en moyenne 10mm mais risque d’anéantir la production de mangues pourtant prometteuse cette année. La mouche orientale des fruits ou « Bactrocera dorsalis » fait des ravages dans notre île. 

Les acteurs de la filière étaient réunis hier dans l’Ouest, là où les dégâts sont les plus importants, pour faire un point de situation. « 80 à 100% de la production est touchée », indique Eric Lucas, responsable diversification à la Chambre d’agriculture. Dorsalis s’attaque non seulement aux fruits, zattes, bananes, letchis mais aussi aux légumes, piments, margoze… Et les hauteurs ne sont pas épargnées, la présence de la mouche a été détectée également à Cilaos. 

Face à ce ravageur détecté pour la première fois fin avril 2017, c’est l’inquiétude qui règne. En effet, Bactrocera dorsalis se montre particulièrement vigoureuse et possède une capacité de reproduction bien plus élevée que les trois autres espèces de mouches présentes à La Réunion. « 250 oeufs viables pondus par mouche contre une quinzaine pour les autres », précise Eric Lucas. La mouche orientale des fruits pique même les mangues vertes, les fruits chutent de l’arbre avant même la maturation. 

Des moyens d’action existent mais nécessitent une forte mobilisation des producteurs mais aussi des particuliers. Ramasser les fruits tombés au sol -dans lesquels les oeufs sont pondus – et les placer dans un sac hermétique laissé au soleil 15 jours avant de les mettre au compostage par exemple, constitue le premier geste à adopter. « Cela aura pour effet de casser le cycle de reproduction de la mouche ». 

D’autres moyens de lutte complémentaires sont à mettre en place: ensacher les fruits, pulvériser les mangues d’argile (ce qui laissera des traces blanches sur les fruits), installer des pièges à base d’insecticide ou encore favoriser ses ennemis naturels. La micro-guêpe « Fopius arisants » va pondre ses oeufs dans les larves de la mouche. « Pour être efficace, 70 % des oeufs doivent être parasités, aujourd’hui nous n’en sommes qu’à 6 % ».

Le travail de production à grande échelle de mâles stériles engagé par les Mauriciens constitue également une petite lueur d’espoir. « Il faudra en revanche patienter deux ou trois ans avant de pouvoir en bénéficier ». 

En attendant, la lutte contre Bactrocera dorsalis est l’affaire de tous, insiste Eric Lucas.

 

Thèmes :
Message fin article

Avez-vous aimé cet article ?

Partagez-le sans tarder sur les réseaux sociaux, abonnez-vous à notre Newsletter,
et restez à l'affût de nos dernières actualités en nous suivant sur Google Actualités.

Pour accéder à nos articles en continu, voici notre flux RSS : https://www.zinfos974.com/feed
Une meilleure expérience de lecture !
nous suggérons l'utilisation de Feedly.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique