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Après une gramoune dans un EHPAD, le prédateur sexuel s’en prend à une enfant

Un trentenaire a été jugé en comparution immédiate ce vendredi pour avoir agressé physiquement et sexuellement la fille de sa compagne, qui a également été violentée. Le prévenu n'est pas un inconnu de la justice puisqu'il avait été condamné en 2015 pour avoir violé une femme de 93 ans dans un EHPAD. Il a été condamné à 3 ans et demi de prison ferme.

Ecrit par Gaëtan Dumuids – le vendredi 16 février 2024 à 17H56

En mai 2015, Quenny défrayait la chronique alors qu’il avait agressé sexuellement une gramoune dans l’EHPAD « Les Alizées » à Saint-Paul. Déjà en récidive à l’époque, il avait été condamné aux Assises à 8 ans de prison.

Libéré en 2022, il rencontre Nadia* dans le courant de l’année. Celle-ci a déjà une fille et Quenny veut un enfant. D’abord réticente, Nadia tombe enceinte. La grossesse se passe mal, tout autant que l’accouchement où l’attitude de Quenny inquiète. L’une des infirmières déclarera même l’avoir vu se masturber.

Après la naissance de sa fille, Quenny va se montrer de plus en plus violent avec la famille. C’est lorsqu’il va s’enfermer une heure dans la chambre avec le bébé d’un mois que Nadia comprend que c’est le moment de mettre fin à la relation. C’est là que sa fille Iris*, alors âgée de 12 ans, va avouer que Quenny lui a fait des attouchements à plusieurs reprises, en plus de l’avoir déjà frappée une fois.

S’il reconnaît les menaces de mort sur Nadia et une gifle sur Iris, Quenny nie le reste des accusations. Pour lui, elles veulent lui faire payer et il va même laisser entendre que si Iris est allée à Maurice en vacances récemment, c’est en récompense pour ses accusations contre lui.

« Elle n’était pas au courant de son passé »

Surtout, le prévenu assure que Nadia a toujours été au courant de son passé, ce que la mère de famille réfute par la voie de son avocate, Me Soizic Panefieu. « Elle n’était pas au courant de son passé. C’est quelqu’un d’extrêmement violent qui la menace. Je m’interroge sur sa dangerosité. Parce qu’il en a clairement une », argue-t-elle avant de demander une interdiction de contact et le retrait de l’autorité parentale.

« Ce n’est pas possible pour une petite fille de 13 ans d’inventer ce qu’elle a décrit », assure le procureur qui requiert une peine de 6 ans de prison, avec 5 ans de suivi socio-judiciaire avec une injonction de soins.

Des réquisitions qui choquent la défense. « Six ans pour des faits de violences sans ITT ? On n’est pas dans une Cour d’Assises pour des peines aussi lourdes. Ce dossier est une coquille vide, il n’y a pas d’éléments matériels », souligne Me Youssef Ben Slamia.

Finalement, le tribunal va le condamner à une peine de 3 ans et demi de prison assortie de 5 ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soins. Il a interdiction de contact et de paraître au domicile des victimes. Il a interdiction d’effectuer un emploi en lien avec les enfants pendant 10 ans et se voit retirer son autorité parentale.

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