Société

XL Airways : Marie-Annick pourra-t-elle rentrer voir sa famille à La Réunion ?

Vendredi 20 Septembre 2019 - 17:53

Cette Réunionnaise installée en métropole est très déçue et en colère, comme nous le confie sa fille Audrey. Marie-Annick a récemment pris sa retraite et comptait bien en profiter pour rentrer au pays voir ses proches au mois de novembre.
 
Mais hier soir, Audrey découvre sur les réseaux sociaux que la compagnie XL Airways sur laquelle doit voyager sa mère, est en cessation de paiements et qu’aucun vol n’est garanti au-delà du 23 septembre prochain.
 
"Quand j’ai vu qu’ils annulaient les vols, je me suis dit ça va faire comme Aigle Azur. J’ai dit à ma mère "ne t’attend pas à partir…", raconte Audrey. "Ma mère est extrêmement déçue. Elle est Réunionnaise et elle ne voit déjà pas sa famille très souvent."
 
La compagnie aérienne a mis à disposition un numéro vert, mais au bout du fil, après une vingtaine de minutes d’attente hier soir, Audrey n’obtient pas plus d’informations : "Ils m’ont dit qu’ils ne savent rien pour l’instant, et qu’ils nous enverraient un mail ou un SMS concernant le vol de ma mère dans les prochains jours."
 
"Il n’y aura pas de dédommagement"

 
"On m’a bien précisé que, comme il s’agit d’un redressement judiciaire, si le vol est annulé le billet ne sera pas remboursé, à moins d’avoir acheté l’option « billet remboursable », plus chère, ce que nous n’avons pas fait", explique la fille de la retraitée. Pour sa mère, cela pourrait représenter 677 euros de perdus.
 
"Je ne pensais pas que la situation de XL Airways pouvait se détériorer aussi vite. Quand on achète un billet d’avion on n’imagine pas cette possibilité" ,confie la jeune femme.
 
"Ma mère n’a pas les moyens de racheter un billet d’avion, elle ne touche qu’une petite retraite. Elle est très en colère, elle a l’impression de se faire arnaquer."
Charlotte Molina
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1.Posté par Pfffff arggggghhhhh le 20/09/2019 18:06 (depuis mobile)

Un grand merci à Marie-Annick qui exprime son empathie envers les salariés de XL ! Ça respire la bienveillance tout ça !!
Que sont 677€ par rapport à un emploi, une vie qui s'écroule, un crédit qu'on ne peut plus rembourser...
Bref....

2.Posté par jeje le 20/09/2019 18:11

Elle ne sera pas la seule , mais comme la mode est a l'ouverture de cagnotte sur FB pour un oui , pour un non tentez votre chance qui sait !!!!!

3.Posté par Choupette le 20/09/2019 18:56

Vous avez payé pour un service qui n'a pas été rendu donc, vous pouvez toujours déposer une plainte.
Seuls ceux qui le font ont une chance d'être remboursés. Les créanciers sont les premiers remboursés.

1.Posté par Pfffff

Qui vous dit que cette dame n'a pas fait un crédit pour pouvoir passer quelques jours avec sa famille ?

Vous avez raison, pfff ... .

Pas trop d'inquiétude pour le personnel. On les recasera bien ici ou là.

Quand la Sabena a fermé, on a retrouvé des hôtesses reconverties en secrétaires, sans en avoir les compétences.

4.Posté par kaloupillé le 20/09/2019 19:01


5.Posté par ali le kafhir le 20/09/2019 19:05

@ 1 dans l'aérien il faut pas s'attendre à y faire une carrière surtout dans les compagnies low cost

en moyenne le seuil de rentabilité d'un long courrier est de 0.08e du km quand xl vendait des billet à 0.03e du km pour paris (prix d'appel)

donc faire un crédit à long terme en travaillant dans ce secteur est purement suicidaire
c'est mon avis

6.Posté par Candide le 20/09/2019 19:38

Si elle croit être la seule, elle se trompe. Qu'elle pense aussi à toutes les familles qui avaient prévus de partir en métropole à Noël et qui vont devoir rester ici, tout en perdant beaucoup d'argent.

7.Posté par kaloupillé le 20/09/2019 21:04


8.Posté par kaloupillé le 20/09/2019 21:30


9.Posté par Thomas GILBERT le 20/09/2019 22:21

Un article dans le JIR/Clicanoo du 20 septembre explique qu'il est possible de se faire rembourser :
XL Airways en cessation de paiement : quelles solutions pour ceux qui ont acheté un billet ?

10.Posté par kaloupillé le 20/09/2019 23:17


11.Posté par Réveillez vous le 20/09/2019 23:43

Choupette and personnes concerné


Les passagers doivent adresser leur demande de remboursement, leur "créance". Néanmoins, il est quasiment impossible d'obtenir les coordonnées du liquidateur, car il agit dans en coulisse. C'est à ce moment-là qu'intervient le Centre Européen des Consommateurs France (CEC). En effet, le passager lésé peut contacter le CEC. Celui-ci lui indique les coordonnées du liquidateur.

Les dettes sont remboursées en fonction des fonds disponibles et en fonction des ordres de priorité. Le salarié de la compagnie est prioritaire au passager. Le salarié est remboursé en premier, et, s'il reste de l'argent, alors le passager est remboursé. Autrement dit, le passager arrive en dernier.

À savoir, les cas de remboursements sont rares pour un vol sec acheté directement auprès de la compagnie. Les remboursements sont plus fréquents pour l'achat d'un vol sec auprès d'une agence de voyages. Les forfaits de voyage (exemple vol et séjour) permettent aux passagers d'échapper à cette douloureuse sentence, car ici, les remboursements sont obligatoires.

Pour ceux qui aurait prix la formule PLUS chez XL
Apparemment on peux avoir le remboursement MAIS une franchise est appliqué avec 130 EUR/150 USD de frais par coupon.

cela serait donc possible actuellement mais jusqu'a quand ?

12.Posté par Réveillez vous le 21/09/2019 00:29

Précision que je viens d'avoir

quand il est spécifier dans le texte "à moins d’avoir acheté l’option « billet remboursable », plus chère, ce que nous n’avons pas fait","

ce n'est pas exactement cela
en faite l 'option ce n'est pas les billets avec option plus mais bien une assurance supplémentaire indépendant de l'entreprise.

Comme il sont en redressement judiciaire AUCUNE transaction financière ne peux être fait...

Y a plus qu a attendre un bon samaritain...

les assurances Carte bancaire ne fonctionne pas non plus.

13.Posté par Grd le 21/09/2019 08:02 (depuis mobile)

13 personnes, membres de la famille, ont pris des billets d''''avion pour décembre afin d''''assister à notre mariage avec cette compagnie...

14.Posté par Ti Tangue zilé zone le 21/09/2019 09:05 (depuis mobile)

Pourquoi ANNICK n’a pas réservé chez AIR FRANCE ? CQFD La continuité territoriale ne devrait pas cautionner les low-cost

15.Posté par Ouech le 21/09/2019 09:49 (depuis mobile)


16.Posté par Fredo974 le 21/09/2019 09:54

C'est super dangereux de se marier ...

17.Posté par TICOQ le 21/09/2019 10:19

Marie Annick est très déçue et en colère....mais Marie Annick connait-elle le fond du problème qui a amené XL dans cette situation ? C'est la situation de toutes les compagnie low cost françaises face à leurs concurrente européennes qui bénéficient d'une fiscalité plus avantageuse. Marie Annick sait-elle combien de salarié d'XL et d'Aige Azur vont se retrouver au chômage ? C'est vrai que perdre un peu d'argent sur un billet qui doit lui permettre de retrouver sa famille, ça fait chier, mais il faut aussi arrêter de regarder son petit nombril.

18.Posté par TICOQ le 21/09/2019 10:28

13.Posté par Grd le 21/09/2019 08:02 (depuis mobile)

Ahhhh le 13 c'est pas très bon...ils auraient du s'y mettre à 15.

19.Posté par Réveillez vous le 21/09/2019 11:20

@Ti Tangue zilé zone

c est une blague ?
Quand vous prenez un billet et que vous n'avez pas les moyens vous prenez au moins chère point barre.
Selon certain compagnie qui arrive soit orly soit CDG
vous prenez donc le moins chère suivant votre destination final en incluant le coût Bus/train supplémentaire ...Quand sur les mêmes jours vous avez une différence de 400euro entre les différentes compagnies..CQFD

20.Posté par Réveillez vous le 21/09/2019 11:22

@TICOQ

oui facile de faire toujours passer les victimes pour des tyrans sans coeur...
tant que ca ne vous arrive pas bien sur ....

Il devrait avoir une assurance obligatoire a toute compagnie dans ce cas la.inclus dans le billet.
Y en a bien dans d autre pays ...avec bien sur une franchise de 100€ mais c est mieux que de perdre plus de 600€ ...

21.Posté par Movélang le 21/09/2019 11:31 (depuis mobile)


Zot l’a poin la moné
Zot voyaz kou d’bon kontinuité
UU AF zot l’a moukaté
Zot i di ke c’est band bezèr paké
L’interessant zot vé fé l’intéressant (x2)
En attendant kal a terre (x2)
Moin mi va décoller
Et zot kal a terre
mi sa voyazer🎶

22.Posté par etatdunet le 21/09/2019 11:48

merci au poste 12 pour ces précisions, à savoir également que si cette personne à bénéficier d'une prime de la région ou la dom (450€) elle devra la rembourser!

23.Posté par AURE le 21/09/2019 12:03

Bonjour à tous. évidemment que c'est navrant pour les voyageurs, et pour les salariés, mais c'est ce qui arrive et arrivera de plus en plus, puisque la tendance est de toujours vouloir payer le moins cher possible.
On a plus conscience de ce que coûte un service rendu, on veut du low cost à toutes les sauces, et voilà le résultat, les entreprise ne s'en sortent plus, on mange de la m....on tire les prix vers le bas dans la bâtiment pour se retrouver avec des logements insalubres à la livraison....
Réveillons-nous, la qualité se paye et dans tous les domaines, consommons moins mais mieux, sinon, on court à notre perte et on a pas fini de pleurer!!

24.Posté par ANGIE le 21/09/2019 12:18 (depuis mobile)

À post 18* Sans vouloir remuer le couteau , il sont 13 à acheter leurs billets et * GRD* est aussi placé en 13 ème position ds ls commentaires 😭
Bon OK ! JE SORS

25.Posté par Ti Tangue zilé zone le 21/09/2019 13:08 (depuis mobile)

@ 19. Réveillez vous le 21/09/2019 11:20
Il faut vous réveiller vraiment...Mémé disait toujours Bon marché....cependant je vous plussoie que Ratenon devrait exiger à AIR FRANCE d’atterrir à CDG pour bénéficier tous les vols intérieurs HOP et TGV

26.Posté par Marie le 21/09/2019 16:07 (depuis mobile)

Bonjour j’ai acheté 5 billets pour mon marie mes enfants et moi pour aller passer noël à la réunion avec mon père .... 3000e !!! Comment je peux me faire rembourser ? J’ai pris une assurance annulation . Je compte le rendre à Roissy cet après midi

27.Posté par kaloupillé le 21/09/2019 16:25


28.Posté par Kouraz aou XL le 21/09/2019 16:54 (depuis mobile)

Explications du PDG, courage aux salariés

https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/laurent-magnin-xl-airways-on-refuse-de-mourir-1188336.html

29.Posté par kaloupillé le 21/09/2019 18:39


30.Posté par Réveillez vous le 21/09/2019 22:18

Pour ceux qui veule plus de précision sur cette société....

Près d'un quart de siècle après sa création sous la marque Star Europe qui devint très vite Star Airlines avant de prendre en 2006 son nom d'aujourd'hui, XL Airways et ses 570 salariés se retrouvent dans une situation extrêmement difficile.

Après avoir survécu de manière héroïque à une multitude de coups durs depuis une quinzaine d'années, la compagnie aérienne française pilotée par Laurent Magnin s'est déclarée ce vendredi 20 septembre en cessation de paiement et sera placée en redressement judiciaire dans l'espoir de trouver un repreneur.

XL Airways a besoin de 35 millions d'euros, non pas pour passer l'hiver, mais pour appliquer le plan à cinq ans qu'elle s'était fixée. Un plan qui commençait à porter ses fruits puisque la compagnie avait réussi à tenir son budget prévisionnel avec une rentabilité retrouvée en juillet et août et surtout une forte hausse des réservations pour les prochaines semaines.

Un transport aérien français surtaxé et atomisé
Cette faillite intervient après celle de la compagnie Aigle Azur. Placée en liquidation judiciaire le 16 septembre avec maintien d'activité, elle risque de fermer définitivement ses portes la semaine prochaine en cas d'offre de reprise insuffisante.

Il est tentant de chercher les points communs dans ces deux événements quasi-simultanés. L'impact du poids des charges en France et de la taxation spécifique du transport aérien français en est un. L'atomisation du secteur avec la présence de plusieurs compagnies de petite taille (XL, Aigle Azur, Corsair, Air Caraïbes, French Bee, Air Austral, Air Tahiti Nui, ASL Airlines...) en est un autre. Cette particularité française en Europe empêche la plupart de ces compagnies d'atteindre une taille critique. Combinée au poids des charges, cette réalité constitue un handicap majeur face aux concurrents étrangers.

XL Airways, une compagnie aux coûts très bas
Pour autant, au-delà de ces problèmes structurels, les dossiers Aigle Azur et XL Airways sont complètement différents
. Ces différences sont liées à l'histoire de chaque compagnie, aux hommes et femmes qui la composent tant à la direction que dans les syndicats, et à leurs actionnaires.

Quand Aigle Azur a laissé dériver ses coûts salariaux en signant des accords collectifs peu compétitifs avec les navigants, en particulier les pilotes (les hôtesses et stewards ont accepté d'être moins nombreux dans les avions, ce qui a fait fortement diminuer les coûts unitaires), XL Airways a su maintenir une rigueur dans les coûts qui en a fait la compagnie française disposant de la structure de coûts la plus basse du secteur avec French Bee et Air Caraïbes. À tel point que la précédente direction d'Air France et d'Air France-KLM, dans sa volonté de riposter aux low-cost long-courrier, avait prévu en 2018 de prendre XL Airways sous son aile. Mais le projet s'est envolé avec le départ surprise en mai 2018 du PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac.

XL Airways est une compagnie bien gérée, piloté avec panache depuis treize ans par Laurent Magnin, un vieux routier du transport aérien qui connaît le secteur sur le bout des doigts. Jusqu'en 2016, malgré plusieurs changements d'actionnaires rocambolesques, la compagnie est parvenue à rester bénéficiaire. Qu'elle ait pu tenir jusqu'ici relève déjà de l'exploit. Elle le doit à sa direction et à ses salariés.

Alors que le climat social détestable a été l'une des raisons du fiasco d'Aigle Azur, XL n'a essuyé le moindre mouvement de grève. Bien conscients de la fragilité de leur entreprise, les salariés ont vécu dans l'adversité. Leur salaire a notamment été bloqué pendant huit ans, a rappelé sur RTL Laurent Magnin.

Il n'y a pas eu non plus de fuite en avant comme ce fut le cas chez Aigle Azur avec des ouvertures tous azimuts de lignes au cours des dix-huit deniers mois, notamment sur le long-courrier. Sans augmentation de fonds propres, une telle stratégie était risquée, même si 80% de la capacité des avions sur la Chine et le Brésil étaient payés par la compagnie brésilienne Azul, propriété de David Neeleman, actionnaire à 32% d'Aigle Azur, et le Chinois HNA, l'actionnaire chinois à 49%). Si elle a permis d'optimiser l'utilisation des avions, ces ouvertues de ligne ont brûlé beaucoup de cash. La décsion de HNA d'arrêter les vols entre Paris et Pékin en mars dernier au bout de six mois, n'a fait qu'empirer la situation.

L'œil rivé sur sa trésorerie, XL Airways n'a pas ouvert une seule nouvelle route depuis deux ans, à l'exception d'un vol entre la Chine et la France affrété à bon prix par un tour-opérateur chinois.

Pression concurrentielle
Pourquoi alors XL Airways a-t-elle dû déposer le bilan ? La compagnie a subi de plein fouet l'arrivée à Paris de la concurrence des compagnies low-cost long-courriers à partir de 2015-2016. Depuis, cette concurrence n'a cessé de monter en puissance et de tirer les prix à la baisse.

XL a été attaquée sur tous ses marchés (Antilles, Réunion, New York...), par Norwegian, Level et la française French Bee... Certaines sont tombées l'an dernier comme Primera Air ou Wow Air, mais les plus féroces sont restées. Grâce à plusieurs recapitalisations, Norwegian a pu rester en place. Bien aidé par son puissant actionnaire, le groupe IAG (British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus), Level continue de casser les prix au départ de Paris. Cette concurrence low-cost a été d'autant plus préjudiciable qu'elle se combinait à celle tout aussi redoutable des compagnies classiques.

Résultat, XL Airways qui enchaînait jusque-là les bénéfices a plongé dans le rouge. Ce chamboulement du paysage concurrentiel constitue une autre différence avec Aigle Azur, dont l'axe franco-algérien, son principal marché n'a pas été touché avec la même ampleur. Au-delà du poids de la taxation en France que n'a cessé de dénoncer Laurent Magnin depuis des années, d'autres éléments expliquent l'incapacité de XL Airways à résister à la concurrence des low-cost malgré la faiblesse de ses coûts.

Configuration des cabines
Le choix fait pendant des années d'une flotte monoclasse avec des A330-300 composés d'une seule classe économique et un service un peu spartiate, a joué dans cette dificulté à générer des recettes satisfaisantes. Avec 410 sièges sur certains exemplaires (davantage que les versions, certes luxueuses, d'A380 de certaines compagnies asiatiques), ces avions densifiés étaient certes imbattables en termes de coûts au siège. Mais, une fois vendues les premières classes tarifaires (les tarifs plus bas), le niveau de confort constituait un handicap pour vendre des billets plus chers, équivalents à ceux des compagnies concurrentes offrant des prestations plus haut de gamme.

Autre handicap, XL Airways commercialisait jusqu'à cet été des billets tout inclus (bagages, repas), alors que ses concurrents à bas coûts proposent depuis longtemps des prix d'appel n'incluant pas certaines prestations (comme les bagages justement), lesquelles sont vendues séparément en option. Résultat, les prix d'appel de XL ont souvent été relégués au second plan dans les moteurs de recherche, alors qu'in fine, une fois les options ajoutées dans les tarifs des concurrents, ses prix étaient souvent plus intéressants ou du moins du même niveau. Depuis quelques mois, XL a fait comme ses concurrents et les recettes sont reparties à la hausse. Par ailleurs, le chantier du renouvellement des cabines (avec l'introduction d'une classe économique améliorée, dite Premium, et une amélioration des services) était lancé.

Une histoire actionnariale compliquée
Il accompagnait un plan de renouvellement et de développement de la flotte. Avec quatre gros-porteurs seulement, XL Airways n'avait pas la taille critique. Laurent Magnin rêvait de passer à une flotte d'une dizaine de gros-porteurs. Encore fallait-il financer un tel développement. Or, XL Airways a toujours souffert d'un actionnariat compliqué.

En 2005, Star Airlines (l'ancien nom de XL Airways) est cédée à Raymond Lakah, un homme d'affaires franco-égyptien qui venait de racheter France Soir, puis passe en 2006 sous la coupe du groupe britannique XL Leisure Group. Ce dernier rebaptise la compagnie XL Airways France et débauche Laurent Magnin de Corsair pour en faire le PDG.

En 2009, épargnée par la faillite de XL Leisure Group, XL Airways France est reprise par la banque islandaise Straumur, qui l'a revend fin 2012, à X-Air Aviation, soutenu par des fonds d'investissement américains. Deux ans plus tard, en 2014, après le refus des actionnaires d'honorer la reprise d'une créance de 21 millions d'euros au profit de la compagnie comme ils s'y étaient engagés, XL Airways obtient l'attribution judiciaire des titres et devient propriétaire de ses propres actions. Autrement dit, XL n'a plus d'actionnaires. Le juge demande néanmoins à la direction d'en trouver d'ici à 2016.

Rapprochement avec La Compagnie
C'est chose faite fin 2016. Les actionnaires de La Compagnie, un transporteur long-courrier 100% classe affaires lancé en juin 2014, reprennent XL Airways et son tour-opérateur Heliades.

Ces actionnaires sont au nombre d'une quarantaine, des hommes d'affaires, des familles, quelques entrprises ou institutionnels... On y trouve notamment Charles Beigbeder, Cogepa, Michel Cicurel, le groupe belge SPDG, et, le plus important d'entre eux, Motier, la holding de la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette (20%). Les trois derniers sont les plus importants. À noter, Frantz Yvelin, le PDG d'Aigle Azur, détient quelques actions.

Quand ils reprennent XL sans bourse déliée, les actionnaires sont dans une situation délicate. Alors qu'ils rêvaient de reproduire le scénario de L'Avion, un transporteur du même type lancée en 2006 et vendue deux ans plus tard 68 millions d'euros à British Airways, ils ont déjà brûlé 60 millions d'euros dans La Compagnie : 30 millions d'euros pour le lancement et la même somme pour une recapitalisation. Dirigée par Frantz Yvelin (qui deviendra plus tard le PDG d'Aigle Azur), qui avait fondé L'Avion (dirigée néanmoins par une personnalité du transport aérien, Marc Rochet), La Compagnie ne parvient pas à décoller. Sa tentative de positionner sur le marché Londres- New York a fortement amputé les comptes.

Les actionnaires de La Compagnie pensent alors l'accoler à XL Airways pour générer des économies d'échelle, même si les deux compagnies ont des modèles différents. Pour soutenir ce rapprochement, les actionnaires remettent une dizaine de millions supplémentaires dans les caisses. Ce qui porte à 70 millions d'euros leur investissement ! Laurent Magnin est choisi pour prendre les commandes à la fois d'XL Airways et de La Compagnie. Frantz Yvelin quitte l'entreprise et prendra la tête d'Aigle Azur quelques mois plus tard.

Depuis cette opération, les courbes se sont croisées. La Compagnie s'est redressée et se dirige aujourd'hui vers l'équilibre financier. XL Airways en revanche a vu sa situation se dégrader. Au cours de l'été 2018, les actionnaires remettent au pot 6 millions d'euros, puis encore 12 millions en octobre 2018. Ce qui porte la facture à 90 millions d'euros et même à 95 millions si l'on ajoute les 5 millions qu'il a fallu injecter en urgence cet été pour résoudre des problèmes de moteurs sur un avion de La Compagnie.

La Compagnie n'est pas concernée par le dépôt de bilan
Pour la plupart des personnes physiques, étrangers au monde du transport aérien, les actionnaires se sentent complètement dépassés par cette aventure. Après l'échec ces derniers jours des négociations avec une compagnie du Golfe, ils refusent de remettre la main à la poche. S'ils continuent l'aventure de La Compagnie pour tenter de la revendre le jour où elle sera rentable, ils arrêtent les frais avec XL.

XL Airways pâtit donc aussi de l'épuisement d'actionnaires inquiets par la dérive de leur contribution occasionnée pour l'essentiel par La Compagnie.

Pour continuer la comparaison avec Aigle Azur, il est néanmoins difficile de reprocher aux actionnaires de XL Airways et de la Compagnie ne pas avoir soutenu leurs filiales, alors que la responsabilité des actionnaires d'Aigle Azur, en particulier le groupe chinois HNA et David Neeleman, qui détenaient respectivement 49% et 31% du capital est énorme dans la déconfiture de la compagnie. A part l'achat de leur participation (en 2012 pour HNA et 2017 pour David Neeleman), ils n'ont quasiment jamais remis d'argent dans une entreprise qui n'a jamais été au coeur de leur préoccupation. Pis, ils ont encouragé le lancement du long-courrier en 2018 sans augmentation de fonds propres.

Last but not least, XL Airways a également manqué de chance.

À deux doigts d'être rachetée par Air France
Dès 2017, la direction a cherché à placer XL Airways et La Compagnie sous l'aile d'un grand opérateur. Cela a failli se faire avec Air France. A l'initiative d'Air France, des négociations exclusives sont menées pour une prise de participation du géant français dans le capital de XL. Fin avril 2018, la cession progressive à Air France (qui comptait la faire grossir pour atteindre une taille de 10 avions) était quasiment acquise. Tous les documents étaient finalisés. Ils précisaient la prise par Air France de 40% du capital de XL par le biais d'une augmentation de capital. Patatras, mi-mai 2018 du PDG d'Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac démissionne à l'issue de son référendum perdu sur la question salariale. S'en est suivie une période de latence de quatre mois avant l'arrivée de Ben Smith à la tête d'Air France-KLM, qui avait d'autres priorités à régler. Ce dernier ne donna pas suite et XL Airways, entièrement mobilisé sur ce dossier pendant plus de 12 mois, a perdu une précieuse année pour trouver une compagnie à laquelle s'adosser.

Après cet échec, une banque d'affaires, la même qui venait de vendre le tour-opérateur de XL Airways Heliades, a été mandatée pour trouver une solution. Malgré différentes pistes, elles n'ont pas pu se concrétiser. Reste encore la phase de redressement judiciaire pour espérer. XL Airways peut intéresser des investisseurs pour la légèreté de sa structure de coûts, son portefeuille de droits de trafic ou sa présence à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, l'un des rares grands aéroports disposant d'un potentiel de croissance.

31.Posté par Réveillez vous le 21/09/2019 22:20

@etatdunet

XL ne prends pas les bon continuité. il faut payé la totalité puis avec la facture se faire rembourser auprès de la région.

Un tort...tous comme la non proposition d un paiement en plusieurs fois (ni par internet, ni téléphone)

32.Posté par dedelaminette le 22/09/2019 07:19 (depuis mobile)

Entièrement d’accord avec Fredo974!

33.Posté par Kayam le 22/09/2019 11:57

Marie-Annick, il aurait fallu chercher du soutien auprès de Annick, la ministre. Les Annick sont pourtant connues pour être très à l’aise en société - il faut s'imposer ma fille ! laisser derrière soi la honte, accepter le coup de bâton pour avoir reçu un non ! et se relever, rebondir -
Elles sont connues aussi pour avoir de grandes qualités de cœur...et réfléchissent toujours avant d’agir. La ministre aurait pu vous écouter.
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Est-ce un nouveau jeu que de commenter qu'avec un tout petit point ? ou bien j'ai raté une nouvelle directive de Zinfos, qui saque et/ou fait un tri sélectif pour les commentaires ?

34.Posté par Ti Tangue Zilé zone le 22/09/2019 14:10

@ 30.Posté par Réveillez vous le 21/09/2019 22:18

Merci pour votre grand Bla BLA bLA ......demande plutôt à RATENON OU ANNICK de demander à AIR FRANCE d'atterrir maintenant à CDG Afin de bénéficier des vols intérieurs de HOP ou de la ligne TGV
car la majeur partie des vols intérieurs se passent sur cet aéroport ...

35.Posté par Réveillez vous le 22/09/2019 15:27

@Ti Tangue Zilé zone

pas de blabla..
des faits vérifiables.

Pour info quand vous prenez un billet AIR FRANCE vous pouvez choisir CDG bien sur vous passerait via maurice soir un avion d'air mauritus ou air france ..
Après si vous avez les moyens de prendre air france...tant mieux pour vous.

36.Posté par Jacob le 22/09/2019 19:00 (depuis mobile)

Rien à foute de tous c problème à chacun sa pomme moi je pence a mon remboursement et les employés de XL il faut qu’il Rentre dans les poursuites judiciaires !! Dans ce monde c à chacun sa Pau !!

37.Posté par RIVIERE le 23/09/2019 18:21

On soutient tous les clients qui comme nous ont achetés des billets XL pour aller voir leurs familles ou pour passer des vacances en France, nous c'était pour aller voir notre fils en décembre et passer les fêtes avec lui, on a pas les moyens d'acheter des doubles billets pour 3 ! on espère simplement que les compagnies trouveront une solution !

38.Posté par Réveillez vous le 23/09/2019 20:40

remboursement possible en révoquant la transaction auprés de votre banque

"Les paiements par carte bancaire sont en principe irrévocables. Cependant, l'article L133-17 du Code Monétaire et Financier prévoit des exceptions notamment en cas de perte ou de vol de la carte mais également en cas de liquidation ou redressement judiciaire du bénéficiaire, peu importe sa nationalité. Le Code Monétaire et Financier ne précisant pas de délai spécial, nous vous conseillons d’agir le plus rapidement possible (article L133-24 du Code Monétaire et financier)"

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