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Courrier des lecteurs

Vive Robert Zimmermann! Ou plutôt, devrais-je dire, "mister" Bob Dylan..


Par Jules Bénard - Publié le Vendredi 14 Octobre 2016 à 17:34 | Lu 1213 fois

Vive Robert Zimmermann! Ou plutôt, devrais-je dire, "mister" Bob Dylan..
L'académie suédoise du Nobel de littérature vient de frapper un très grand coup :

Le Nobel de Littérature 2016 est attribué au plus contestataire des chanteurs américains... voire mondiaux.

Autant vous dire que depuis ce matin, j'écoute en boucle son best of et ça risque de durer encore une partie de la journée. Je suis un inconditionnel de Bob, vous l'aurez compris, et je sais qu'il en va de même pour la plupart d'entre vous.

J'en connais un qui doit se réjouir jusqu'au fond de l'âme, notre Hugues Aufray national.

Don't think twice... Blowin' in the wind... Il y en a une dont on ne parle pas souvent, c'est la chanson qu'il a créée pour le film de Pepckinpah, "Patt Garett et Billy le Kid", avec Chris Christoferson et James Coburn, dans lequel il tient lui-même le rôle (presque) de premier plan, celui d'un lanceur de couteau. Ce n'est pas le meilleur film de ce réalisateur qui, comme beaucoup de ses compatriotes, triche avec l'histoire. Mais la chanson de Dylan est de toute beauté.

On s'aperçoit enfin que la poésie est une composante à part entière de la littérature, ce qui est particulièrement évident quand elle est écrite par Zimmermann. Enfin… on s’en rappelle car n’oublions pas que le tout premier Nobel de Littérature fut attribué à un poète, le Français Sully Prud’homme.





1.Posté par Dazibao le 14/10/2016 23:50

M. BENARD, désolé. Je suis profondément choqué, mais choqué, que le prix Nobel de littérature n'est pas été attribué à Nicolas SARKOZY, qui possède un parler académique. Extraits de quelques phrases cultes:


"- Mourir, c'est pas facile

- Tout le monde veut savoir s'il y a du cheval dans ce que l'on mange, mais la traçabilité des enfants qu’est-ce qu’on en fait ?

- La population qui vieillit, vieillit de plus en plus vieux.

- Je voudrais leur dire, qu'on a reçu le coup de pied au derrière, mais que c'est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur.

- Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.

- Si le chômage est le premier problème, c’est que l'emploi est la première solution".
.............................................

Reconnaissez que DYLAN n'arrive pas à la talonnette de notre grand poète. Ca devrait être obligatoirement étudié en lettres futuristes.

2.Posté par kld le 15/10/2016 00:37

vive les talonnettes et l'humour de Jules et dazibao .merci ! ouf !

3.Posté par Pif le yinch le 15/10/2016 05:35

Ma préférée, c'est "The times they are a-changin' ", dont voici les paroles et leur traduction (par moi) :

The times they are a-changin'
(Les temps sont en train de changer)

Come gather 'round people wherever you roam
(Allez, rassemblez-vous citoyens, d'où que vous veniez)
Admit that the waters around you have grown
(Admettez que les eaux qui vous entourent ont monté)
Accept it that soon you'll be drenched to the bone
(Acceptez le fait que bientôt vous serez trempés jusqu'aux os)
If your time to you is worth savin'
(Si vous voulez sauver le temps qu'il vous reste à vivre)
Then you'd better start swimmin' or you'll sink like a stone
(Alors vous feriez mieux de commencer à nager, ou bien vous coulerez comme des pierres)
For the times they are a-changin'
(Car les temps sont en train de changer)

Come writers and critics who prophesize with your pen
(Allez, écrivains et critiques, qui prophétisez avec votre plume)
Keep your eyes open the chance won't come again
(Ouvrez bien l'oeil, ça ne se produira qu'une seule fois)
And don't speak too soon for the wheel's still spinnin'
(Et ne parlez pas trop vite, car la roue est encore en train de tourner)
And there's no tellin' who that it's namin'
(Et personne ne peut dire qui elle va désigner)
For the loser now will be later to win
(Car le perdant d'aujourd'hui sera le gagnant de demain)
Oh the times they are a-changin'.
(Les temps sont en train de changer)

Come senators, Congressmen please heed the call
(Allons, sénateurs et députés, s'il vous plaît soyez attentifs à l'appel)
Don't stand in the doorway don't block up the hall
(Ne restez pas dans l'entrée, ne bloquez pas le couloir)
For he that gets hurt will be he who has stalled
(Car celui qui sera blessé sera celui qu'on retiendra)
There's a battle outside and it's ragin'
(Il y a une bataille dehors et elle fait rage)
It'Il soon shake your windows and rattle your walls
(Bientôt elle fera trembler vos fenêtres et ébranlera vos murs)
For the times they are a-changin'.
(Car les temps sont en train de changer)

Come mothers and fathers throughout the land
(Allons, parents du pays tout entier)
And don't criticize what you can't understand
(Ne critiquez pas ce que vous ne pouvez pas comprendre)
Your sons and daughters are beyond your command
(Vos fils et vos filles sont hors de votre contrôle)
Your old road is rapidly agin'
(Votre ancienne route est en train de s'user rapidement)
Get out of the new one if you can't lend your hand
(Dégagez de la nouvelle si vous ne savez pas tendre la main)
For the times they are a-changin'.
(Car les temps sont en train de changer)

----------

Tout particulièrement les 2 dernières lignes, que je changerais en
"Get out of the new world if you can't lend your hand, for the times they are a-changing"
("Dégagez du nouveau monde si vous ne savez pas tendre la main, car les temps ont changé")

et que j'adresserais sans relâche à tous ceux qui ne pensent qu'à leur gueule, veulent que la société de leur lointaine jeunesse revienne, ne cherchent pas à comprendre ceux qui ont des difficultés ou une nature différente de la leur, et ne souhaitent rien d'autre que leur élimination pure et simple.

4.Posté par Pif le yinch le 15/10/2016 06:04

Dylan entretenait une image d'anti-héros, depuis ses tous débuts, et est même allé jusqu'à semer le doute sur sa propre sincérité.
En effet, il a composé "My back pages" ("L'envers de mes pages") alors qu'il venait à peine de sortir de l'anonymat au plan national.
Dans cette chanson, il dénonce l'absolutisme de ses textes passés, et préfère dire, en gros, que tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc.
Il va jusqu'à déclarer, dans le refrain, que :
"I was so much older then, I'm younger than that, now"
("J'étais tellement vieillot à cette époque, mais maintenant je suis bien plus jeune")

C'est pas moi qui vais le contredire, puisque je passe l'essentiel de mon temps sur le forum à expliquer qu'il faut relativiser les choses, surtout en politique, et accepter le fait que le tout blanc et le tout noir n'existent que dans nos esprits.

Bref, Dylan avait une voix de canard et son jeu de guitare, surtout quand il n'avait que ça pour l'accompagner, était simpliste à crever, mais c'était un parolier intéressant, révolutionnaire dans les USA de l'époque.
L'immense majorité des grands groupes américains de la fin des sixties n'auraient jamais existé tels qu'on les a connus, s'il n'avait pas donné l'idée de remettre le folk contestataire à la mode.

Chez nous en France, on l'a décoré de la légion d'honneur il y a quelques années. Beaucoup de gauchistes et de révolutionnaires (ou anciens gauchistes et révolutionnaires) le vénèrent.

5.Posté par Jules Bénard le 15/10/2016 07:22

à l'ami Dazibao :

Je pense que l'ex-président sera sensible à votre appréciation quant à la profondeur de sa pensée.
Mais il y a un hic concernant votre proposition : tout le monde n'a pas, comme vous, les neurones suffisamment exercés pour se déplacer dans les arcanes et autres circonvolutions de ce philosophe hors pair, cher.
Il est vrai que le monde entier nous envie ce penseur auprès duquel celui de Rodin ressemble à un abruti assis sur ses cagoinces. Tout le monde ne lit pas comme vous le Ludion-Excité-Agité dans le texte.
Vous rendriez un fier service à l'Académie suédoise en lui délivrant quelques clefs lui permettant de s'armer mieux pour sa décision de 2017.
Mille merci par avance et bravo pour cet humour ravageur que nous adorons. JULOT.
P.S. : Il est jouissif de se réveiller avec votre prose ; ça met de bonne humeur pour le reste de la journée.

6.Posté par Jules Bénard le 15/10/2016 07:55

à Pif le yinch :
Impressionnante culture dylanesque, cher ami.
Son influence ne se mesurera que bien plus tard, je pense, tant elle a fait tache d'huile.
Une toute simple : à qui les Stones doivent-ils de s'appeler ainsi ? A sa chanson Like a rolling stone, du moins c'est ce que je crois savoir.
Pour ce qui est de la chanson dont vous nous donnez si aimablement les paroles, elle a été reprise en français par notre ami Hugues Aufray : Les temps changent. Magnifique transposition comme toutes les chansons de Dylan que l'ami Hugues a mises en français, La fille du Nord, N'y pense plus tout est bien, etc.

7.Posté par L'Ardéchoise le 15/10/2016 10:07

Quel plaisir de lire et la prose de Jules, et celle des commentateurs de cette prose !
Cela nous change des posts haineux sur tout ou rien...
Merci pour ce moment , aussi précieux que certains textes de Dylan.

8.Posté par Zozossi le 15/10/2016 13:54

Hou là!
Voilà le festival des vieux bobos recyclés "fashion".
On peut entrer? (sans haine, bien sûr, puisque nous sommes au pays de l'amour, celui des gentils, qui traitent de "borgne de sinistre mémoire" les octogénaires qui leur déplaisent…).

Apporter sa petite pierre à l'autel d'une vieille idole dont la caste exige que le culte soit relancé: on n'en attendait pas moins du spécialiste du coup d'encensoir là où il faut, indissociable du petit crachat là où il faut.

Dylan un "contestataire"?

Voilà bien longtemps qu'il a compris que l'anticonformisme de façade était le plus sûr moyen de se conformer aux désirs des détenteurs du fric et du pouvoir qui écoulent ses produits.
De vieux souvenirs de jeans usés et de guitares dans le dos semblent suffire à émouvoir un vieux pisse-copie nostalgique et son mini fan club (ah! cette bienheureuse émotion qui tient lieu de pensée…).

A chaque "concert", le richissime Dylan crache son mépris à son public résiduel qui refuse d'admettre qu'il se fout de lui en bâclant trois-ritournelles-et-puis-s'en-va -sans-rien-dire.

De même qu'il crache avec raison à la gueule du jury Nobel en ignorant délibérément sa petite et inutile flagornerie.

La contestation aujourd'hui, elle a l'honneur de n'être pas nobélisée, Dieu merci.
Elle est même interdite de librairie et d'antenne.
Et vilipendée par les lécheurs de bottes qui jouent les rodomont.

La nobélisation de Dylan vaut aux vieux djeunes de Stockholm les sarcasmes du monde de la culture -même officielle-, à part quelques autres baudruches cultureuses du même acabit comme Salman Rushdie.
Irvine Welsh dit le mieux ce qu'inspire cette pantalonade:
"I'm a Dylan fan, but this is an ill conceived nostalgia award wrenched from the rancid prostates of senile, gibbering hippies".

Pas besoin de traduire puisque nous tenons un spécialiste en la personne du nouveau préposé à la propagande mondialiste.

Lequel ferait quand même bien de vérifier la traduction du web qu'il prétend sienne, car elle est bourrée de contre-sens, comme tout ce qui se recopie sans examen critique:
"wherever you roam" signifie "où que vous vous erriez" et non "d'où que vous veniez";
"he who has stalled" ne signifie pas "celui qu'on retiendra" mais "celui qui est resté bloqué";
"people" n'a ici rien à voir avec la notion de "citoyens", etc.

-Et, au fait (pendant qu'on tient l'oiseau), "séculaire" n'a rien à voir avec "séculier".
Mais comment maîtriser la langue d'un pays dont on hait l'esprit et la culture et qu'on s'emploie à détruire?...

9.Posté par Pif le yinch le 15/10/2016 16:33

6.Posté par Jules Bénard

Je suis pas un vrai fan de Dylan, en fait, je l'ai connu surtout grâce à ses covers par d'autres musicos
Mais j'ai quand-même un de ses disques.

Merci pour les infos sur les reprises par Hugues Aufray : j'étais pas au courant et je vais voir ce que ça donne en cherchant sur le web.

En fait, les Stones ne se sont pas basés sur le "Like a rollin' stone" de Dylan pour leur nom de groupe, mais sur un titre ou des paroles de Muddy Waters.
En effet, Dylan n'était pas encore connu au Royaume-Uni quand les Stones ont trouvé leur nom. D'ailleurs, musicalement parlant, les Stones n'avaient rien à voir avec Dylan, et tout à voir avec les grands bluesmen afro-américains comme Waters, Didley, Berry et toute la clique.

Au début des années 90, en France, on a eu quelques réels poètes qui ont utilisé le rap pour mettre en musique leur sens de la poésie et leur goût pour jouer avec les mots.
On pourra citer le 1er d'entre eux, MC Solar, avec son tube "Caroline" par exemple.
Musicalement, on peut ne pas aimer, mais les paroles sont un régal !

10.Posté par Pif le yinch le 15/10/2016 17:00

8.Posté par Zozossi

Pour faire la traduction, je me suis basé sur un site qui proposait les paroles et une traduction.
La seule chose que j'ai reprise sur ce site, c'est "sera celui qu'on retiendra", parce que je connaissais pas le sens de "has stalled".
Mais au final, entre "celui qu'on retiendra" et "celui qui est resté bloqué", je vois pas une grande différence de fond.
Sa candeur céleste a toujours aimé perdre son temps à chipoter sur des détails insignifiants, et c'est comme ça qu'on l'aime ! (Time is money)

"To roam", je sais bien que ça veut dire "errer", mais j'ai préféré dire "d'où que vous veniez" plutôt que "d'où que vous erriez", sinon ça fait un peu chelou quand-même.
Quant à "Come people", ça donnerait "Allez, gens" ou "Allez, les gens", et j'ai préféré "citoyens", mais il est vrai que son altesse impériale n'aime pas trop ce mot ; elle préfère sans doute "allez, les gueux".

OK pour "séculier" à la place de "séculaire". Merci à son immensité spatio-temporelle, que Dieu la garde (à une distance raisonnable).

11.Posté par Zozossi le 15/10/2016 20:03

@10.Posté par Pif le yinch

Le passé et le futur, c'est en effet la même chose.
Le lieu où l'on est et le lieu d'où l'on vient, c'est évidemment identique.
Foin du chipotage et vive le n'importe quoi !

Voilà tout le drame de l'idéologue: l'approximation ou l'incompréhension des mots qui aboutit logiquement à la confusion mentale.

Origine du nom des Stones: vrai, c'est Muddy Waters -d'ailleurs un peu par hasard (Bénard en sort un peu plus instruit: il était temps, pour un "inconditionnel de Bob"…).
En revanche Jagger et Richards, s'ils écoutaient beaucoup de blues à leurs débuts, n'en chantaient guère: Chuck Berry, Little Richard et Buddy Holly, c'est du pur rock and roll.

Quant à "Like a rolling stone" de Dylan, le titre lui a été inspiré par "Lost Highway", un classique folk de Hank Williams qu'il écoutait beaucoup, avec Guthrie et compagnie.

12.Posté par Pif le yinch le 16/10/2016 04:01

11.Posté par Zozossi

Chipotage, vraiment.
Inutile de passer d'un cas particulier à un cas général, restons sur le cas particulier (bien tenté quand-même !)
Entre
"celui qui sera blessé sera celui qui a été bloqué"
"celui qui sera blessé sera celui qui sera bloqué"
et "celui qui sera blessé sera celui qui aura été bloqué"
je vois pas de différence de fond.

Zozossi a raison de vouloir dire que Bo Diddley et Chuck Berry faisaient du rock et non du blues. Muddy Waters, c'est bien du blues.
Je me souviens pas que les Stones reprenaient Buddy Holly, le rocker texan blanc.
Et il est vrai que les Stones, à leurs débuts, faisaient plus de rock que de blues. Pour des raisons commerciales évidentes (public britannique blanc).

Mais n'oublions pas que Brian Jones était réputé pour être un des premiers guitaristes blancs à utiliser le bottleneck, sur des guitares accordées comme un banjo. Technique typique du blues. Par exemple lorsque le groupe reprenait "Little red rooster".
C'est surtout avec les albums "Beggar's banquet" et "Let it bleed" qu'ils ont montré leur vraie passion du blues : "No expectations", "Parachute woman", "Child of the moon", "Jig saw puzzle", "You got the silver", "Love in vain" ...

Hank Williams, je le voyais plus comme un chanteur de country que comme un folkeux. Je le revois bien chantant "Hey good lookin' " avec son chapeau de cow-boy et un orchestre avec violoniste.

13.Posté par De La Giroday le 16/10/2016 13:54

Le Prix Nobel de Littérature attribué à un saltimbanque...
A vomir...
Comme jadis le Nobel de la Paix attribué à un Kissinger, à un Shimon Peres, à un Beghin ou à un Obama...
Les saltimbanques de la paix...

14.Posté par Zozossi le 16/10/2016 17:10

@12.Posté par Pif le yinch

Mauvaise foi ou confusion mentale?
On a encore le choix...

Vous avez mal traduit "For he that gets hurt will be he who has stalled" par:
"Car celui qui SERA blessé sera celui qu'on RETIENDRA".
Le sens exact est:
"Car celui qui EST blessé sera celui qui EST RESTE BLOQUE".

1°) Vous avez traduit un présent par un futur puis un passé par un futur.
Cela modifie le rapport chronologique entre les deux actions.
Vous avez traduit "rester bloqué" (soit de son fait, soit du fait d'autrui) par "être retenu par quelqu'un" (uniquement du fait d'autrui).
Ce n'est pas la même chose: seul le second est forcément le résultat d'une action extérieure.
Ca s'appelle des fautes de temps et de sens.
C'est objectif et ça ne se discute pas.
Ca peut modifier totalement l'expression d'un fait et c'est facile à comprendre.

2°) Les Stones ont gagné leurs premiers galons en reprenant en 1964, sept ans après sa composition, "Not Fade Away" de Buddy Holly (rocker blanc, en effet: j'espère que cette couleur ne vous dérange pas). Je ne vois pas pourquoi il serait plus "commercial" de faire du "rock blanc" que du "blues noir".
Ce serait sans doute trop simple et trop naturel de reconnaître que des Blancs font de la "musique de Blancs" parce qu'ils sont blancs.

3°) Brian Jones, guitariste, n'a joué que très occasionnellement du banjo, qui est traditionnellement un instrument à cinq cordes (et plus rarement à six comme la guitare).
On voit mal comment "un banjo pourrait être accordé comme une guitare": c'est évidemment l'inverse, à savoir que c'est le banjo à six cordes qui est accordé comme une guitare.
Tous les musiciens vous le diront.

4°) Ce sont les bobos blancs européens qui chipotent sur les distinctions entre "folk", "country" et "blue grass".
Les Américains (exceptons les spécialistes) emploient ces termes indifféremment.

15.Posté par Zozossi le 16/10/2016 17:47

Faute de frappe au post 14, 5e et 6e lignes avant la fin.
Lire:
"On voit mal comment "une guitare pourrait être accordée comme une banjo": c'est évidemment l'inverse, à savoir que c'est le banjo à six cordes qui est accordé comme une guitare. "

16.Posté par orage d''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''acier le 16/10/2016 19:57

Le concept de rock...musique rebelle....définitivement enterré avec ce hochet pour Bob et le cortège de louanges obséquieux qui va avec...RIP

17.Posté par Dazibao le 17/10/2016 01:45

3°) Brian Jones, guitariste, n'a joué que très occasionnellement du banjo, qui est traditionnellement un instrument à cinq cordes (et plus rarement à six comme la guitare).
On voit mal comment "un banjo pourrait être accordé comme une guitare": c'est évidemment l'inverse, à savoir que c'est le banjo à six cordes qui est accordé comme une guitare.
Tous les musiciens vous le diront.
.........................................

M'enfin, accordez-vous, que l'on s'y retrouve.......

18.Posté par Zozossi le 17/10/2016 12:02

@17.Posté par Dazibao

C'est très simple.
Il existe des banjos à quatre, à cinq et à six cordes.

Une guitare ayant six cordes, seul le banjo à six cordes peut être accordé comme une guitare.

Mais l'idéologie de notre préposé à la propagande mondialiste exigeant que la "discrimination positive" avantage le noir toujours et partout, il prétend que "Brian Jones était réputé pour être un des premiers guitaristes blancs à utiliser le bottleneck, sur des guitares accordées comme un banjo".

Sauf que, la guitare (comprendre: "instrument blanc") étant un instrument plus ancien que le banjo (comprendre: "instrument noir"), c'est forcément le plus récent (le banjo) qui est accordé comme le plus ancien (la guitare), et non l'inverse.

Vous voyez bien que la réalité est simple.
Tellement plus simple et plus logique que l'idéologie…

19.Posté par Pif le yinch le 17/10/2016 14:26

14.Posté par Zozossi

1) Quand on fait une traduction littérale, en effet il y a un présent d'habitude suivi d'un futur, suivi d'un passé (composé).
Mais quand on suit le sens, on voit que Dylan demande aux parlementaires de ne pas bloquer l'entrée.
On peut penser que c'est un avertissement, dans le sens "faites pas ça sinon des mecs vont rester bloqués et se faire blesser (par la bataille qui fait rage à l'extérieur)".
Quand on fait une traduction de l'Anglais au Français, le résultat doit être compréhensible en Français, même si pour ça il faut ne pas respecter une traduction littérale.

Tout dépend en fait si, au moment où Dylan s'adresse aux parlementaires, des mecs sont déjà bloqués par les parlementaires ou pas encore.
Mais dans l'un ou l'autre des cas, ça ne change pas grand chose : les parlementaires doivent faire de la place pour que des mecs puissent s'abriter dedans.
Voilà pourquoi je dis que toute cette discussion sur ce point est du pur chipotage.

2) Sur "Fade away", effectivement je viens de vérifier, c'est bien un titre de Buddy Holly. +1 pour son Excellence, car pour moi, à l'oreille, c'était du pur Bo Diddley (vu le rythme des guitares et de la batterie).

Les Stones, comme tous les groupes à leurs débuts, proposent et les producteurs disposent.
Le rock avait pu être populaire auprès des blancs parce que des blancs en ont fait : Bill Haley, Elvis, Cochran, etc ...
Le blues par contre n'avait pas encore été repris par les blancs. Les Stones ont justement été des pionniers, qui plus est au Royaume-Uni. Et parce que le statut de pionnier n'est pas un statut commercial (on n'est pas encore sûr que ça va plaire au grand public), ça explique que les producteurs aient préféré qu'ils jouent du rock plutôt que du blues.

Des grands bluesmen ont dit, plus tard lors des tournées des Stones aux USA, qu'il leur a fallu attendre les Stones pour jouer devant des blancs dans leur propre pays. Et encore, ils en étaient réduits à jouer en 1ère partie des Stones, alors que c'est eux qui avaient branché les Stones sur le blues ! (véridique, les puristes du blues le confirmeront)

Aujourd'hui la distinction musique blanche/musique noire n'a plus grand sens, mais à l'époque (1ère moitié des sixties), ça en avait !
Pour dire, quand Otis Redding a figuré parmi les artistes invités au festival pop de Monterrey, en juin 67, ça n'était pas passé inaperçu. Pourtant Redding était déjà une figure connue et reconnue de la soul music.

3) Je n'ai jamais dit que Brian Jones a joué du banjo (quoique, le connaissant, c'est parfaitement possible, tant il était ouvert sur beaucoup d'instruments de musique).
Mais que pour jouer du bottleneck sur une guitare, il faut que la guitare soit accordée comme un banjo (ou une mandoline), c'est à dire en accord ouvert de sol majeur (sol-si-ré).
On ne joue pas du bottleneck sur une guitare accordée comme une guitare (mi-la-ré-sol-si-mi), parce que quand on a un doigt coincé dans le bottleneck, ça empêche de jouer des accords comme sur une guitare (avec le bottleneck on est pratiquement limités aux barrés).

4) Pourquoi les bobos blancs "européens" ? C'est au contraire les Américains eux-mêmes qui ont inventé les mots "bluegrass", "hillbilly", "western country" ...
La country fait partie de la grande famille de la musique folk, qui est une musique blanche contrairement aux blues, rock et jazz qui sont des musiques noires.

Mais à l'époque qui nous concerne (début des années 60), on distinguait le folk de la country sur ces critères :
- folk : généralement un mec (ou une femme, comme Joan Bez par exemple) qui chante avec une guitare acoustique ou un banjo
- country : un orchestre, avec banjo, violon, guitare électrique et plus tard pedal steel guitar (jouée à plat avec bottleneck)

Il y a eu quelques orchestres folk comme "Chad Mitchell trio", "New Christy minstrels", mais la plupart des folkeux jouaient seul, et même en groupe, ça devait être acoustique.
Les Byrds ont révolutionné la chose en électrifiant le folk parce qu'à l'époque les Beatles venaient de percer aux USA. Ca s'est appelé "folk-rock". C'est justement le folk de Dylan qu'ils ont électrifié ("Mr tambourine man", etc ... ).

Une figure folk de l'époque moderne très connue : Tracy Chapman (seule avec une guitare acoustique, comme dans la pure tradition folk).

En musique, la seule couleur qui compte c'est la couleur musicale, pas celle de la peau. Mais aux USA pendant très longtemps la distinction sur la peau a existé.
Si les Stones ont repris le "Not fade away" de Holly, à mon avis, c'est surtout parce que c'était un morceau typiquement dans le style "afro rock" de Bo Diddley.
Dans son esprit, à cette époque et surtout en ce lieu (Royaume-Uni), Jagger était un noir américain !
(Il est encore vivant, il suffit de lui demander pour qu'il confirme)

20.Posté par Pif le yinch le 17/10/2016 19:48

Erreur grossière de ma part : la mandoline n'est pas accordée comme un banjo, en accord ouvert de sol majeur, mais dans le sens inverse des 4 premières cordes d'une guitare : sol-ré-la-mi.
D'autant plus grossière que j'en ai joué, ainsi que du banjo et de la guitare.

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