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Courrier des lecteurs

Violences faites aux femmes


Par - Publié le Mercredi 13 Avril 2016 à 17:09 | Lu 600 fois

Violences faites aux femmes
Un nouveau fait-divers, l’assassinat d’une femme à Bras-Panon, un de plus malheureusement, se propage à travers les médias. Quelle grande indignation collective et individuelle ! Que de souffrances pour les familles (des victimes, des impardonnables assassins aussi). Que de réactions aussi, tant humaines qu’associatives. Que de simples constats surtout et avant tout. Mais au-delà des émotions, des expressions et des incompréhensions, quelles actions significatives ?

Je ne voudrais incriminer personne en ces moments difficiles. Mais que fait-on au tout début de la spirale infernale de la violence au sein des couples dans lesquels elle s’est installée petit à petit et depuis longtemps ?

Force est de constater que le modèle juridique de notre pays n’est pas/plus adapté au monde actuel (peut-être depuis très longtemps d’ailleurs). Quand une femme violentée (en supportant, sans rien laisser paraître) ose enfin se présenter devant les représentants des forces de l’ordre, les garants de la sécurité individuelle, elles sont souvent éconduites et les plaintes ne sont pas enregistrées. Et, elles retournent vers leur enfer. Il n’y a pas, en droit français, de poursuites s’il n’y a pas de sang versé.

Et quand la plainte est enregistrée, bien souvent trop tard, quelle réaction ? Une visite à domicile ? Un rappel à la Loi ? Quelle protection civile et judiciaire est-elle apportée à la situation dangereuse et mortelle ? Notre pays de droit n’offre aucune garantie. La mort survenue, les mots fleurissent, venant de tous les horizons, des hommes politiques surtout. C’est bien connu, ils sont les chantres du "y a qu’à, il faut que…".

Ensuite, le silence s’installe, le temps efface l’évènement et chacun repart vers une sorte de banalisation tranquille. Il est temps de laisser les mots de côté et de passer aux actes. Ma question est simple : quels sont les leviers générateurs d’actions et de solutions pour ces femmes ou hommes violenté(e)s quotidiennement ?

En premier lieu, la famille, si elle est au courant d’un fait grave, est le premier  rempart contre l’agresseur. Elle doit aider et porter assistance à la victime. Et aussi interpeler les autorités locales. Et après ?

Le maire est l’autorité directe sur le territoire communal. Et, comme il connaît tout le monde (surtout en période d’élection), il ne peut ignorer les situations problématiques. Il dispose d’un moyen pour cela : le CCAS qui, s’il fonctionne normalement, peut tout lui rapporter sans discrimination politique. Il doit prendre, en accord avec la personne, les mesures qui s’imposent, y compris l’éloignement et le relogement. L’association des maires peut être un outil efficace et facilement mobilisable pour y apporter une solution.

Les Assistantes de Service Social doivent déployer encore plus d’efforts, parce qu’elles connaissent bien leurs secteurs d’intervention, pour mieux appréhender ces situations explosives et, sans se retrancher derrière le secret professionnel, alerter immédiatement les autorités (maire, police ou gendarmerie, procureur, juge aux affaires familiales..).

Le Procureur, dès qu’il est saisi d’une telle affaire, doit faire au plus vite pour assurer la protection de la victime.

Enfin, le Conseil Départemental doit œuvrer davantage encore en faveur des victimes : aide financière urgente (la plupart du temps, les femmes sont dépendantes financièrement). Il doit aussi assurer une mission de service public : la construction de logements dédiés et prioritaires.

Toutes les pistes sont à explorer. Arrêtons de fermer les yeux. Est-ce trop demander ?
                                                                                                                                                                                                                 
E. BOYER
 


Pierrot Dupuy
Pierrot Dupuy est le fondateur de Zinfos974. C’était le 1er septembre 2008… Aidé d’une petite... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Juliette Caranta-Pavard le 13/04/2016 20:09

*OUI, et alors ??

2.Posté par frank le 13/04/2016 21:40 (depuis mobile)

Que fait la justice de nos jours rien !! Quand une femmes porte plaintes si il y a pas sang ils se déplace pas alors dommage d''en arrivé a là si il y avait la peine de mort il y avait moin violence conjugale bon courage a toutes ces femmes *******

3.Posté par Question bête le 14/04/2016 06:26 (depuis mobile)

Développement du life coaching..? Les méthodes traditionnelles ont vécu..

4.Posté par zoreil de Sin Dni le 14/04/2016 11:11

Au regard des 5 dernières victimes je ne vois vraiment pas ce qu'on aurait pu faire pour éviter ces drames...
Pas de problème d'alcool, couple sans histoire, personne socialement intégré donc pas concerné par les CCAS, ni par les assistances sociales et peut-être complément inconnu du maire bref aucune raison pour entrevoir un problème quelconque...
Un couple qui se sépare comme il y en a des milliers, mais qui ne se passe pas bien et l'homme qui devient fou et tue la personne qui l'aime... Bref une fin difficilement prévisible.
Je ne suis pas sûr non plus que remettre la peine de mort éviterait ces drames.
Pour moi la seule solution est que les femmes lorsqu'elles sont victimes de violences envers leur mari après un divorce doivent être prioritaire pour l'accès à des logements temporaires, mais c'est déjà le cas . Est-ce qu'elles acceptent cette situation je n'en suis pas sûr.
Personnellement, je connais beaucoup de couples qui sont dans ce cas et je peux vous assurer que ce n'est pas simple du tout

5.Posté par lesseps le 14/04/2016 14:07

Il faut aussi se rendre compte de la réalité des choses ... Comment voulez-vous protéger efficacement une femme potentiellement victime ? La faire protéger 24h/24h par un fonctionnaire ? Impossible ! Mettre le pseudo-agresseur en prison avant qu'il ne commette son méfait ? c'est un non-sens, vu qu'il n'a pas commis encore ce méfait ! L'éloignement et le relogement ? Encore faut-il que la victime soit d'accord ! Constructions de logements dédiés et prioritaires ? Pourquoi elles plus que certaines personnes dans la précarité ou l'urgence sociale ?? Ce problème des femmes maltraitées est un fléau mais trouver la solution miracle n'existe que dans la théorie malheureusement ...

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