Faits-divers

Violences conjugales : "Un jour, il pourrait la tuer"

Lundi 15 Juillet 2019 - 18:50

Heureusement que le pire n’est pas arrivé ce soir-là. Mais ça aurait pu. Le 6 juin dernier, une dispute éclate entre A.M et sa compagne à Bras Fusil, Saint-Benoît.

Comme à son habitude, il la frappe. Mais cette fois-ci, c’est encore plus violent. "Une cinquantaine de coups de poing et de pieds", selon la victime. Ses blessures, graves, au visage et à la tête lui vaudront 10 jours d’ITT.

Il la frappe d’abord dans l’appartement. Puis elle prend les enfants et s’en va mais il la suit et la rue de coups dans le parking. "Il pourrait la tuer un jour, s'indigne la procureure, on est d'ailleurs pas passé loin ce jour-là". Tout cela devant leurs jeunes enfants. Il s’en prendra d’ailleurs à l’un d’entre eux également, alors que ce dernier n’est âgé que de 3 ans. Il remonte alors à l’appartement avec le dernier de 9 mois dans les bras. À l’arrivée des gendarmes, il jette une bouteille en verre en leur direction, touchant l’un d’eux au bras, avant de fuir. Les gendarmes trouveront un appartement recouvert de sang. Des traces allant jusqu’au domicile de la voisine où se cachent la victime et ses enfants, tous également ensanglantés.
 
Recherché pendant trois semaines

Pendant trois semaines, l’homme est recherché. Il apparaît un soir chez la victime, parvient à lui asséner plusieurs coups, puis repart. Elle ne portera pas plainte cette fois-ci : "Pour cette fois c’est gratuit, j’ai connu pire". Les forces de l’ordre finiront par l’interpeller jeudi à Saint-Pierre.
 
Jugé en comparution immédiate ce lundi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, A.M ne regrette en aucun cas ses actes : "Elle m’a poussé à bout, la meuf. Et là, elle a met a moin dans la merde". Il déblatère ensuite sans même prendre le temps de respirer. "Vous creusez votre tombe là", déclare le président d’audience, mais le discours du prévenu reste le même. Obligé donc de couper court avant de lui montrer la photo du visage de la victime. La femme, présente, fond alors en larmes.
 
Le "Prodige", comme on le surnomme dans le quartier est finalement condamné à 4 ans de prison dont un avec sursis. C’est une année de plus que ce qu’avait requis la procureure. Il avait pourtant été prévenu.
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par Entre colère , tristesse et espoir le 16/07/2019 01:51

Comme ont dit en créole « n’a dzeuf n’aurait fallut empêche éclos ». J’espère que ses 3 ans vont lui permettre de changer, d’assumer et de devenir enfin un homme à cette petite raclure . Sinon cette pauvre femme vivra avec ses enfants avec une épée Damoclès. J’espère que la justice fera minutieusement son travail de suivi et que notre argent publique sera utilisé à bon escient pour offrir une nouvelle vie digne de ce que mérite cette femme et ses enfants.

2.Posté par Kiki le 17/07/2019 13:24 (depuis mobile)

En ce moment, c''est d''actualité : feminicide. C''est pas le cas ici mais ça aurait pu l''être. Ils craignent pas plus que ça les auteurs. Y a encore une victime de violence ds les Pyrénées. Dolores Claireborne ? Ou Rose Mader ? Faut choisir ....

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