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Faits-divers

Violences conjugales : 12 mois de prison avec sursis probatoire pour un handballeur "pro"


Un joueur de handball d'une équipe de l'Est de l'île comparaissait ce lundi dans le cadre de l'audience correctionnelle en juge unique. Il devait répondre de violences conjugales ayant entrainé des interruptions temporaires de travail (ITT) de 21 et 30 jours.

Par - Publié le Lundi 19 Octobre 2020 à 16:51 | Lu 3883 fois

Les faits se sont déroulés dans la commune de Saint-Paul dans la nuit du 9 au 10 mai dernier. Après une dispute sur fond de jalousie, un homme de 38 ans s'en est violemment pris à son ex-compagne qui était venue lui demander des explications sur la fin de leur relation. Séparés en 2019, ils s'étaient de nouveau rapprochés pendant le confinement puis, il est parti. Elle voulait savoir pourquoi. En réponse à ses interrogations, elle aura, après que le ton soit monté, une interruption totale de travail de 21 jours. 

S'il reconnaît avoir distribué quelques claques, son explication à la barre paraît peu crédible : "Nous avons eu une fin de relation difficile. À la fin du confinement, elle m'a volé mon téléphone, je suis allé chez elle pour prendre de ses nouvelles et récupérer mon téléphone. Le soir, elle est venue chez moi et elle est devenue agressive. Je lui ai dit de rentrer chez elle, mais elle refusait de partir. Je l'ai porté sur mon épaule pour la mettre dehors. Elle est revenue et a sauté la barrière en "fosbury" à la manière d'un sauteur en hauteur.

Comme mon terrain est en pente, elle s'est mise à rouler et s'est blessée en se cognant dans une glacière qui était en bas. Alors je l'ai ramené chez moi et elle est restée. Le lendemain, nous nous sommes levés vers midi et nous nous sommes encore disputés". Après cet épisode, elle dépose plainte. Lors de ce dépôt, elle indique également avoir été violemment frappé en novembre 2018. À cette époque, elle ne porte pas plainte mais va voir un médecin qui établira une ITT de 30 jours. Elle croyait qu'il allait changer.

"Il m'a frappé avec la paume de sa main, je l'ai supplié d'arrêter ! C'est quand il m'a vu la tête en sang qu'il s'est calmé. Il m'a fait beaucoup de mal, il m'a détruite ! Il est dans un mépris total, il ne respecte rien", explique la victime devant la présidente. "Si la version de monsieur est exact, elle aurait eu d'autres blessures que sur son visage, notamment sur les bras si elle avait roulé à terre. Ce sont de vraies violences et non de simples claques, elles sont réelles et non opposables", affirme la partie civile. La procureure enchaîne sur le même ton: "C'est un couple toxique mais ce dossier est typique de violences conjugales.

Elle ne dépose pas plainte la première fois en espérant que ça cesse, puis il y a réitération. Des ITT de 21 et 30 jours ce n'est pas banal ! Ces faits sont d'une particulière violence et son comportement à la barre est inquiétant. À cause de la gravité des faits, il est placé sous contrôle judiciaire alors qu'il n'a pas de casier. Je vous demande une peine de 15 mois de prison dont 9 mois de sursis probatoire. Je m'oppose à la non-inscription au fichier B2".
 

Pour la défense, il s'agit d'un "dossier atypique". "Il reconnaît les violences mais n'est pas à l'origine de toutes ses blessures. Il n'est pas impossible qu'elle ait aussi porté des coups, c'est dans la nature humaine. Je m'oppose à la version manichéenne du Parquet. Je vous demande d'en tenir compte", plaide la robe noire. 

Reconnu coupable de l'ensemble des faits qui lui sont reprochés, le trentenaire est condamné à une peine de 12 mois de prison assorti entièrement d'un sursis probatoire pour une durée de 18 mois. Il lui est fait obligation de soins, d'indemniser la victime, et il lui est interdit d'entrer en contact avec elle. Toutefois, il obtient la non-inscription au fichier B2 compte tenu de son emploi d'éducateur sportif.

S'il regrette ses gestes, il termine sur une note étonnante : "On m'a poussé à bout". Alors qu'il risquait 5 ans de prison, il avait indiqué lors de sa garde à vue, qu'il refuserait un emprisonnent à domicile sous bracelet pour la simple raison qu'il avait des impératifs sportifs. Comprenant la gravité de la situation, il finira par indiquer : "À choisir, je préfère le bracelet à la prison"


Regis Labrousse
Faits-diversier Passionné par tout ce qui vole, j'ai eu la chance de pouvoir effectuer une longue... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Savate le 19/10/2020 17:55

Y a des handballeurs pro ici ? mdr ! pro de la connerie

2.Posté par Même pas du ferme ! 😡 le 19/10/2020 20:01

Pas de ferme, et en prime, cet "éducateur modèle" pourra servir d'exemple à ses élèves... 😡
Consternant de voir pareil "sportif" pouvoir continuer à exercer auprès de jeunes ! Faut espérer qu'il y aura un appel !

3.Posté par Éducateur modèle le 19/10/2020 20:11

Ah, c'est donc un ''éducateur'' qui va continuer à ''éduquer'' les enfants ! 😠
Pas étonnant avec pareil ''éducateur'', de voir le comportement violent de certains jeunes... 😠
Nos juges MDC sont une honte !

4.Posté par Cause commune le 21/10/2020 07:56

Handballeur...PRO.... à la Réunion 🤣🤣🤣🤣👍👍.. allez donc voir le niveau des « meilleurs équipes »....blague à part la justice peï n’est en rien plus compétente que ces handballeurs..

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