Justice

Viol d'adolescentes: Le prêtre malgache "manipulateur" qui aime les femmes

Mercredi 29 Novembre 2017 - 19:06

Le procès de David Ramara s’est poursuivi ce mercredi. Les victimes, l’accusé et des témoins ont été entendus.
 
En premier lieu, une analyse des faits de viol de la première victime entendue. C’est en 2012 que l’adolescente aurait été violée par ce prêtre tamoul malgache de 41 ans dans sa voiture après une "cérémonie", seule avec lui, à la Rivière du Mât.
 
Âgée aujourd’hui de 19 ans, la jeune femme raconte sa version. Elle est dans la voiture de l’accusé lorsqu’il lui demande de se déshabiller, entièrement, et d’enfiler un "lamba", sorte de pagne malgache. Elle s’exécute et il l’emmène à la rivière. De retour dans la voiture, il lui demande une fellation, elle refuse, et il lui tient donc la tête. Selon elle, deux autres actes s’enchaînent presque tout de suite après : une pénétration vaginale et une sodomie.
 
"Sous l’emprise d’une figure parentale investie d’un pouvoir magique"
 
Le débat survient au moment de l’évocation du nombre d’éjaculations de l’accusé. Cette question peut paraître plus perverse qu’utile mais la crédibilité de la victime pourrait en dépendre. Elle déclare d’abord qu’il aurait éjaculé une fois après chaque acte, soit trois fois, avec seulement quelques minutes d’intervalle. Ensuite elle hésite quant au nombre exact, entre deux ou trois, dans quel orifice… Aussi, avait-elle enlevé sa culotte elle-même ou se l’est-elle faite arracher par l’accusé ?
 
Selon l’expert psychiatrique, la manipulation est à exclure du comportement de la jeune femme, décrite comme "vulnérable" : les incohérences proviendraient de la "crainte d’un pouvoir maléfique qui pourrait lui tomber dessus". Elle aurait donc perdu tous ses repères. "Sous l’emprise d’une figure parentale investi d’un pouvoir magique" à l’époque, elle serait toujours intimidée aujourd’hui et en aurait même peur. Ajouté à cela son choc post-traumatique, on peut comprendre qu’elle ne puisse indiquer où et quand son agresseur aurait éjaculé, indique l’expert.
 
La deuxième victime, sa nièce, du même âge, plus timide et pudique que la première, est également "naïve et vulnérable", selon l’expert. Une jeune fille qui ne parvient pas à parler devant le tribunal. Rythmé par ses sanglots, le récit de la mère au foyer se fait difficilement. Cinq viols cette fois-ci. Les détails donnés concordent avec ses déclarations au moment du dépôt de plainte en 2014. Une plainte qui lui aurait demandé beaucoup de courage, vu la "pression" qu’il exerçait sur la famille, selon la victime.
 
Onze enfants de neuf femmes différentes
 
Entendu, David Ramara nie les faits. Confiant, il parle fort, clairement et rapidement. Il décrit sa relation avec les filles comme spirituelle et bienveillante ; surtout un homme qui cherchait à aider une famille rongée par les conflits et les disputes depuis l’incarcération du père pour viol sur une des filles. L’accusé se présente comme un officiant strict seulement en ce qui concerne les cérémonies religieuses mais en dehors de cela, pas envahissant. Or, il aurait été seul avec elles, souvent, ayant fait d’elles ses "vicaires", ou assistantes.
 
Strict au point de ne pas faire l’amour à sa femme trois jours avant chaque cérémonie afin de respecter la période de carême, soit pendant plus de 6 mois de l’année… Cet homme, père de onze enfants de neuf femmes différentes. Son ex-femme, également entendue, parle d'un homme violent et manipulateur avec de multiples maîtresses. Il reconnaît aussi avoir couché avec une jeune fille, une de leurs copines, à peine majeure, à la même époque.

Cette dernière l’aurait accepté afin de se rapprocher de Dieu et aujourd’hui, elle décrit David Ramara comme un homme très intelligent et manipulateur qui utilise la religion pour coucher avec les femmes."Qu’est ce qu’elles ont à gagner en mentant comme ça à 19 ans, l’âge où on se construit ?"
 
Mais lui ne cesse de nier, de s’indigner, mais n’en veut pas aux filles qu’il dit être "prises dans un complot" contre lui. La raison de ce complot, il ne la connaît pas.
 
Le verdict sera prononcé jeudi.
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par Lela le 29/11/2017 20:09 (depuis mobile)

Il faut une sanction exemplaire pour ce savoyard !

2.Posté par Ti-tangue le 29/11/2017 21:12

Il faut chaponner ces queutards , violeurs d'enfants .
Usant de leur emprise sur les esprits , la sanction devrait être double d'un boug lambda .

3.Posté par Tanguy le 29/11/2017 23:16

il faut castrer ce triste individu.

4.Posté par anonyme_mouse le 29/11/2017 23:41

il faut l'intervention de fidol castré

5.Posté par anonyme_mouse le 29/11/2017 23:48

par contre sur la photo pour la personne qui lave les vitres c'est mort au niveau CDI lol

6.Posté par Marie A. le 30/11/2017 00:15 (depuis mobile)

Pourquoi les juges cherchenta " crédibilité " du témoignage de la victime ? On est devant une Cour d''Assises pour viol, les faits sont établis, pourquoi chercher la petite bête ?
Qu''elle ait descendu sa culotte elle-même n''empêche pas le viol.

7.Posté par vital le 30/11/2017 09:23

hier les détails sordides du fils violeur , aujourd'hui ceux concernant les viols d'adolescentes . c'est à se poser la question si celui qui écrit a une once de formation en matière de journalisme . même ceux qui traitent de faits divers ont un brin d éthique forcément liée à une formation , .qu'en est il de ce journaliste marron .

8.Posté par Zarin le 30/11/2017 10:56

Suppression des pistaches (arachides) ?

9.Posté par RADIO BISTROT le 30/11/2017 13:27

père de onze enfants de neuf femmes différentes ???

10.Posté par SNOEK le 30/11/2017 16:25

Choix du titre vraiment pas très heureux : aimer les femmes ne consiste pas à les dominer, manipuler, violenter, humilier, avilir et soumettre à des traitements dégradants me semble-t-il...

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