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Economie

Vidéo - Les prestataires informatiques vent debout contre les appels d'offres du Département et de la Région


Les sociétés de fournitures de matériels informatiques et numériques tirent la sonnette d'alarme. Ces dernières, nombreuses à travailler avec les établissements scolaires de l'île, s'inquiètent des nouveaux appels d'offres pour l'équipement des collèges et lycées lancés par le Département et la Région début août. Ces AO excluront 190 entreprises locales sur les 196 que compte le secteur en raison de critères exigeants aussi bien sur le chiffre d'affaires réalisé que sur les pénalités prévues en cas de retard.

Par SI - Publié le Vendredi 27 Août 2021 à 15:41

"L'appel d'offres ainsi rédigé engendrera obligatoirement la réponse de sociétés métropolitaines et comme il y a cette clause où un candidat ne peut répondre qu'à un seul lot, la Région et le Département seront forcés de travailler avec une société métropolitaine", craint la petite dizaine de gérants de sociétés d'informatique (Océan Indien Informatique, Equinoxe, Run Informatique, MC3 Océan Indien, AtoutPC'S, EURL Infaut, MTSI, SOGELEC, Athéna, CIS ou encore SDBI) présents lors d'un point presse organisé ce vendredi à Saint-Denis et nombreux à travailler depuis des années avec les collèges et lycées de l'île. Des consultations informatiques qui font vivre tout un secteur à La Réunion.

Pour rappel, la Région et le Département ont publié quasiment en même temps leur appel d'offres le mois dernier pour reprendre en main les commandes de matériels informatiques des lycées et collèges de l'île, mettant en avant une rationalisation des achats.

Dans un premier temps, le Département avait lancé un accord cadre mono attributaire le 30 juillet dernier pour l'équipement des collèges pour un montant total de 27 millions d'euros. Dans cet accord, la collectivité départementale avait également inscrit une clause pour que seules les sociétés réalisant plus de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires puissent prétendre au lot n°2 de cet AO. Une consultation par ailleurs mono attributaire sur 4 lots, soit 4 fournisseurs par an maximum.

Des critères exigeants qui excluent 190 entreprises locales...sur 196

Mais face aux remontées de nombreuses sociétés qui assuraient que cette clause allait de fait exclure plus de 192 d'entre elles, puisque ces dernières sont très loin de réaliser un tel CA annuel, le Département est revenu le 16 août sur sa décision en déclarant sa consultation sans suite.

Une décision saluée par Myriam Boullay, gérante de la société OC2I, qui aurait pu prétendre à cet appel d'offres, mais l'enjeu est ailleurs pour cette dernière. "Le but aujourd'hui c'est de faire travailler 196 entreprises du secteur informatique de La Réunion dont 191 qui ont entre 0 et 9 employés. Cela va à l'encontre des politiques réunionnaises en matière d'emploi local. On connaît leurs parcours (NDLR: Cyrille Melchior et Huguette Bello) et ils oeuvrent depuis des années pour l'économie locale et ils ne sont pas au courant de ça. Mais ils ont laissé les services faire", regrette-t-elle, attendant toujours que la Région revienne également sur sa décision.

En effet, la collectivité régionale avait lancé un accord cadre mono attributaire le 30 juillet dernier pour l'équipement des lycées sur 4 ans. Montant total des 6 lots : un peu moins de 21 millions d'euros. Et comme pour l'AO initial du Département, cet accord "exclut de facto 190 sociétés locales à minima", assurent les représentants du secteur informatique.

Suite au courrier envoyé par ces derniers, la Région avait revu son AO le 18 août dernier mais en divisant cette fois-ci le lot 2, qui passe de 11,4 millions d'euros à 5,7 millions d'euros sur 4 ans. Mais là encore, la collectivité régionale est encore loin du compte pour les entreprises du secteur, qui indiquent que de nombreux points du Dossier de consultations des entreprises (DCE) "ne sont pas en adéquation avec l'état de l'économie informatique mondiale actuelle". "Combien de sociétés informatiques locales peuvent s'engager sur un montant de 1,25 million d'euros par an ? Par ailleurs, il n'y a pas de minimum de commandes : comment faire une offre cohérente sans cette donnée ?", s'interrogent-ils dans un courrier adressé aux présidents des deux collectivités.

"La mort assurée de plusieurs dizaines de petites sociétés ou auto-entrepreneurs informatiques"

Un cahier des charges particulièrement exigeant pour les sociétés locales alors que la date prévisionnelle de démarrage des prestations est prévue au 1er semestre 2022. Le gros des commandes, lui, devrait se faire au second semestre de cette même année. "Sachant que nous devons garantir nos prix 1 an à partir de la notification du marché, qui aujourd'hui peut affirmer qu'à cette date, soit au second semestre 2022, l'informatique sera disponible ? C'est très compliqué actuellement avec la rupture des composants électroniques. Par ailleurs qui peut nous garantir que le prix sera le même ou que le prix du fret ne continuera pas à exploser ?", poursuivent-ils.

Dans leur courrier, ils demandent aux chefs de file des deux collectivités de revoir "de toute urgence" ces AO, en privilégiant la mise en place d'un accord cadre multi-attributaires avec marchés subséquents. Objectifs : "permettre aux attributaires de répondre en fonction des disponibilités du marché au moment de chaque marché subséquent ou d'établir un moratoire d'un ou deux ans en laissant les lycées et les collèges évaluer eux-mêmes leurs besoins et de commander en fonction".

Deux mesures qui permettraient ainsi "de faire vivre les sociétés locales", estiment les représentants des TPE-PME du secteur informatique car dans le cas contraire, "c'est la mort assurée de plusieurs dizaines de petites sociétés ou auto-entrepreneurs informatiques qui travaillent aujourd'hui avec les lycées et les collèges".





1.Posté par wai le 27/08/2021 16:17

circuler ya rien à voir .....bonne chance pour négocier avec Bello

2.Posté par eh oui! le 27/08/2021 16:21

Nos collectivités veulent , une fois de plus "rationaliser" les achats!
La bonne blague ...
Au début de l'informatique dans les lycées , suivant les sections ,les besoins n'étaient pas les mêmes ( par exemple , en LP , les besoins en ordinateurs suffisamment puissants pour qu'on puisse y installer des logiciels de dessin bâtiment n'étaient pas les mêmes que les besoins pour les classes de Français par exemple) et la pseudo rationalisation voulue à l'époque par la région , dont dépendent les LP a fait que les ordinateurs ( les moins chers et les moins performants bien sûr) ont été inutilisables dans les sections de dessin bâtiment car on ne pouvait pas y installer les logiciels obligatoires et indispensables)
Et depuis , c'est le même blabla.
Pourquoi ne pas avouer que les critères choisis au moment de la rédaction des appels d'offres n'ont pour but que de privilégier les sociétés "amies" , celles qui seront reconnaissantes lors des prochaines campagnes électorales par exemple!
Ne rêvons pas ces énormes marchés aiguisent bien des appétits qui n'ont rien à voir avec les nécessités de l'école!

3.Posté par bouboul974 le 27/08/2021 17:09

Faudrait-il encore que les lycées soient équipé de réseau adéquat ( Wifi ) pour assurer les cours !!!!!

4.Posté par Nono le 27/08/2021 21:12

@2 Pourquoi ne pas avouer que les critères choisis au moment de la rédaction des appels d'offres n'ont pour but que de privilégier les sociétés "amies" , celles qui seront reconnaissantes lors des prochaines campagnes électorales par exemple

+1

Voir également le fait de référencer de grosses sociétés dans le but d'avoir moins d'interlocuteurs et prendre "moins de risque", ou tout du moins le penser. C'est comme commander des fenêtres d'usine plutôt que de faire travailler un artisan menuisier quand dans ces grosses sociétés (ESN, SSII) le turnover est énorme et les salaires sont tirés vers le bas (il faut bien payer le loyer de la grande tour à La Défense). D'où un niveau technique général très faible.

Mais ça ce n'est pas le problème de 'décideurs' qui parlent pourtant chômage, compétences locales et noulafé dans des meetings.

5.Posté par Abel le 28/08/2021 05:32

Il faut absolument privilégier les entreprises locales

6.Posté par Olive le 28/08/2021 09:31

Il y a les discours électoraux et ensuite les actes.
La gauche fait souvent très exactement le contraire de ce qu'elle dit. Hollande en a été la caricature.
Consommer local et patati et patata, je me marre 🤣

7.Posté par Huguette la DESTRUCTRICE le 28/08/2021 09:45

Après avoir détruit les projets (NRL entre autres) lorsqu'elle était dans l'opposition maintenant elle va s'attacher à détruire l'économie de notre île ! Les communistes ne comprennent rien à l'économie !

Vive Huguette la DESTRUCTRICE

8.Posté par Boule magique le 28/08/2021 10:23

Quand on vois que les entreprises locales prennent presque 1ans pour te livrer du matériel informatique, va chercher l'erreur. Sur 80pcs, 40 n'ont pas le même SSD, carte mère etc.

9.Posté par Enseignant le 28/08/2021 10:36

OK pour faire travailler les entreprises locales.

Faut il encore que les entreprises locales arrêtent d'abuser sur les prix.


10.Posté par ProjetX2021 le 28/08/2021 11:23

out les gars faut que tout le monde travaille out
tout le temps le même
quelle blague

11.Posté par Rico Rona le 28/08/2021 12:19

A post @7 et vive les raccourcis, les amalgames et les mensonges !
Le projet non aboutit de la NRL est le seul fait de D. Robert et j'espère que la justice le prouvera d'ici quelques temps. Quand au reste ce n'est que supputations et diffamation, les communistes comprennent aussi bien l'économie que les autres, ils n'ont seulement pas les même façon de voir les choses peut-être non ?

12.Posté par @ 11 le 28/08/2021 16:42

Merci Madame Bello, Thierry Robert et les écolos d'avoir fait ces recours pour retarder la livraison de la NRL.
Concernant Didier Robert il est bon de rappelé que les affaires en justice pour lesquelles il sera jugé en février n'ont aucun lien avec la NRL ! D'ailleurs, depuis le temps que ces dossiers sur la NRL sont ouverts, ils n'ont toujours rien trouvé ! Que des hypothèses sans fondement avec beaucoup de diffamation ! Bref, l'histoire nous montre qu'à la Réunion, aucun projet ne sort de terre lorsque les communistes sont au pouvoir !

Nous pouvons remercier Didier Robert, car il est un des seuls Président de Région qui a eut le courage et l'audace de lancer le chantier de la NRL, regardons le Ti Popol qui avait une grosse tête et des petites jambes ! Paul (l'illusionniste) a monté beaucoup de projets sans jamais passer à l'action ! Gros tête tite jambe !

On peut se souvenir de la continuité territoriale à l'époque de Ti Popol - Il n'y a que ses camarades qui en ont bénéficié, et pour cacher cela, lorsque Sarko lui demanda des comptes, il n'a pu envoyer les dossiers pour justifier des sommes que l'Etat donnait à la Région Réunion ! Bref Nico stoppa la continuité grâce (ou à cause) de Popol le tricheur ! Quel super économiste !

Bref, la liste est longue, alors permettez-moi d'éclater de rire en lisant votre commentaire très riche en connerie !

13.Posté par Rico Rona le 29/08/2021 19:14

A @12
Le premier projet de la route du littoral était un tout viaduc que Didier Robert, sous prétexte de donner du travail a quelques transporteurs (...), à modifier pour faire une partie digue. Sans savoir ou trouver les roches... aujourd'hui on voit le résultat ! ou est la sécurité des réunionnais dans tout celà ? Didier Robert avançait cette argument aussi ! alors il s'agit bien d'un gros foutage de gueule et de mise en danger du citoyen par l'ancien Président de Région.
Aujourd'hui la NRL serait finie !
Alors ou est la connerie ? et qui paye ce retard à votre avis ?

14.Posté par Rico Rona le 29/08/2021 19:21

A @12
De plus le projet du Tram Train à été refusé par D. Robert alors que c'était un très bon projet ( initié par un communiste il me semble...) , la preuve DR a retoqué ce projet à la fin de son mandat avec un projet de tramway d'abord entre les villes et puis ensuite à l'intérieur... en attendant retard encore, de plus, son projet de transport par bus non effectué... bref encore des scandales inadmissible de la part d'un élu.

15.Posté par EDD974 le 29/08/2021 19:28

Le soutien à l'entrepreunariat local est d'une part primordial, et relève d'autre part des collectivités locales.
A elles de se montrer cohérentes avec elles-mêmes.

16.Posté par Rico Rona le 30/08/2021 07:24

@15
Hé oui la cohérence est loin d'être au rendez vous surtout quand elle mélange interêts personnels et publics. J'espère que Mme Bello saura remettre de l'ordre et enfin réconcilier les citoyens avec la politique... mare de la corruption tacite...

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