MENU ZINFOS
Santé

Vidéo - Covid à La Réunion : Immersion en réanimation


La pression hospitalière n'a jamais été aussi forte à La Réunion. Des renforts nationaux sont arrivés cette semaine sur notre île. Les médecins qui prennent en charge les malades atteints de formes graves du covid racontent leur quotidien dans notre reportage, au cœur du service de réanimation.

Par Sophie Fontaine - Publié le Samedi 22 Janvier 2022 à 08:00

La recrudescence de patients admis au service de réanimation ces dernières semaines pèse sur les services et le personnel soignant. “Avec Omicron, il y a plus d’enfants hospitalisés, plus de passages aux urgences pédiatriques", explique Philippe Ocquidant, directeur médical de crise au CHU Sud. "Mais sur un enfant qui n’a pas de comorbidités majeures, normalement, il n’y a pas de formes graves, c’est l’exception”, précise-t-il, alors qu'un mineur a perdu la vie la semaine dernière.

Les patients Covid en réanimation sont majoritaires au CHU Sud. Souffrant de pneumopathie Covid, ils restent dans le service entre 3 semaines et un mois en moyenne.
 


Enceintes et en réa

Cette semaine, trois femmes enceintes sont prises en charge dans le service de réanimation du CHU Sud, dont une jeune femme d’une vingtaine d’années. Aucune d’entre elles n’est vaccinée, “pourtant les études commencent à démontrer que le vaccin ne présente aucun danger pour les femmes enceintes”, souligne Jérôme Lemant, médecin réanimateur au CHU Sud.

Quand l’état d’une patiente enceinte se complique, “on est obligé de faire des césariennes en urgence, et ce, même si la grossesse n’est pas à terme", regrette Jérôme Lemant.

“Le premier risque, c’est de mourir”

Le service enregistre entre une et quatre entrées par jour, ces derniers jours.

Outre les places qui se font rares, un passage en réanimation est une expérience à haut risque. “Le premier risque, c’est de mourir”, rappelle Jérôme Lemant, médecin réanimateur.

La France enregistre un taux compris entre “20 et 30%” des admis en réanimation qui succombent à leur pathologie. Ceux qui sortent d’un séjour dans le service gardent des séquelles à la fois psychologiques et physiques. “Une journée en réanimation, c’est affreux”, assure le médecin du service.

Les soignants ultra-mobilisés

Pour le personnel soignant, la crise a rendu la tâche davantage intense et complexe. Le nombre de lits a triplé, et l’activité nécessite aujourd’hui le double de médecins qu’hors période de crise. “Ce sont des gens qui sont parfois appelés sur leurs jours de repos, pas le choix”,  confie le chef de service.

La charge de travail et le contexte agit aussi sur le moral des troupes : “Ce sont des histoires de patients qui meurent, d’enfants ou de parents qui pleurent”, souligne-t-il.

Le protocole sanitaire pèse encore un peu plus sur le quotidien des soignants. Pour chaque patient, il faut une surblouse, des gants, une charlotte, des surlunettes et un masque FFP2.

“C’est très très long, surtout pour les infirmiers qui rentrent beaucoup plus dans les chambres. C’est une charge supplémentaire et un temps énorme” pour le service, constate le médecin.

Infirmiers, soignants, médecins sont toujours plus mobilisés chaque jour pour venir en aide aux patients, qu’ils soient vaccinés ou non.

Actuellement, un infirmier est mobilisé en permanence pour deux patients, contre un infirmier pour cinq lits hors période de crise.



Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

8.Posté par humanité le 22/01/2022 10:20

Merci pour ce reportage en réanimation qui exprime ce que les soignants perçoivent.... certains n'osent plus parler de leur surcharge de travail car ils sont aussitôt désignés "complices de l'Etat" !!!

7.Posté par Soso le 22/01/2022 07:13

Franchement tout cela pourrait vraiment être évité être enceinte et non vacciné faut vraiment être inconsciente il y en en a marre de tous ses gens irresponsables qui remplissent les services de réanimation et tous ce personnel soignant les pauvres qui sont épuisés tout cela à cause de gens irresponsables qui sont anti vaccin vous n’êtes que des égoïste qui pensait qu’à vous et au moindre bobo vous accourez à hôpital en suppliant de ne pas mourir vous êtes juste pitoyable

6.Posté par qoop le 22/01/2022 10:09

Vu les dernières décisions politiques, certains m'auront même pas la chance d'y aller en réanimation. Les plus vieux et les plus à risques iront directement en soins palliatifs.
Et tout ça pour ne pas compromettre les élections et limiter les aides de l'état en cas de confinement.

5.Posté par Indien le 22/01/2022 09:43

Certains diront toujours que les hôpitaux sont vides et que le covid n existe pas ...........................

Bon courage à tous ceux qui œuvrent dans ces services.

4.Posté par Ali le kafhir le 22/01/2022 09:02

Sans compter de l'agonie des gens qui meurent du covid

3.Posté par bobléponge le 22/01/2022 08:56

on sait depuis longtemps maintenant que c'est grace à la clique des tortionbnaires saidques

qui nous dirigent que des personnes se retrouvent aux urgences.....

en empechant les soins précoces peux couteux aux médecins de ville.

il suffit de regarder en Inde ou ailleur pour voir qu'ils ont des politiques qui protègent leur population

pas comme en france

2.Posté par yessss le 22/01/2022 08:55

il en a fallu du temps pour pondre un article de ce genre. pas trop tôt pour éclairer les idolâtres complotistes

1.Posté par Big Pharma le 22/01/2022 08:51

Il faut faire baisser les contaminations. Donc arrêter la "vaccination".

1 2
Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie












 

3 rue Émile Hugot
Immeuble Rigolet

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes