Politique

Vanessa Miranville : "J’assume, la tête haute"

Samedi 23 Décembre 2017 - 10:30

Le maire de La Possession, Vanessa Miranville, revient dans un communiqué sur la polémique liée à son vote pour la modification des statuts d'ILEVA, lors du dernier conseil communautaire du TCO. Selon elle, "il convient de savoir de quoi l'on parle et ne pas tout mélanger comme dans une benne à ordures".


"J’assume, la tête haute.

Oui, c’est la tête haute que je m’adresse aux Réunionnaises et Réunionnais au sujet de mon vote au dernier conseil communautaire du TCO pour autoriser une modification des statuts d’ILEVA lui permettant à terme de stocker des déchets dangereux à la Réunion.

Je ne viens pas ici polémiquer, ni me justifier de quoi que ce soit. Il s’agit de faire de la pédagogie, d’expliquer puisque visiblement l’exercice est compliqué et pas encore compris de tout le monde (voir article du Quotidien du 19/12/2017 à ce sujet : "Le TCO vote la possibilité d’enfouir les déchets ultimes").

# Nous produisons des déchets, c’est un fait : 607 kg par habitants en 2015, donnée à retrouver à l’adresse suivante : http://www.agorah.com/upload/general/Bilan2016DesObservatoiresAGORAH-Light.pdf. .

# La première action qu’un pays peut envisager de faire contre cela c’est d’en produire moins. Le premier levier pour cela c’est l’information sur les dangers que représentent les déchets, la nécessité de changer les modes de consommation pour sortir du cercle vicieux de l’offre et de la demande qui consiste à produire parce que le besoin existe et à consommer parce que l’offre existe.

# Il convient ensuite de savoir de quoi l’on parle et ne pas tout mélanger comme dans une benne à ordure :

    •    Définition de l'article 1 de la loi du 15 juillet 1975 modifiée : est un résidu défini comme ultime, un déchet, résultant ou non du traitement d'un déchet, qui n'est plus susceptible d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux. D’abord interprété comme étant le résidu de l'incinération. Cependant la circulaire du 28 avril 1998 redéfinit le déchet ultime afin de ne pas le limiter à ces seuls résidus d'incinération, et précise que peut être considéré comme déchet ultime la fraction non récupérable des déchets, c'est-à-dire après extraction de déchets polluants, recyclage matière (emballages et textiles, pneumatiques...) et organique (compostage).

    •    Un déchet dangereux : il en existe plusieurs sortes :
    •    déchets amiantés ;
    •    appareils contenant des PCB et PCT ;
    •    produits chimiques des ménages (y compris bouteilles de gaz) ;
    •    déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), cartouches d'impression, piles et accumulateurs ;
    •    emballages ;
    •    gaz fluorés ;
    •    huiles minérales et synthétiques entières usagées ;
    •    déchets médicaux (DASRI et médicaments) ;
    •    déchets de l'agrofourniture (produits phytosanitaires non utilisés (PPNU) et équipements de protection individuelle chimique usagés (EPI-U)
    •    véhicules hors d’usage.
    •    Un centre d’enfouissement de classe 1 également appelé Centre de stockage de déchets dangereux (CSDD) accueille les "déchets industriels spéciaux", présentant un caractère dangereux reconnu pour le milieu naturel ou les êtres vivants. Avant d’être enfouis, les déchets sont "stabilisés" par extraction, vitrification…  Il en existe aujourd’hui 14 en France.

# Il faut ensuite décider de ce qu’il convient de faire de ces déchets de telle sorte qu’ils soient le moins nuisible possible. En tout cas, de mon point de vue il ne s’agit en aucun cas de les "lâcher dans la nature", ni de les transporter chez un voisin qui s’en accommodera de la manière qu’il souhaite pourvu que "pas de ça chez nous". Nous ne pouvons pas penser que puisque nous sommes une île perdue au milieu de l’océan nous n’impactons pas le reste du monde ni que le reste du monde ne nous atteint pas.

# C’est une question de responsabilité et de respect.

# C’est une question économique. Une seule compagnie maritime fait du transport de matière dangereuse depuis la Réunion et les tarifs sont très onéreux. Ces tarifs peuvent encore augmenter du fait du monopole et des variations possibles de prix de carburant servant au transport maritime, les bateaux solaires, c’est encore loin. Cette situation de monopole pour le transport de déchets dangereux représente un risque énorme en cas de refus ou d’impossibilité pour cette entreprise à continuer ce transport. Que ferons-nous alors ?

# C’est une question de développement durable, dans l’anticipation de ce que nous souhaitons pour la Réunion demain, et après demain. Ce que nous souhaitons pour la Réunion dans et pour l’Océan Indien. A ce titre, une unité de stockage de produits dangereux à la Réunion, normée en matière de sécurité pourrait être alimentée par les pays voisins dans le cadre d’une gestion régionale Océan indien de ces déchets. Il paraît plus profitable à terme d’organiser la sécurisation de ces déchets plutôt que de laisser nos voisins, faute de moyens les laisser s’échapper dans la nature qui nous environne.

# Donc, oui, tête haute, j’assume mon vote qui donne la possibilité d’étudier toute cette problématique avec transparence. Cette transparence, je me suis battue pour la trouver à ILEVA dont je suis également élue au Conseil d’administration et je suis heureuse de pouvoir dire que je l’ai trouvée aujourd’hui, ce qui donne tout son sens à mon action au sein de cette entité. De toute façon, nous n’en sommes qu’au stade de l'étude d'un tel site d'enfouissement de déchets dangereux (sanitaire, économique, écologique...) car vu les enjeux, il n’est pas concevable de se contenter d’une position dogmatique uniquement orientée sur le hors sol. Il s’agit bien de prendre en compte toute la complexité de la réalité en compte, comme nous le faisons depuis 3 ans sur le dossier d'extraction potentielle de roches à  Rosthon - Lataniers.

# Je fais confiance à l’intelligence des Réunionnaises et des Réunionnais pour avoir une juste appréciation de mon positionnement. J’en profite pour leur souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année".

Vanessa Miranville
Maire de la Possession

 
NP
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1.Posté par KUNTA KINTé le 23/12/2017 12:00

Du Miranville point trait

2.Posté par Pas crédible le 23/12/2017 12:22

Madame ,
Si vous gérez vos actions comme la commune : ça craint
Vous faites du gaspillage de l ‘argent des contribuables puis pour résoudre vous augmentez nos impôts ;
Pire parfois vous nous faites du chantage en nous demandant de choisir entre la peste et le choléra

3.Posté par Pierre Balcon le 23/12/2017 12:34

Bravo
Voilà qui est clair et responsable .

4.Posté par GIRONDIN le 23/12/2017 12:40

...... Je ne viens pas ici polémiquer, ni me justifier de quoi que ce soit.......

La prochaine fois quand ou va vouloir justifie à ou préviens à nous. Ma prévoir 2 jours pour lire ote justification.... 🤔



5.Posté par herve le 23/12/2017 12:42


C est un discours de bas etage que d'assumer sans risquer des penalites , il me semble que Virapoule a aussi Assumer et d'ailleurs ca ne l'empeche pas de dormir a t il dit..


6.Posté par Kreol974 le 23/12/2017 12:44

Elle est bien loin la Miranville du début à mon grand regret... c'est vraiment contaminé la politique ......

7.Posté par Balthazar le 23/12/2017 13:22

Elle a l'art de noyer le poisson. Mais ce n'est pas le bruit de la mer (maire) qui empêchera le petit poisson de dormir et de règler des comptes en 2020...

8.Posté par La raison le 23/12/2017 13:26 (depuis mobile)

Très bien. Démarche raisonnée et responsable. Continuez madame.

9.Posté par Monique depite le 23/12/2017 13:30 (depuis mobile)

OU ASSUME RIEN MAIS RIEN DU TOUS.

10.Posté par Cocorico le 23/12/2017 14:02

Mi espere ou va assumer ou mise à la porte en 2020

11.Posté par Ridicule le 23/12/2017 14:04

Une bande de lo sucre

12.Posté par Je profite un Max le 23/12/2017 14:11

Une commune en faillite vous l assumez
Est ce que vous avez réduit vos dépenses de déplacements comme par exemple voyage en classe affaires aux frais de la commune pour des séminaires menteurs ( billet seul 5 000 € )

13.Posté par Encore et encore une mauvaise gestion le 23/12/2017 14:14

Qui va payer le déficit cœur de ville ?

14.Posté par PATRICK CEVENNES le 23/12/2017 15:53

fukcd473
Décision pragmatique.
Aujourd'hui s'il fallait suivre, écouter tous les écolos bobos gauchos, nous reviendrions à l'Âge de pierre.

15.Posté par gardien volcan le 23/12/2017 13:11

Bravo Madame discours intelligent et sensé

16.Posté par dada le 23/12/2017 16:36

ou noye lo poisson ! ou fé diversion ! pendan ce temps atsem i dor pa tranquille ziska la rentré ! na in pé zemplyé comminau i sa fé lo boulo atsem a la rentré !!

17.Posté par jef le 23/12/2017 18:30

Moi je trouve cela bien réfléchi, merci madame de vos éclairages qui ne doivent certainement pas éclairer certains de vos con citoyens.

18.Posté par ti remi le 24/12/2017 04:05

Na pu croisière ?

19.Posté par paulux le 24/12/2017 08:28

Excellent, clair et net. Elle a une vision de l'avenir et une volonté!

20.Posté par dadu le 24/12/2017 09:56

Y a une erreur de frappe; elle voulait dire : J’assomme vos têtes a zot ^^

21.Posté par Zéro Déchet le 24/12/2017 10:08 (depuis mobile)

Elle assume la tête haute ce qu’elle a voté la tête bien basse. Là solution sous terre pour enfuir des déchets dangereux contenant de la dioxine qu’on ne sait toujours pas commentfiltrer. Expliquez nous comment filtrer des nano particules!

22.Posté par AHiH le 24/12/2017 11:15

Elle a déjà décidé de ce qu'elle ferait après 2010? Prof de maths à Hénin Beaumont?

23.Posté par Bafouille le 24/12/2017 13:37

La Réunion est une goutte d ‘eau dans ce monde
Pensez prioritairement à l ‘ économique que écologique
Comme d ‘habitude vous vous égarez

24.Posté par Recyclage ? le 24/12/2017 16:09 (depuis mobile)

La startup française 3wayste à breveté, développé puis industrialisé un procédé permettant de recycler "90%" des déchets ! Une startup réunionnaise utilise 80% de matériaux recyclés dans ses process industriels. Alors arrêtons d''enfouir/ brûler !

25.Posté par Ma sonnerie le 24/12/2017 20:38 (depuis mobile)

Combien.de.DGS...combien d'impôts en.plus...

Madame muraille, la charité veut que je n'évoque pas vos promesses de campagne...

Demissionnez et laissez votre place. Votre incompetence ne peut vous protéger plus longtemps.

26.Posté par Comme d'hab le 24/12/2017 23:44

Miranville assume toutes ses conneries, impôts, carrière, refus de voter, harcèlement, incapacité à faire construire une seule école.....c'est bien! Mais ça reste des conneries!

27.Posté par ZDR le 26/12/2017 13:01

Voter pour l'enfouissement des déchets dangereux issus de l'incinération à la Réunion c'est valider l'incinération comme solution pour la gestion des déchets ! Donc une augmentation des couts de traitement des déchets à supporter par les Réunionnais !
On sait que ces déchets sont ultra polluants (juste en dessous des déchets radio actif dans la classification : dioxine, cancer et compagnie), qu'il faut une couche d'argile épaisse (introuvable à la Réunion) pour être sur de ne pas polluer l'eau potable : comment se dire que c'est une solution pragmatique !
Et en plus, on ouvre une porte pour enfouir les déchets des pays voisins. La Réunion va devenir la poubelle de l'Océan Indien ! Merci Mme Miranville d'assumer vos choix la tête haute ! Un conseil : arrêter de côtoyer les lobbist de Suez et Veolia et voyez un autre choix pragmatique qui est celui de ne pas polluer notre environnement !

28.Posté par Alain Busser le 28/12/2017 12:20

Autoriser Ileva à stocker des Refiom, c'est prévoir que

* ou bien Ileva produise ces Refiom ce qui veut dire "incinération"
* ou bien Ileva importe ces Refiom ce qui veut dire "continuer à enrichir la compagnie maritime ayant le monopole" et "produire du CO2"

Dans les deux cas (d'ailleurs pas incompatibles entre eux) j'ai du mal à voir où est l'écologie...

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