Société

[VIDEO] "Si la loi passe, un tiers des 120 commissaires aux comptes de La Réunion disparaîtront"

Mardi 10 Avril 2018 - 12:27

Les commissaires aux comptes sont inquiets par le projet de loi PACTE. Ce projet prévoit que les sociétés dont le chiffre d'affaires est compris entre 1 million et 8 millions d'euros ne soient plus concernées par l'obligation d'un commissaire aux comptes.

Bernard Fontaine et Didier Fauchard, respectivement présidents de la Compagnie régionale des commissaires aux comptes (CRCC) et du Medef, ont présenté en détail les contours et les impacts de cette loi.

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, et Nicole Belloubet, ministre de la Justice, ont confié en novembre dernier à l'Inspection générale des finances une mission afin d'évaluer la pertinence des commissaires aux comptes dans les petites entreprises.

"Priver l'économie d'un tiers de confiance qui certifie l'information financière nécessaire aux tiers utilisateurs des comptes est un non-sens économique", assurent les professionnels du secteur

Actuellement, les sociétés à responsabilité limitée (SARL) qui dépassent le seuil de 3,1 millions d'euros, un total de bilan de plus de 1,5 million et plus de 50 salariés, sont obligées de nommer un commissaire aux comptes. Des seuils encore inférieurs dans les sociétés par action simplifiée (SAS). Les sociétés anonymes, elles, y sont contraintes dès leur constitution.

Que vont devenir les étudiants engagés dans le cursus ?

Dans la future loi, le gouvernement propose d'élever les seuils français afin de s'aligner aux standards européens, soit 8 millions de chiffre d'affaires, quatre millions de total bilan et plus de 50 salariés.

Un relèvement des seuils qui n'a pas manqué de faire réagir la profession, tant au niveau national que local, qui craint les impacts "dramatiques" de la loi PACTE. À La Réunion, les commissaires aux comptes craignent des "licenciements inévitables dus à une perte de plus de 70% des mandats". C'est simple, "si la loi passe, un tiers des 120 commissaires aux comptes de l'île risquent de disparaître."

Ils s'inquiètent également des emplois non assurés localement par les étudiants qui suivent un cursus de l'audit mais aussi d'une perte d'accompagnement stratégique pour les PME/TPE locales, qui forme la majorité du tissu économique réunionnais.

Les professionnels du secteur demandent donc au gouvernement de revoir sa copie en lui formulant trois propositions. La première est de nuancer le relèvement des seuils et d'envisager pour la France un seuil "intermédiaire" de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires contre les 8 millions proposés initialement. Seconde proposition, introduire un seuil qualitatif qui tient compte du mode de fonctionnement des entreprises. Comme le relève Guillaume Espitalier, membre du bureau de la CRCC, "à partir du moment où les entreprises bénéficient de mesures fiscales favorables, il serait sain pour l'économie que les comptes de l'entreprise soient certifiés". Enfin, dernier souhait des commissaires des comptes, la poursuite et le renforcement du travail fait en France, "pour adapter l'audit à la taille de la PME/TPE", termine Guillaume Espitalier.

samuel.irlepenne@zinfos974.com
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1.Posté par Fidol Castre le 10/04/2018 15:22

Ils se chercheront un vrai travail.

2.Posté par margouillat974 le 10/04/2018 16:03

Mais ne vous a-t-on pas prévenus de l' obligation pour les sociétés de passer leurs écritures électroniquement ? Les encaissements traitées par l'intelligence artificielle des nouvelles caisses enregistreuses font le déjà calcul de T.V.A..Elles versent directement sur votre compte,les bénéfices et sur celui du trésor public les taxes et certainement bientôt rattachées à la pointeuse de l'entreprise, elles calculeront aussi les fiches de paye des employés, ainsi, plus de paperasse inutiles...c'est beau, le progrès!
Aujourd'hui, l' état sait mieux que vous ce que vous gagnez : plus besoin de comptable, commissaires aux comptes, plus de calculs fastidieux...

3.Posté par à post 1 le 10/04/2018 18:31

Ils pourraient devenir politiciens , ils auraient alors un "vrai job qui rapporte" , et du coup, ils pourraient tricher sur leur patrimoine , se servir , employer des gens du SDIS au noir, ruiner "feue" la caisse d'épargne de la Réunion en prêtant du fric sans espoir de retour aux "copains" et gérer ( ouaf, ouaf) une mairie ...ils pourraient aussi devenir entrepreneur/député / maire...et faire le clown dès qu'un micro ou une télé s'approche !!!

4.Posté par herve le 10/04/2018 18:41

Au moins vous etes prevenus et vous avez le temps de preparer un autre emploi

on entend tres souvent qu'il faut dans sa vie faire plusieurs emploies


C est votre tour de commencer a travailler

5.Posté par Maiki le 11/04/2018 02:15 (depuis mobile)

Alors les patrons? Ça fait quoi d’avoir peur de perdre son job?

6.Posté par Merci patron le 11/04/2018 08:08 (depuis mobile)

Merci la Macronie!

Tondre les prolos, les cols blancs votent pour, mais quand vient leur tour ils pleurnichent?
Fallait y penser avant! À qd le tour des médecins, avocats, personnel du sénat (9000€/mois pour une secrétaire en fin de carriere), etc..

7.Posté par Françoise le 11/04/2018 09:25

voilà une bonne décision pour les petites et moyennes entreprises

8.Posté par Cimendef le 11/04/2018 09:51 (depuis mobile)

Je ne suis pas inquiet pour eux. Ils bénéficient d''une rente de situation pour un résultat plus que contestable.

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