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Usine de Bois-Rouge : Le conflit perdure entre les planteurs et le CTICS

Lundi 17 Septembre 2012 - 09:10

Usine de Bois-Rouge : Le conflit perdure entre les planteurs et le CTICS
Le blocage à l'usine de Bois-Rouge doit se poursuivre aujourd'hui. Hier, le syndicat du sucre estimait dans un communiqué que "les limites du raisonnables ont été franchies" et chiffrait le préjudice à 40.000 tonnes de cannes, soit environ 3,2 millions d'euros.
Dans ce conflit, les planteurs de la FDSEA protestent contre le protocole de prélèvement des cannes qui permet de mesurer la richesse d'un chargement. Ils affirment perdre de la richesse lors de la mesure.

Une question instrumentalisée en vue des élections à la Chambre d'agriculture ?

"La question de l’écoulement occasionnel de quelques gouttes de jus lors du prélèvement d’échantillons de canne réalisée dans des conditions très spécifiques est purement technique. Elle ne concerne qu’un nombre extrêmement réduit de planteurs car elle ne se pose que sur moins de 1% des chargements. Cette question, qui aurait normalement dû être traitée sur un plan purement technique, dans le cadre du Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre (CTICS), a été montée en épingle et instrumentalisée par un groupe très minoritaire de planteurs à des fins politiques en vue  des élections de la Chambre d’Agriculture en janvier 2013", peut-on lire dans le communiqué du syndicat du sucre.

"Ce petit groupe de planteurs bloque depuis une semaine la sucrerie de Bois-Rouge et différentes plateformes de réception de canne, entravant ainsi la liberté du travail, en contradiction avec le droit de manifester et paralyse une filière qui procure plus de 12 000 emplois à l’économie réunionnaise. Les Industriels et l’Etat ont proposé la mise en place d’une mission d’expertise afin de rechercher les améliorations techniques pertinentes. Des négociations ont eu lieu entre le petit groupe de planteurs qui bloquaient la sucrerie, le CTICS, le Président de la Chambre d’Agriculture, les Industriels et l’Etat. Malheureusement, la surenchère et l’entêtement des initiateurs de ce mouvement ont rendu impossible la conclusion d’un accord", ajoutent-ils.

Du côté des planteurs, on ne lâche rien. "Nous sommes mobilisés et nous attendons d'être de nouveau reçus", explique Vital Payet, porte-parole du Collectif des planteurs en colère. Ce dernier prévient : "Si rien ne bouge, nous pourrions entamer de nouvelles actions, des opérations escargots et des descentes, mais je ne pourrais par garantir qu'elles se fassent dans le calme !".

Les industriels refusent pour l'heure de revoir le protocole et s'opposent à toutes formes d'indemnisations. Le conflit pourrait durer.
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