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Société

Une semaine en cardiologie : Du sublime à l’horrible


Le chaud et le froid ; le brûlant et le glacial ; l’enfer et le paradis… Je vais commencer par l’innommable, c’est plus marrant (et sinistre aussi). On verra après pourquoi on ne peut que tresser des louanges à ces personnels hospitaliers ; increvables malgré les épouvantables conditions d’exercice d’un si noble métier que la Terre, soi-disant, nous enviait.

Par Jules Benard - Publié le Lundi 30 Mai 2022 à 15:23


J’avais subi trois semaines d’hospitalisation à Saint-Pierre, en 1986. Je n’en garde que d’excellents souvenirs malgré une opération de plus de six heures rondement menée par le docteur Nicholas, suite à l’éclatement d’un ulcère qui était entrain de m’empoisonner lentement mais sûrement.

J’en garde un souvenir souriant parce qu’alors, la santé publique n’était pas encore une marchandise comme le pain ou la bagnole, qu’il fallait rentabiliser à tout prix. Un souvenir serein parce que les équipes du chef infirmier X m’avaient soigné comme un coq en pâte ; parce que les personnels de l’établissement, chapitrés par le directeur Billant, se comportaient comme dans un 4-étoiles, y compris pour la cuisine, de haut niveau.
Ce temps est loin. Je viens de rester une semaine en service cardiologie à Bellepierre. In coup d’congne i poique mwin. 

Un lit d’hôpital n’est plus fait pour participer des soins mais pour rapporter du fric. Et ça ne fait qu’empirer. Tout ce qui marchait bien, les aéroports, les autoroutes, le système de santé, la moutarde tout comme nombre d’industries, tout a été vendu aux copains des dirigeants sous prétexte d’ultra-libéralisme. Ça rapporte des milliards au CAC-40 et pas un sou aux déjà pauvres.

De l’eau sans sel

Quand je dis " l’ignoble ", ça passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, y compris dans les détails insignifiants. Le plateau repas par exemple. Mon premier jour en cardio, titillé par une petite faim, j’attendais la jaffe.
Surprise, aucune petite cuillère pour le yaourt. Renseignements sollicités, il paraît que des " clients " (ben oui, on n’est plus des patients mais des clients) volent les petites cuillères et les couteaux. Et l’hosto n’a pas les moyens d’en racheter. C’est plus fort que minable ! Pourquoi ils n’en fournissent pas en plastique ? On vole assez rarement des couverts en plastique. Comme les autres, j’ai dégusté mon yaourt (sans sucre) avec le manche de ma fourchette.

Pour ce qui est du repas lui-même, après avoir gardé un yaourt anémique et une pomme dure comme une âme d’huissier, plate comme un poisson-torpille, j’ai renvoyé mon plateau et ai ainsi maigri de 12 kilos en une semaine.

Parce que c’était innommable, inconcevable, épouvantable. " On en a empalé pour moins que ça ", disait le Goth copain d’Astérix. Car en cardio, tout, tout, tout, est sans sel. Le cuisinier n’y est pour rien : il obéit aux ordres. Quand je dis " sans sel ", c’est sans sel, mais aussi sans poivre, sans oignon, sans ail, sans huile, sans rime ni raison?

Quand vous ne savez plus si c’est de la viande ou quelque indéfinissable quelque chose, vous résistez furieusement à l’envie de tout balancer par la porte. Mais je suis bien élevé.

Le riz était aussi sans sel et je suppose que l’eau de la carafe également. Il n’y a même pas de machine à café dans ce service ; sans doute pour nous éviter les tentations ?

​Un personnel à hue et à dia

On commence vite à comprendre le pourquoi de ces incongruités quand on voit la " foule " de personnels chargée des soins et autres menues obligations ; des obligations par dizaines avec une infirmière et une aide-soignante pour 25 malades. Ou cour loin èk ça !

Le premier matin, premier petit déjeuner. Un bol de lait, une tasse de café soluble (mais pas mauvais), un sachet de sucre, une quille de beurre (vous savez, ces plaquettes d’un demi-centimètre d’épaisseur) et un petit pain (sans sel, of course). Je sollicitai timidement une deuxième plaquette de beurre ; l’infirmière me dit qu’elle allait m’en trouver une et est illico allée chercher cette plaquette que je n’ai jamais vue. 

Je suppose qu’entretemps, elle a été happée par une petite vingtaine de collègues qui avaient des soucis moins beurrés que les miens et n’ai jamais fait la moindre remarque à ce sujet. Il était patent que ce personnel, courant à hue et à dia de 4 h du mat’ à 18 h, était en nombre tragiquement insuffisant.

Pareil pour l’aérosol qu’on m’avait gréé autour de la tête. Il fallait " déboucher les injecteurs avec une aiguille " (sic !). L’appareil prévu pour était hs. J’ai été " aérosolé " deux heures après.

Mais comment font-ils ?

Le plus admirable est que jamais, jamais, une seule de ces personnes n’a fait montre de la moindre mauvaise humeur. Ce fut même tout le contraire, gentillesse, empressement, serviabilité, sourires que l’on devinait sous les masques.

Comme dans bien des cas de désespérance, contre ce mauvais sort qui leur est alloué, sous-effectifs galopants, manque de matériel fiable, horaires de hamsters dans leur roulette, salaires indignes, plans de carrière inexistants, interdiction d’ouvrir sa gueule autrement que pour dire « oui chef ! », j’ai vite compris que ces personnels absolument dignes d’hommages, n’ont que l’humour. La plaisanterie, le moucatage, le grain de folie, toutes choses seules capables de faire supporter l’insupportable.

De leurs réunions de travail, au petit jour lors du changements d’équipes, montaient souvent des crises de fou-rire.
Entendu un matin dans le couloir devant ma chambre, quand se préparaient les tonnes de cocktails médicamenteux… De jeunes aides-infirmières et infirmiers étaient là  a se moucheter gentiment et rire follement…
" Ben embrasse a mwin alorsss ! " dit-il. Elle : " Ma embrasse a ou talèr somanqué. Là mwin na point l’temps ". Il n’en faut guère plus pour détendre une atmosphère plus que pesante.

Quand on se sent morveux on se mouche !
Malgré mon mauvais caractère légendaire, je n’eus pas une seule fois à redire de ces personnels. Ça avait commencé chez ma compagne, le dimanche à 14 heures. Je suffoquais, j’étais entrain de me noyer à l’air libre. Je ne sais si c’est aussi pénible dans un lac ou une baignoire mais je ne souhaite ça à personne sinon Poutine, bien entendu.

Le SDIS et le SAMU furent là très très vite. Et je ne me souviens de rien. Je me réveillai à 19 h en " chambre de déchocage ". Pompiers et médecins venaient de me vider les poumons en me remettant sur orbite à coups de caro électrique (défibrillateur, dit-on aussi). Voulaient pas me laisser partir. Et le diable ne voulait sans doute pas de moi : " Trop dur à cuire ! " qu’il a dit.

Une infirmière dont je n’ai jamais vu le visage, m’a tenu la main plus de deux heures, m’écoutant sans broncher débiter ma connerie native à cent sous de l’heure. J’en avais gros, très gros sur la patate. Contre moi-même.
Parce qu’on peut mener une vie de barreau de chaise et passer longtemps entre les gouttes sans se mouiller. Mais quand l’addition tombe, on casque lourd. Et là, l’addition, c’était la peine que je causais aux autres à force de couillonnisse.

Je songeais à ma compagne, chez qui tout avait commencé, elle sensible au point de stresser devant une bonne nouvelle. A mes frangins. A Leïla, Junior et Sweetie. A mes amis, Ludo, Pierrot, Dédé, Loïs, Jean-Marc, Henri, Sully… Quel droit avais-je donc de les plonger ainsi dans le tourment, eux qui en avaient déjà plus que leur compte ?
L’infirmière m’écouta débiter tout ça sans broncher. De l’autre côté du rideau, son collègue tenait la main d’une vieille emphysémateuse entrain de cracher ses poumons, la rassurant d’une voix plus douce que celle d’une mère au chevet d’un enfant malade.

Ce sont ces personnels soignants que notre gouvernement ultra-libéral méprise au point de vouloir les rentabiliser.
Moi, je ne saurai jamais assez leur dire merci.




1.Posté par Elie Kauptaire le 30/05/2022 16:03

Ce sont ces personnels soignants que notre gouvernement ultra-libéral méprise au point de vouloir les rentabiliser.
Moi, je ne saurai jamais assez leur dire merci.


Le plus ignoble est que la population ne soit pas descendue dans les rues en masse pour dénoncer les suspensions.
Et aujourd'hui les triple-dosés saturent les hôpitaux en général, les services de cardiologie et les morgues en particulier.

On vole vers la catastrophe

2.Posté par Sorcier réunionnais le 30/05/2022 16:30

Chacun sa vision du personnels soignants.

Il faudrait parler des nombreuses erreurs médicales qui entraînent la mort de dizaine de milliers de personne chaque années en France. Environ 60 000 personnes meurent chaque années en France d’erreurs médicales dans le silence absolue des médias et des soignants!!!

https://www.leparisien.fr/amp/societe/erreurs-medicales-a-quand-une-vraie-transparence-23-11-2017-7409415.php

Vous avez eu énormément de chance de tomber sur des soignants sympathique mais sachez que ce n’est pas toujours le cas.

Il existe des soignants agréables et consciencieux mais il existe aussi des soignants totalement inhumain qui se moquent éperdument de leur travail et de la vie du patient et qui ne sont là que pour l’oseille !!! Comme dans toutes les professions, il y a des bons et des mauvais.

Bref, un article pas du tout objectif qui reflète votre vision et pas la réalité du monde hospitalier.

3.Posté par Johnny B Good le 30/05/2022 16:36

Bonjour Élie Kauptaire/commentaire n° 1,
Merci de ne pas dire des énormes bêtises au sein d'un espace commentaire. Bien cordialement

4.Posté par JORIlapoudrée le 30/05/2022 17:07

La cuisine des hôpitaux c'est de la liaison froide cuisson lundi dégustation mercredi 3 jours après en comptant la date de production, matière première de mauvaise qualité des sauces appertisées des potages eau chaude +des boites lyophilisées la cuisine hospitalière est de ce niveau actuellement. la nutrition était un soin avant de nos jours les cochons sont mieux nourris un patient n'est qu'un matricule un pauvre dans une chambre livré à lui même, le monde est fou et les dirigeants couleront ce pays .

5.Posté par Diogene de Cynope le 30/05/2022 17:42

mon cher ami, quand on vient de faire un œdème aigu du poumon comme vous, le sel est tout sauf recommandé...
par ailleurs les couverts en plastique sont maintenant interdits pour des raison écologiques.
le problème en l'occurrence n'est il pas plutôt l'incivisme chronique des hospitalisés ?

6.Posté par Elie Dipaça le 30/05/2022 18:19

La guerre contre le Covid est finie Kauptaire. On s’en fout de votre vie de « résistant » qui a pas respecté la loi et voulait que tout le monde fasse comme lui pour ne pas être seul. Ou lé pas vacciné, ou lé suspendu, c’est tout !

7.Posté par maty le 30/05/2022 18:35

Oui l'ultra-liberalisme tue à petit feu notre système de santé pour ne profiter qu'à certains d'ici quelque temps c'est sûr.
La Tarification à l'acte n'a qu'un objectif rentabiliser l'hôpital !!! c'est quand même totalement absurde de vouloir dégager des bénéfices dans ce domaine ....
La prise en charge des patients se fait grâce au savoir en général, au savoir faire et au savoir être des médecins et soignants qui ont quand même passé quelques années sur les bancs des amphi pour espérer un minimun de reconnaissance ....aussi bien humain que financier...Hé bien non ! malgré des horaires atypiques, des plannings inconnus le 20 pour le 1er du mois suivant ...le personnel médical et para médical est sous payé....pas d'augmentation depuis 5 ans ...le point est gelé...les ségurs de la santé avec prime de 183 euros hé bien ça dépend pour qui .....fonction publique hospitalière c'est oui les autres hé bien c'est au bon vouloir des supérieurs hiérarchiques ou du président du conseil départemental....comme quoi on ne nous dit pas tout ! nous devons réagir si nous souhaitons que notre système de santé ne continue pas d'aller droit dans le mur . Notre gouvernement doit prendre conscience que ce n'est pas en ajoutant des administratifs pour contrôler, gérer et compter qu'on s'en sortira.....Il faut du personnel de terrain et pas des technocrates qui ne connaissent même pas les difficultés du terrain....arrêtons de multiplier les administratifs au détriment du personnel de terrain ...si toutefois tout le monde ne démissionne pas...dégoûté par les conditions, le manque de reconnaissance en générale et les salaires qui offrent des vies misérables ou presque !

8.Posté par Dignité le 30/05/2022 20:09

On dirait un article de Jules BENARD.
Quoiqu'il en soit, ce n'est que vérité.
Le capitalisme, l'ultralibéralisme a tout envahi dans le fonctionnement de notre société.
Or, le secteur de la santé ne doit pas être confié au monde des actionnaires.
Pour faire du chiffre , les responsables concernés rognent sur tout.
Il n'est pas normal que lorsque l'on rentre dans un hôpital pour y subir des soins on n'ait qu'une envie: c'est d'en partir au plus vite.
Une fois dans un hôpital dont je tairai le nom, je me suis retrouvé dans une chambre double alors que j'ai demandé une chambre individuelle.
Pendant ma première nuit, mon voisin de chambre dormait en ronflant comme une grosse locomotive. Le bruit de ses ronflements m'empêchant de dormir, j'ai demandé à l'infirmière de nuit de trouver une solution.
Elle m'a envoyé promener malgré mon insistance et , pour dormir ne serait ce qu'un peu j'ai dû m'allonger sur une banquette située dans le couloir du service où j'ai été hospitalisé.
En prenant son service tôt le matin, le médecin responsable s'est grandement étonné de me voir affalé dans le couloir recroquevillé sur une banquette rikiki.
Une grosse gueulante s'en est suivie et ils ont fini par me trouver une chambre individuelle

9.Posté par alex 97427 le 30/05/2022 21:05

C'est du vécu, du vrai journalisme! Même si Mr Bénard aurait, je le pense, préféré écrire un autre article. Content de vous retrouver et de nous régaler avec votre verve. Je vous souhaite de nous revenir en pleine forme, et de continuer à nous conter de merveilleuses histoires du " temps lontan".

10.Posté par Gringo le 31/05/2022 06:52

Je vous souhaite un prompt rétablissement... Et merci de continuer à nous faire sourire .... Même à l'hosto !!!

11.Posté par J-yves974 le 31/05/2022 06:55

>> volent les petites cuillères et les couteaux
Une coutume locale, quoi... Les couverts en plastique, ca coute aussi. C'et pas donné gratutiement par Score. Les soins, ca coute cher. Ile gâteux communiste et profiteur bezpaké du système n'a pas qu'a payer le vrai prix de son hospitalisation au lieu d'accuser le gouvernement libéral.

12.Posté par Maria le 31/05/2022 07:20

et le pire.....il n'aura rien à payer à la sortie....;vive la France! mais on gueule de plus en plus la bouche pleine, c'est jamais assez faut toujours plus! enfants gâtés de la république!

13.Posté par Squid le 31/05/2022 08:32

2.Posté par Sorcier réunionnais le 30/05/2022 16:30

"Il existe des soignants agréables et consciencieux mais il existe aussi des soignants totalement inhumain qui se moquent éperdument de leur travail et de la vie du patient et qui ne sont là que pour l’oseille "

Les soignants "sac à dos"?

14.Posté par L'Ardéchoise le 31/05/2022 10:54

Jules, "nous avons tous notre feuille de route" et tant mieux si tu t'en es sorti, ce n'était pas ton heure.

Il y a beaucoup à dire sur le système hospitalier en France, mais ce n'est pas par hasard si il y a un classement annuel des centres de soins : l'accueil, le personnel, la nourriture, l'hygiène et bien d'autres choses font partie des critères de notation car ce n'est pas partout la même chose.
Tu as eu de la chance de tomber sur du personnel à l'écoute, parfois l'écoute n'existe pas, pas par manque de temps mais par manque d'empathie...
Et au moins, en France, on est pris en charge, ce qui n'est pas le cas dans de nombreux pays, pourtant "civilisés" !!!

Porte toi aussi bien que possible, visiblement tes neurones et ta faconde sont intacts, alors au plaisir de te lire encore et encore.
Ni artrouv !

15.Posté par Sisi le 31/05/2022 11:38

Joliment écrit et véridique. Opérer un vendredi, à jeun depuis jeudi soir, j’ai eu droit à un super petit déjeuner : un café aussi clair que de la pisse, du lait sans goût, 2 biscottes avec du beurre aussi mince qu’une feuille de papier. Heureusement que mon epouse a anticipe avec un croissant et un chocolat chaud.

16.Posté par Sisi le 31/05/2022 13:17

Post 12… ce que l’on nous prélève tous les mois : sécu et mutuelle, c’est comme si on avait payé au moins un minimum.

17.Posté par MICHOU le 31/05/2022 13:43

Ayant vécu ce que vous relatez je ne peux que confirmer. Un service de cardio formidable avec un personnel disponible, bienveillant compétent et surtout à l'écoute malgré un travail considérable.
La nourriture si on peut appeler ça comme ça est innommable. Si ce n'était que le sel, c'est déguelasse, tout simplement et c'est confié à des soi disant spécialistes diététicienne compris.
Un grand merci aux services de cardio et gastro!
Bon rétablissement à vous

18.Posté par MICHOU le 31/05/2022 13:47

A 2 c'est le récit d'un vécu pas un débat sur l'hôpital

19.Posté par DIDIER NAZE le 31/05/2022 19:57

Post 14...L ardéchoise, je partage totalement votre avis !!...Jules je te souhaite un prompt rétablissement. ....et longue vie à toi....et d ailleurs je t interdis de tirer ta révérence, façon de parler....bon nombre de Réunionnais t'aime 😆😊...et apprécie d'une part ce que tu écris sur Zinfos. ....et aussi tous les livres qui ont été publiés ..diffusés, et distribués ..je ne vais PAS rentré dans les détails....bien à toi mon ami....et écrivain préféré !!...pour toujours !!...

20.Posté par tantine le 31/05/2022 20:15

en martinique ils ont voté la réintégration des soignants suspendus, qui va le faire à la réunion ?

21.Posté par alain BLED le 31/05/2022 20:29

Bon courage l'ami Jules ! En tout cas ta plume est toujours aussi légère et incisive. Tu vas pouvoir reprendre des forces avec de la vraie bouffe -mais attention au sel quand même ! A bientôt !

22.Posté par O.M le 31/05/2022 20:38

Je ne connais pas exactement votre pathologie M Bénard et ne vais pas me prononcer dessus en espérant quand même que vous irez mieux mais auant déjà été hospitalisé, suivi une année al'IFSI dont un stage en ..cardio, je vais parler de la nourriture et pense même que vous le savez déjà :
Oui la nourriture fait partie des soins et des besoins vitaux et ai même un signe clinique.
Chacun ses goûts et couleurs en tant normal sauf evidemment dans les endroits à fort volume et standardisation où là ce serait impossible de faire du "sur mesure" et donc on prend ce qu'il y a (quitte à avoir du cholesterol et ensuite un medecin dira qu'on mange trop de carri alors que chez moi je mettais à peine une cuillère à soupe d'huile dans mes repas mais bon les statistiques et croyances tant que c'est inconscient...).
Certaines maladies sont traitées par certains médicaments et le sel est déconseillé justement à cause de ces médicaments soit pour ne pas diminuer leur effet soit pour ne pas au contraire les multiplier et en cardio il y en a, les diurétiques ou antidiuretiques il me semble, qui peuvent provoquer des rétentions d'eau ou l'inverse. Ca me revient, Lasilix par exemple =pas de sel.
Les aide soignants sont formés à ca et selon les diagnostics et prescriptions des médecins, transmettent à la cuisine les contre-indications alimentaires et des fois/souvent ce n'est pas cuit comme on le fait chez soi(au passage ma cadre qui avait exercé en... pretendait que je ne faisais pas de courses(croisé plus tard à un carrefour) et je ne sais toujours pas comment je pouvais faire pour me nourrir à part peut-être de conflits...) mais c'est temporaire et pas nocif.
Lors de mon séjour en Hemato de jour, avec les traitements, à un moment , mon corps les rejetait dès leur administration et pour la nourriture, quand les plateaux arrivaient dans le couloir, leur simple odeur suffirait à me faire baver comme un bouledogue et eventuellement à avoir la nausée. Avec l'habitude, j'allais me mettre tout seul dans la salle d'attente et les infirmiers et aide soignants qui comprenaient m'apportaient plutôt un club sandwich que le repas normal et ça passait mieux.
Chez moi je renvoyais le soir même et avait apparemment une mucite pendant les 3 ou 4 jours qui suivaient et qui faisait que même boire de l'eau me brûlait la gorge sauf pendant les 20 minutes suivant min réveil et là j'en profitai pour prendre mon petit-déjeuner(que je prenais donc pas rancunierement...) le plus rapidement possible.
Après ces 4 jours une matinée salivation intense pas pour les mêmes raisons que le bouledogue d'avant (probablement système immunitaire qui se reforme) et ensuite une semaine à remanger normalement avant nouvelle chimio si paramètres ok.

Donc, oui la nourriture de l'hôpital n'est pas tout le temps terrible en goût mais ca passe et les soignants s'adaptent quand ils peuvent ou ils veulent.

Pour le sel, je pense qu'ils ont dû vous mettre sous perf de NaCl(eau salée) mais c'est sûr que ce n'est pas la même chose.
Vous étiez probablement en A et peut-être que la "chinoise" et le volleyeur à lunettes se sont occupés correctement de vous si ils sont encore là (pas eu spécialement de problèmes avec eux malgré mon premier stage encore sous medicaments des autres "médecins " lo sucré, parcequ'il y en a aussi et spécialement quand il y a des erreurs(subi, participé et fait) ou corporatisme.

De nouveau, long texte d'un donneur de leçon qui crie sur tout le monde, mal éduqué, pense qu'à soi-même, qui se met à l'ecart tout seul etc.. donc forcement et statistiquement psychotique et pourtant, encore que, le cœur i batte encore mais n'a pu de cardio du tout et na mal a la tête et aux pieds et plus avec affinités mais sans prejudice suffisant d'après les seuils de l'un et di tout pour l'autre surtout étant sans emploi et même SDF(sujet de TD d'anthropologues de la santé S2: les inégalités sociales en santé en France; recherchez les images G..gle correspondantes et avec comme base en cours: "il y a plus de risque d'erreur sur une personne connue ou riche que sur un pauvre donc il faut faire plus attention ". Je dirai le riche ou connu aura un bon avocat ou sera médiatisé et l'autre civil n'y a personne pour réclamer son corps on peut y aller(Hipocrate le film).

23.Posté par O.M le 01/06/2022 05:52

@13: c'est enseigné à l'IFSI("pensez à ce que vous avez à gagner", histoire des hôpitaux) et il y a forcément du vrai dedans alors il ne faut pas contredire l'autorité qui veut qu'on se soumette d'office et en toute circonstance d'où ma galère y compris avec la proc..(cours de gestion: différence entre autorité et leadership?)

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