Politique

Une nouvelle élection législative partielle pour remplacer Thierry Robert

Vendredi 6 Juillet 2018 - 16:21

Une nouvelle élection législative partielle pour remplacer Thierry Robert
Suite à l’annulation de l’élection de Thierry Robert nous devrions assister dans un délais de trois mois à une élection partielle sur la 7 circonscription. Les villes concernées sont Saint-Leu, Trois-Bassins, Les avirons, l'Étang-Salé, une partie de Saint-Louis et une partie de Saint-Paul). 

Le code électoral est clair, le suppléant d’un député ne peut le remplacer qu’en cas de décès ou de nomination au gouvernement.

Nous ne sommes dans aucun de ces deux cas de figure. Marie-Rose Won Fah Hin, sa suppléante, ne siègera donc pas à l’Assemblée nationale à la place de Thierry Robert.

Reste maintenant à savoir qui sera sera candidat dans cette circonscription. Lors de la dernière élection, Thierry Robert (60,78% des voix) était opposé à Fabrice Marouvin (39,22% des voix). 

Fabrice Marouvin sera-t-il à nouveau candidat ? Bruno Domen qui a succédé à Thierry Robert à la mairie de Saint-Leu se présentera-t-il à la place du député déchu ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir.
Pierrot Dupuy
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1.Posté par GIRONDIN le 06/07/2018 17:10

marouvin OTé?

YOUPI une nouvelle campagne en vue

2.Posté par @Girondin le 06/07/2018 17:54

tiens tu fais pas le SAV sous les autres posts.....pas facile ton boulot aujourd'hui....
allez bon posts....

3.Posté par spartacus974 le 06/07/2018 19:12

C'est vrai que la suppléante avait elle aussi son lot de casseroles....Les élections promettent quelques moments agités dans cette circonscription.Et dire que Thierry Robert se croyait dans les petits papiers de Macron.......

4.Posté par GIRONDIN le 06/07/2018 19:35

2.Posté par @Girondin
Pour vous c'est vous et non tu on n'a pas gardé le X9 ensemble !
J'adore mon boulot, c'est ma passion.
Bon retour à la mine et fissa ! Votre copain Fouassin pourra l'embaucher à lamdr

5.Posté par Dommage... le 06/07/2018 20:07 (depuis mobile)

Dommage que ratenon soit déjà en main, il avait toutes les qualités requises pour remplacer le clown de St Leu 😂

6.Posté par DICKTAT le 06/07/2018 21:24

NABENAZA

7.Posté par JORI le 06/07/2018 21:35

1.Posté par GIRONDIN le 06/07/2018 17:10
Enfin, on va pouvoir rigoler!!.

8.Posté par Matthieu le 07/07/2018 09:15 (depuis mobile)

Sans oublier le numéro 3 de cette élection: Perceval Gaillard (Réunion Insoumise) qui avait fait 11,9% des voix ! Ça va être intéressant !

9.Posté par Adeuh le 07/07/2018 13:37 (depuis mobile)

Allez Perceval et Sandra, nou kont dessus zot!
Allez la Renyon Insoumise !

10.Posté par Richard le 17/07/2018 20:09

L'économie de la Réunion est dominée par des monopoles commerciaux. Ces groupes privés sont appuyés par le gouvernement français.

Les Outre-mer sont terres d’élection pour les grands projets inutiles « offerts » aux multinationales
de l’équipement et du bâtiment ; l’exemple le plus notable est le gigantesque chantier de la Nouvelle route
du Littoral (NRL) à La Réunion, dont le coût nominal est trois fois supérieur à celui de l’aéroport de
Notre-Dame-des-Landes.

Cette prédation des grandes entreprises condamne les cinq départements français d’Outre-mer à une
dépendance toujours accrue aux importations, à la vie chère et au chômage de masse. Par leur situation
géographique, les Outre-mer ont pourtant tous les atouts pour en faire des pionniers dans la transition
énergétique au lieu de les vouer aux énergies fossiles et au tout-routier. Actuellement, les nouveaux partenariats
économiques ont généralisé la concurrence à tous les niveaux. La priorité accordée aux intérêts
privés empêche le développement social et écologique de ces territoires et compromet le rayonnement de la
France dans le monde. Atout géopolitique, économique et culturel majeur, les Outre-mer français demeure
le parent pauvre de la République.

Certes, quelques avancées notables ont suivi la Départementalisation mais cela n’aurait pas été possible sans
la mobilisation des populations concernées. Pourtant, les Outre-mer continuent de cumuler les retards
structurels hérités de la période coloniale. Ils subissent frontalement les conséquences néfastes de l’austérité.
Les inégalités y sont abyssales : six des dix communes les plus inégalitaires de la République sont situées
à La Réunion. Et le chômage est massif avec par exemple un taux de 20% en Martinique et 24% en Guadeloupe.
L’illettrisme y est récurrent, la couverture maladie universelle protégeant les plus démunis généralisée.
Par le jeu de l’européanisation et de l’atlantisme, notre pays n’exploite pas le formidable potentiel stratégique
que lui offrent ses Outre-mer. Ces derniers devraient être à l’avant-garde du rayonnement républicain ; ils
sont relégués au rang de territoires de seconde zone — « ultra-périphériques », dit la novlangue européiste.
Certains voudraient leur assigner le rôle de perpétuels obligés, forcés d’aller chaque année, la corde au cou,
demander que tel ou tel dispositif spécifique soit prolongé par le bon plaisir des bureaucraties de l’Union
européenne ou de la Métropole. De cela, les citoyens des Outre-mer ne veulent plus.

L’abandon des populations d’outre-mer a conduit celles-ci à des révoltes sociales historiques sous la forme
de grèves générales et de mise en place de collectifs unitaires relayant les aspirations du grand nombre, en
particulier aux Antilles et à la Réunion. De grands mouvements sociaux contre la vie chère ont été menés
par le LKP en Guadeloupe, le Mouvman 5 Févriyé en Martinique et le COSPAR à La Réunion en 2009, les
émeutes qui ont secoué Mayotte en 2011, La Réunion en 2012, et Mayotte, encore, en 2016. Ils témoignent
du vent de révolte qui souffle sur cette France du grand large, encore attisée par les espoirs déçus et les
promesses non tenues qui ont émaillé les mandatures de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Les
Outre-mer sont le devenir de la France en tant que puissance ; pour l’heure, ils ne sont rien, et veulent être
quelque chose.

Les Outre-mer sont des membres à part entière de notre République, même s’ils aspirent également à faire
reconnaître leurs spécificités ultramarines. Nul séparatisme, nul repli dans cette affirmation ; de tous les
Français, les citoyens des cinq départements d’Outre-mer sont sans doute ceux que le questionnement
identitaire taraude le moins. En 1946, les « quatre vieilles » — la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et
La Réunion — ont choisi de sortir du statut colonial en accédant au rang de département français. Ce fut
une conquête majeure du camp progressiste emmené par Aimé Césaire, Léon de Lépervanche, Raymond
Vergès, Léopold Bissol et Gaston Monnerville. En 2011, ce fut au tour de Mayotte de compléter la liste.
Les terres d’Outre-mer sont diverses et plurielles et peuvent être là où s’invente le monde qui vient. Cette
richesse culturelle s’ajoute à la position exceptionnelle de ces territoires, situés dans tous les océans du
globe. « Les larmes de nos souverains ont le goût salé de la mer qu’ils ont ignorée ». Cette phrase de Richelieu porte toujours : le gouvernement de François Hollande méprise ce potentiel de notre pays. La mer est pourtant un nouvel horizon pour l’humanité. Elle est aussi un bien commun essentiel gravement menacé.
Et la France ? Son devoir est fixé par son rang. C’est une opportunité fantastique pour notre peuple dans le
siècle qui commence. La mer a le goût du futur pour les Français.

Voila quelques propositions :

- Étendre la laïcité dans les Outre-mer, en appliquant la loi de 1905 là où elle ne l’est pas
- Rompre immédiatement les négociations engagées en vue d’accords de libre échange (Accords de Partenariat Économiques).
- Privilégier les échanges commerciaux et non marchands avec les États voisins
- Étendre les liens consulaires avec les États voisins et en établir avec l’Afrique du sud, le Mozambique et la Tanzanie à La Réunion.
- Réaffirmer la souveraineté nationale sur les îles éparses et annuler les permis d’exploitation pétrolière accordés à des compagnies étrangères.
- Réaffirmer la légitimité des sur-salaires dans les fonctions publiques (sécurisation de l’index de correction) et les généraliser dans tous les secteurs où ils sont instaurés.
- Étendre la prime de vie chère aux bénéficiaires des minima sociaux et du minimum vieillesse.
- Titulariser les fonctionnaires territoriaux précaires.
- Protéger les productions locales à travers la mise en place d’un bouclier douanier (taxe kilométrique modulée en fonction de l’impact écologique, octroi de mer réformé et sécurisé qui préserve les productions locales).
- Limiter la défiscalisation aux objectifs sociaux et écologiques (logement social, ESS, etc.).
- Mettre en œuvre un plan d’aide pour l’insertion des jeunes, qui sont plus nombreux dans les Outre-mer.
- Développer un pôle de santé avec un déploiement physique de l’offre de soin, garantissant un accès aux soins égalitaire sur les territoires (du littoral à l’intérieur des terres).
- Créer des régies publiques de l’eau (garantir un accès à l’eau).
- Garantir la continuité territoriale (tarifs réglementés)et l’interconnexion régionale
- Supprimer les exemptions fiscales bénéficiant aux ultra-riches pour les investissements Outre-mer.
- Intensifier l’archéologie préventive et prospective (esclavage, marronnage, industries, etc.) pour accompagner l’effort de l’enseignement de l’histoire des territoires outremer et de leur environnement géographique.
- Numériser et mettre en accès libre les archives Outremer (photos, films, documents divers) et rapatrier dans les départements concernés les archives physiques stockées aux Archives d’Outremer.
- Préserver et valoriser le patrimoine grâce à une « charte architecturale créole » adaptée au paysage urbain et aux contraintes climatiques des territoires.
- Soutenir l’enseignement des langues et cultures d’Outre-mer pour ceux qui en font la demande et mettre en valeur la diversité des patrimoines culturels et linguistiques.
- Instaurer un Plan de création d’établissements à tous les niveaux (crèches, écoles, collèges, lycées).
- Démocratiser l’accès aux savoirs en prenant appui sur l’histoire, les langues (lutte conjointe contre la diglossie) et les cultures régionales.
- Établir un plan d’urgence contre l’illettrisme en s’appuyant sur la méthode cubaine « Yo si puedo » et la déscolarisation.
- A l’interface des pays du Sud, nos universités doivent être des outils de co-développement : augmentation des capacités d’accueil, ouverture sur l’environnement régional, etc.
- Permettre le rattrapage dans le domaine de la protection de l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse (prévention spécialisée dans les quartiers populaires).
- Contrôler les prix des biens de consommation et les pratiques des centrales d’achat.
- Nationaliser les installations et équipements des oligopoles pétroliers, dont la SRPP à La Réunion
- Créer des compagnies publiques ultramarines chargées de l’approvisionnement en hydrocarbures, mais aussi, à terme, de l’exploration pétrolière, des forages et du raffinage.
- Instaurer un contrôle effectif des prix des carburants et des hydrocarbures en lieu et place des mécanismes inopérants déjà existants.
- Contrôler le prix des billets d’avion et lancer un audit relatif à la situation oligopolistique du secteur aérien.
- Réformer le Parc national de La Réunion dans le sens d’une meilleure intégration de ses habitants et d’une exclusion ferme de toute forme de spéculation immobilière ou d’activité touristique non écologique dans le cœur de Parc.
- Stopper l’extension des grandes zones commerciales.
- À La Réunion, réaliser un audit sur la faisabilité réelle du chantier de la Nouvelle route du Littoral et assurer la
transparence sur le degré réel d’avancement des travaux. Si le chantier ne peut être interrompu, substituer l’État à la Région Réunion en tant que maître d’œuvre, et réaliser un projet entièrement sur viaduc, de dimension plus modeste.
- Mettre en œuvre un plan d’autonomie énergétique de chaque territoire à partir des énergies renouvelables
disponibles, terrestres (géothermie, solaire, éolien) et marines (éolien, utilisant les différences de températures, géothermie, etc.).
- Lancer un Plan 100% énergies renouvelables.
- Accorder la priorité à la réalisation de projets de transport ferroviaire dans les Outre-mer.
- Création d’au moins un lycée professionnel maritime et de formations supérieures pour en faire des territoires
pilotes de l’économie de la mer.
- Démanteler les monocultures par une politique d’incitation aux cultures vivrières.
- Relocaliser la production alimentaire et développer des alternatives vertueuses comme la permaculture.
- Nationaliser les sucreries et reconvertir certains sites industriels.
- Relancer la production de cacao, café, plantes médicinales, fruits et légumes locaux (ananas, mangue, goyave, fruit de la passion, igname...).
- Développer des produits d’excellence : rhums, ananas Victoria, Vanille bourbon, parfums, etc.
- Créer des AOC et réglementer les appellations (vanille Bourbon, etc).
- Développer des circuits de distributions publiques et/ou alternatifs, favoriser la production en coopérative.
- Instaurer des dispositifs de soutien aux agriculteurs en vue de favoriser les petites exploitations familiales
vivrières.
- Mettre en œuvre une politique en faveur de l’installation des jeunes cultivateurs ultramarins sur des exploitations viables et intégrées dans circuits courts et des coopératives.
- Arrêter tout projet touristique et hôtelier susceptible de mettre en péril les paysages, la biodiversité et l’écosystème.
- Sauver les trésors de biodiversité des outre-mer en renforçant les moyens d’études et de protection des espèces animales et végétales.
- Lutter contre la pêche illégale et les formes d’extraction minière ne respectant pas les normes environnementales.
- Réguler le « risque requin » à la Réunion par le recours à la pêche.
- Affronter l’urgence climatique en soutenant les habitants du Pacifique, de l’océan Indien et de l’océan Atlantique menacés par la montée des eaux et les peuples autochtones, amérindiens en forêt amazonienne.
- Œuvrer pour le renforcement du tri et l’installation d’un procédé de traitement écologique des déchets.
-Appui aux populations du Pacifique et de l’Océan indien menacées par la montée des eaux; défense des fonds marins contre la prédation pétrolière et la pêche industrielle.
- Faire des Outre-mer des pôles régionaux de co-développement : transfert de technologie auprès des pays voisins, aide logistique et scientifique, établissements de formation de haut niveau bénéficiant à la fois aux étudiants ultra-marins et à ceux des pays voisins
- Rejoindre les coopérations régionales : la CDAA pour La Réunion.
- Lutter de manière accrue contre les réseaux internationaux de prostitution et engager des poursuites systématiques contre le « tourisme sexuel » des ressortissants français dans les pays avoisinants.
- Régulariser les travailleurs sans papiers et lutter contre le recours aux travailleurs clandestins, notamment à
Mayotte.

Voilà une des grandes parties que prévoit le programme de la France insoumise pour les Outres mer et la Réunion : https://avenirencommun.fr/livret-outre-mer/

D'autres thèmes sont également à voir et à partager : https://lafranceinsoumise.fr/

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