Courrier des lecteurs

Une commune à La Rivière? Oui... mais à quelles conditions?

Dimanche 10 Décembre 2017 - 09:48

La décision administrative de ne pas créer une 25 è commune n'obère en rien l'avenir de La Rivière. C'est dans le cours normal des choses. Ce qu'une loi a fait, une autre peut le défaire.
Deux théories se sont toujours affrontées concernant les partages de territoires et de populations. L'une veut que la loi et l'histoire décident. L'autre tient du désir des populations de vivre ensemble.

Il convient donc de recommencer les démarches afin d'aboutir à cette commune à laquelle rêvent les habitants de La Rivière, sachant que les habitants de Saint-Louis-ville ne sont pas forcément contre. Il y a à cela une raison ou deux qui méritent que l'on s'y attarde.

D'abord, le fait indéniable que les habitants des deux entités ne se sentent nullement pareils. Précisons : il n'y a là aucune animosité particulière, encore moins de haine. Ils sont différents, c'est tout. Domoune La Riviiiiirrrr là, ça i chante quand i cause, vouiiiiiiii ! Les mentalités ne sont pas les mêmes. Les Saint-Louisiens sont gens de ville ; les Rivièrois des campagnards. Les deux sont honorables, cela va de soi... mais lé pas pareils, camarade.

La revendication sécessionniste date de fort longtemps. On en parlait déjà lorsque le canton saint-louisien de Cilaos devint une commune à part entière en 1962. Mieux : les habitants de La Rivière disaient déjà, lorsque le Tampon fut détaché de Saint-Pierre, en 1932 : 
« Akoz a zot oui et a nous non ? »

Mais le moment n'est sans doute pas arrivé, en raison essentiellement des lourdes charges financières de la commune actuelle, un malodorant panier de crabes et de morbacs où une mère carapate n'arrive plus à compter les siens ! Une commune saint-louisienne dont on se demande bien qui la dirige : Malet... ou Fontaine ? Et sur laquelle deux ex-maires incompétents et magouilleurs jettent toujours des regards concupiscents. « Con+cul+pissant = la m..., quoi ! »

Le découpage prévu me semble le bon : tous les hauts sont à La Rivière : Plaine-des-Makes, Tapage, Canots, Gol-les-Hauts, La Rivière elle-même, Ouaki, y compris la zone du Salon du Bois, qui est un des enjeux financiers majeurs de l'affaire.

Un peu moins de passion, un peu plus de raison, ne feraient pas mal.
Jules Bénard
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1.Posté par maroco le 10/12/2017 11:09

D'habitude j'aime bien lire votre prose, s'il n'y a rien à dire sur la forme, le fond est quand même un "ramassis de conneries". Ecrire qu'il y a une différence entre la population ST LOUIS et LA RIVIERE ? Partage de territoires et de populations écrivez vous ? Pourquoi pas une intifada pour forcer le pouvoir à faire cette 25ème commune ? (Quoique en réfléchissant bien dans mon quartier de la Rivière, les yabs n'aiment pas les cafres - vive le vivre ensemble). Moi je suis métro, j'en parle pas, rentre ton caze est mon lot de tous les jours.

Non soyons sérieux, cherchons à qui profite le crime : aux deux CH qui veulent chacun un bout (pour faire court). Les contribuables (ceux qui payent des impôts) Rivièrois et Saint Louisiens ne veulent pas de cette séparation. J'irai personnellement plus loin, je ne garderai que les communautés de communes, suppression de tous les autres élus , quel doux rêves, on en profite aussi pour supprimer le Sénat et 90% des gratteurs de c... de députés.

Et vive Johnny

2.Posté par JORI le 10/12/2017 11:56

"Un peu moins de passion, un peu plus de raison, ne feraient pas mal", en métropole, la raison est à la fusion des communes, serions nous plus cons que les autres??.

3.Posté par Nivet Alain le 10/12/2017 14:24

Jules, j'ai travaillé à la Rivière Saint-Louis; J'ai aimé. C'est une très jolie commune.Je m'y suis senti bien .Je rapproche ce qui se dessine avec la création de la commune de Cilaos alors rattachée à St-Louis.La situation à l'époque de la création de Cilaos,devenue commune à part entière, est différente.Depuis, le PCR étant en nette régression, Claude Hoareau, à l'époque de son majorat, maire agité du bocal de Saint-Louis, décidait de créer une nouvelle ville à son image et celle du Parti Communiste en perte de vitesse, afin de rééquilibrer les forces municipales locales.. En sus, il souhaitait placer son fils en premier magistrat......Mais voilà, la mauvaise gestion de la ville de Saint-louis et la main-mise potentielle de la famille Hoareau, même si Malet se démène, ne permettent pas la création de La Rivière Saint-Louis.. Juste retour à la logique;

A.N.

4.Posté par 51889 le 11/12/2017 08:18

Mon bon Jules, le rouge de la honte me monte me monte au front et il m'en coûte de te le dire: tu as commis deux erreurs da dates. Ce n'est pas en 1932, mais en 1925, après une procédure initiée en 1921 par le gouverneur Estèbe que le Tampon, section de Saint-Pierre, est devenu commune. Le premier maire, Edgard Avril, fut élu lors des élections municipales générales des 3 et 10 mai 1925...

Pour ce qui est du cirque de Cilaos, que tu connais si bien , il est devenu commune à part entière en 1965.

Puis-je me permettre de rajouter que la Petite-Ile, qui, comme le Tampon était partie intégrante de Saint-Pierre devint commune en 1935, par détachement d'avec Saint-Pierre et eu son premier maire en la personne du docteur Paul Arnaud...

Pour ce qui est de la Rivière, l'affaire suivra naturellement son...cours.

5.Posté par 51889 le 11/12/2017 08:30

@2

Non, nous ne sommes ni plus, i moins cons que les autres. Mais le contexte est différent: en France métropolitaine, on compte 36 700 communes dont 50% ont moins de 500 habitants. La logique est donc effectivement de fusionner, ce qui est prévu par la loi d'avril 1884, loi modifiée et amendée au fil du temps. La loi NOTRE (Nouvelle Organisation du Territoire de la République) de 2015 prévoit également la création de communes par fusion, regroupement, intégration etc et propose même des incitations financières.

A la Réunion, on ne compte QUE 24 communes, dont la plus petite (en termes de population) compte 5101 âmes (au 1er janvier 2017).

La création même de la commune, qui remonte à la révolution française, avait pour but d'instaurer une proximité. Les quatre grosses communes de l'île comme Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre et le Tampon, non seulement représentent 48,7% de la population globale de l'île, mais sont également extrêmement étendues géographiquement.

rappelons également qu'en France métropolitaine, ce sont les cantons qui regroupement les communes, alors qu'ici, on retrouvre plusieurs cantons dans une même commune !

Le découpage, mûrement réfléchi, et mené à terme après en avoir étudié la viabilité économique, financière et...humaine, peut contribuer à plus de démocratie, avec l'émergence de nouvelles têtes et contribuerait à diminuer le pouvoir de certains maire, devenus de véritables roitelets...

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