L'Edito de Pierrot

[Un remanie…lent

Jeudi 11 Octobre 2018 - 10:52



On n’en voit plus le bout.
 
Depuis une semaine, les journalistes, surtout ceux des chaines d’infos, rivalisent d’imagination pour tenir leurs téléspectateurs en haleine : « Le remaniement devrait intervenir aujourd’hui », le lendemain on retient le même discours, ou encore « untel ou unetelle est pressentie pour tel ministère », etc…
 
Gérard Collomb n’imaginait sans doute pas le bordel, passez-moi l’expression, qu’il allait déclencher en démissionnant du ministère de l’Intérieur.
 
Et Emmanuel Macron se serait bien passé de cette nouvelle cacophonie. Lui qui souhaitait repartir sur des bases saines après les épisodes du licenciement d’Alexandre Benalla et de la démission de Nicolas Hulot. Le voilà servi !
 
Que retenir de tout ça ? Une impression d’immense amateurisme, tout d’abord. Le président de la République ne contrôle plus rien du tout. Il est obligé de céder à la menace de démission du moindre de ses ministres, comme ce fut le cas avec Christophe Castaner, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, également délégué général de La République en Marche, qui a menacé de démissionner de son poste au gouvernement s’il n’obtenait pas celui de ministre de l’Intérieur. Vous imaginez l’effet que ça aurait eu s’il l’avait vraiment fait ? Maintenant, s’il est vraiment désigné place Beauvau, vous saurez au moins pourquoi…
 
Deuxième sentiment : Emmanuel Macron est un homme seul, qui porte son mouvement sur ses épaules. Totalement isolé. Il n’a pas de poids lourds politiques autour de lui, capables de le seconder. Or justement, il faut un homme d’expérience place Beauvau, quelqu’un avec de la bouteille. Et ça, apparemment, il n’y en a pas. Ou plus. Car il se dit aussi que le président de la République aurait essayé nombre de refus de la part de personnalités pressenties pour entrer au gouvernement. Pas fous… D’où le blocage actuel.
 
En face, ce n’est guère mieux. Aucun homme politique ne sort du lot. Jean-Luc Mélenchon aurait pu jouer le rôle de meneur de l’opposition. Mais ses coups de gueule gratuits et improductifs, son soutien au régime vénézuélien, et surtout son manque de courage devant Emmanuel Macron à Marseille, alors même qu’il venait courageusement de l’incendier quelques minutes auparavant en son absence, ont achevé de le discréditer
 
Marine Le Pen ne s’est toujours pas remise de son débat catastrophique de l’entre-deux tours des présidentielles face à Emmanuel Macron, Laurent Wauquiez a toutes les peines du monde à rassembler au sein de son propre parti. Quant à Olivier Faure, son problème est ailleurs. Peu de gens savent même qu’il existe.
 
Que risque-t-il dès lors de se passer ?
 
Si le peuple ne se reconnait plus dans les partis dits traditionnels, le risque est grand qu’il ne se tourne vers la rue. Un nouveau Mai 68 ne serait dès lors pas à exclure.
 
Ou alors, autre solution : l’émergence d’un inconnu comme au Brésil où Jaïr Bolsonaro est en passe de remporter la présidentielle, alors que personne ne l’avait vu arriver. Et alors qu’il défend des thèses indéfendables : adorateur de la dictature militaire, homophobe notoire, misogyne, raciste, j’en passe et des meilleures.
 
Ou alors de quelqu’un que personne ne prend au sérieux aujourd’hui et qui émergerait tout d’un coup. Nicolas Dupont-Aignan y rêve tous les matins en se rasant…
Pierrot Dupuy
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1.Posté par Traverser la rue le 11/10/2018 11:48 (depuis mobile)

Macron n'a qu à traversé la rue et il trouve des ministres.

Marre de Macron président des hyper riches.

2.Posté par La vérité vraie... le 11/10/2018 11:55

Depuis quand Bolsonaro est un inconnu de la vie politique brésilienne ? Ce gars change de parti autant qu'il change de chemise ! Il est élu depuis 30 ans.
J'avais dit que voter Macron c'était avoir le choix entre Le Pen et Mélenchon au deuxième tour 2022 ; je maintiens mes prévisions. Le fascisme financier ouvre toujours la voie au fascisme politique (qu'il soit brun ou rouge)...

3.Posté par GIRONDIN le 11/10/2018 12:01

1.Posté par Traverser la rue le
EXCELLENT



Et alors, c'est manu qui décide de tout ! Pas besoin de ministre

4.Posté par Oscar DUDULE le 11/10/2018 13:40

, Le Président de La République à déjà essuyer plusieurs refus pour un poste de ministre.

Si cela continu Thierry Rpbert a des chances d'être appelé. Je pense qui lui ne refusera pas.LOL

5.Posté par La gitane le 11/10/2018 14:36 (depuis mobile)

J'aurais plutôt écris : "un relent" ....maha


6.Posté par Des biles le 11/10/2018 17:03 (depuis mobile)

Mai 68...n'importe quoi..autant parier sur une.enquete du parquet sur le.couple robert à la la.Region..

7.Posté par J M H le 13/10/2018 08:58

la Belgique est restée plus d'un an sans gouvernement et sauf erreur de ma part ils ne s'en portent pas plus mal. une fois qui prend du temps comme ca c'est que finalement un ministre i serve pas a grand chose. d'ailleurs la pluspart des gros zoizeaux comme ca i serve pas rien puisque c'est les fonctionnaires administratifs qui machent le boulot.
et puis tant mieux sera un mois de salaire de ministre en moins verser pour les contribuables

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