Education

Un professeur lance un mouvement de protestation à l'Ecole d'ingénieurs

Mercredi 18 Septembre 2013 - 14:31

Un professeur lance un mouvement de protestation à l'Ecole d'ingénieurs
En parallèle des graves difficultés que subit l'Ecole Supérieure d'Art de La Réunion, des enseignants et étudiants de l’ESIROI (Ecole Supérieure d’Ingénieurs Réunion Océan Indien) souhaitent à leur tour mettre en lumière les dysfonctionnements au sein de l’école.

Laurent Dufossé, premier enseignant chercheur en poste à l’école d’ingénieurs interne de l’Université de La Réunion, a organisé ce matin une action de protestation à l’ESIROI qui a réuni une cinquantaine étudiants. Pour lui, cette manifestation, qui a pris la forme d'un cours magistral donné en exterieur, avait pour objectif de "faire bouger les choses" au vu des événements ayant eu cours depuis quelques années: les démissions se multiplient accompagnées d’une vague d'évictions menée par le directeur de l'établissement et le président de l'université.
 
"Victime de mes valeurs"
 
Dans son discours devant les étudiants Laurent Dufossé a rappelé l’importance de la notion de valeur. C’est avec une pancarte autour du cou portant l’inscription "victime de mes valeurs" qu'il est revenu sur sa "surprise d’avoir été évincé de l’école sur décision arbitraire du président qui n’a pas cette autorité". Le professeur a reçu le 23 août dernier un courrier du président, Mohamed Rochdi, lui stipulant qu’il n’est "plus affecté à l’ESIROI à compter de la présente année universitaire 2013/2014, c’est-à-dire à partir du lundi 2 septembre 2013".

Et il n’est pas le seul à être surpris : Aurélien, étudiant à l’ESIROI, a tenu à être présent ce matin afin de soutenir ce "très bon professeur écarté par l’université". L’enseignant demande aujourd’hui au président d’annuler sa décision et engagera prochainement des démarches en ce sens.
 
"Il y a beaucoup de violence, très cachée"

L’éthique était également au cœur du débat. Selon Laurent Dufossé, "le système ne doit pas être en porte-à-faux par rapport à nos idéaux". Pour lui et les étudiants, la dégradation des conditions de travail s’intensifie à l’ESIROI du fait de conflits internes entre des professeurs et la direction. Par cette action de protestation, ils souhaitent faire savoir que le cœur de l’école est aujourd’hui touché.

E.C
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1.Posté par RadioLondres le 18/09/2013 17:55

Un professeur solitaire qui va se faire lyncher ! En effet, il ne faut pas s'opposer au super-président sous peine de sévères poursuites pénales. L'arme juridique sera utilisée tôt au tard, non pas pour rétablir le Droit, mais pour faire taire définitivement toute opposition. Zinfos le sait bien !
Qui osera défendre le professeur quand le Comité Central (pardon le Conseil d'administration) décidera d'exercer des poursuites contre le professeur exclu de son école d'ingénieurs ?
Tout cela va polluer l'actuel débat de la centralisation du staff de l'ESIROI qui va s'installer au complet au Tampon.

2.Posté par david Vincent et les envahisseurs le 18/09/2013 18:04

Voilà ce qui arrive lorsqu'on ne se prosterne pas devant le candidat au poste de 1er sultan de la Réunion et qu'on refuse d'entrer dans sa basse-cour !

3.Posté par Zbob le 18/09/2013 18:50

l'Esiroi, l'école supérieure d'arts , tout ça part en couilles...
Pourquoi?
Trop de copinages?
trop d'incompétences?
Trop de politique douteuse ?
Trop de politiciens qui voudraient s'impliquer?
Qui veut la peau de qui?
Qui dirige vraiment ces "machins" come aurait dit De Gaulle?
En tout cas , vu de l'extérieur, nos ressemblons de plus en plus à une république bananière peuplée de généraux "Alcazar" ou d'Iznogoud aux petits pieds!
La déchéance!

4.Posté par la Construction du Grand Califat de France le 18/09/2013 21:25

Qu'est-ce qu'on attend pour renvoyer Rat'chdi au bled ?

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