Santé

Un nouveau programme de prévention pour les pré-diabétiques

Mercredi 30 Mai 2018 - 14:12

Le Ministère de la Santé, accompagné notamment de l'Assurance Maladie, a décidé de mettre en place un nouveau programme de prévention. Il se destine aux personnes pré-diabétiques afin de retarder l'arrivée du diabète, voire même de l'empêcher.


"Le diabète n'est pas une fatalité", précise Christophe Madika, Directeur Général de la CGSS. C'est en effet ce que souhaite démontrer chacun des partenaires à travers le programme "Dites non au diabète". Ils veulent que la société cesse de considérer les personnes pré-diabétiques comme des personnes malades à vie. 

Avec plus de 60 000 personnes diabétiques, La Réunion est le département où le diabète est le plus élevé. Elle rejoint donc, avec la Seine-Saint-Denis et le Bas-Rhin, le programme expérimental de prévention "Dites non au diabète". "C'est en réalité un programme de recherches, novateur et très bienveillant", précise Céline Freyssin, attachée de direction à l'ARS OI. 

Ce programme est destiné aux personnes qui ne sont pas encore diagnostiquées comme étant diabétiques. Leur glycémie à jeun doit donc être comprise entre 1,10 et 1,26g/L. Elles devront également avoir un IMC supérieur ou égal à 25, autrement dit avoir un surpoids. Comme le diabète est très présent à La Réunion, il est possible de rejoindre le programme dès l'âge de 35 ans, contre 45 ans normalement au niveau national. 

Un programme à 100% remboursé par la Sécurité Sociale

Dans un premier temps, c'est le médecin traitant qui inscrira ses patients en ligne. Chaque inscription sera ensuite validée par la CGSS et proposera ainsi un suivi individuel à chacun. La CGSS attend près de 3 000 personnes volontaires pour participer à ce programme. D'autant que ce programme est à 100% remboursé par la Sécurité Sociale. Les patients pourront participer à des séances afin de revoir leurs habitudes aussi bien alimentaires que sportives. Ils auront également un accompagnement psycho-social au cours de ces deux années de suivi. 

Le but est donc de retarder l'arrivée du diabète, mais aussi de reculer l'âge moyen des personnes diabétiques, de réduire voire supprimer les complications liées à la maladie, ainsi que de palier les inégalités actuellement présentes dans la société. A terme, s'il porte ses fruits, ce programme devrait se généraliser sur l'ensemble du territoire national. 
Charline Bakowski
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1.Posté par Juliette CARANTA-PAVARD le 30/05/2018 14:56

*Est-ce que la cuisine réunionnaise,

*Mise "en-l'air" à tout bout de champ,

*Bien arrosée de Coca-cola ( Publicité actuelle sur Freedom...)

*Aurait quelque chose à voir avec le diabète ?

2.Posté par Roméo le 31/05/2018 10:06

A Juliette post 1
Pourquoi s'attaquer à LA cuisine réunionnaise quand il s'agit de nos comportements individuels ??

3.Posté par DENIS Nicolas le 08/06/2018 16:40

Je suis pré-diabétique et mon médecin traitant va donc m'inscrire à un programme de prévention confié à l'assurance-mutelle "La Mutualité", car ils étaient les mieux disant, les malins ! Il sera récompensé de 10€, formidable !
Mon médecin va donc confier mon indice de corpulence et ma glycémie à jeun à une société qui, certes aujourd'hui n'a pas le droit de proposer des cotisations variables selon mes pathologies ( contrairement à l'assureur de ma voiture ou de mon prêt immobilier) mais seulement selon mon âge... Mais chacun comprend que c'est ce qui va arriver, non pas une médecine basée sur la solidarité nationale (Sécurité sociale) mais sur le risque assurantiel ( géré par une mutuelle avec des dividendes à distribuer).
Combien de temps cette barrière tiendra-t-elle, quelle garanties ai-je que la Mutualité ne s'en servira pas ou ne cèdera pas un jour, ces données hautement sensibles et personnelles à d'autres (comme Facebook vient d'être reconnu coupable de l'avoir fait via Cambridge Analytica) ?

Ensuite j'irai voir mon médecin traitant et lui demanderai : Pourquoi n'avez-vous pas été le gardien du secret médical ? Pourquoi avez-vous étalé dans le big-data mes données personnelles?
Si il y a des patients qui veulent répandre leurs données les plus intimes pour avoir droit à deux ans de gymnastique gratuite, ils sont libres de le faire. Cependant, je ne suis pas certain que l'enjeu soit perçu à sa hauteur.
En tout cas, je ne serai pas ce médecin là.

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